Face à la précarité et au mépris, généraliser la grève et les blocages

mercredi 5 décembre 2018
par  Sud éducation Paris
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Depuis le samedi 1er décembre, le mouvement des gilets jaunes a passé un cap et commence à faire sérieusement peur au gouvernement.

Ce mouvement dénonce la précarité et revendique aussi plus de justice sociale avec la remise en place de l’ISF, la hausse des plus bas salaires et des minima sociaux. Il pointe du doigt l’arrogance du gouvernement qui, depuis des mois, poursuit les destructions sociales déjà amorcées par les gouvernements précédents en accélérant le rythme des attaques et en méprisant ouvertement les salarié-es.

Généraliser la grève et les blocages
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Dans l’éducation nationale, nous avons nous aussi à subir des décisions et des réformes qui accentuent la précarité : suppressions de postes, rétablissement du jour de carence, gel du point d’indice, baisse drastique du nombre de postes au concours, multiplication des contrats précaires,…

Dans l’éducation nationale, nous avons nous aussi à subir des décisions et des réformes qui illustrent le mépris du gouvernement pour les travailleurs et travailleuses que nous sommes : renforcement de la hiérarchie et d’une gestion managériale des personnels, mise en place d’évaluations sans aucune concertation, réformes des lycées généraux, technologiques et professionnels,…

Dans nos établissements, nous voyons aussi chaque jour un peu plus les conditions de vie des élèves et de leurs familles se dégrader. À Paris, 22 % des enfants vivent sous le seuil de précarité.

Cette politique antisociale dans l’éducation nationale, c’est aussi la mise en place de la sélection à l’université avec Parcoursup ; c’est aussi l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant-es étranger-es ; c’est aussi la réforme annoncée de l’éducation prioritaire qui vise à exclure de nombreux établissements du dispositif.

Contre l’université du tri social, la mobilisation commence à prendre de l’ampleur : lundi 3 décembre à Censier (Université Paris 3) puis mardi 4 décembre à Tolbiac (Université Paris 1) des assemblées générales ont voté la grève et le blocage de ces sites.

Dans le même temps, depuis jeudi, partout en France, des centaines de lycées sont bloqués contre les réformes du lycée et en soutien au mouvement des gilets jaunes.
Sud éducation Paris apporte son soutien à ces blocages et est solidaire des étudiant.es et lycéen.nes en lutte. Nous ne devons pas les laisser seul-es et nous devons, à leurs côtés, faire entendre nos revendications.

Le gouvernement a commencé à reculer sur les augmentations de taxes mais on ne peut pas se satisfaire de cet effet d’annonce : cela fait trop longtemps que nous subissons, il est temps, maintenant, de repartir à l’offensive après des années de défaite. Nos droits sociaux ont été conquis dans des moments de très forte mobilisation, ils ne sont jamais sortis de nulle part.

Nous appelons donc dès aujourd’hui l’ensemble des personnels de l’éducation nationale à entrer dans l’action aux côtés des lycéen-es et des étudiant-es et à construire un mouvement de grève générale reconductible. 50 ans après Mai 68, le camp des travailleurs et des travailleuses doit reprendre le chemin des conquêtes sociales.


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