Compte rendu du CDEN du 31 janvier 2019

vendredi 1er février 2019
par  Sud éducation Paris
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CR CDEN 31012019

Dotation horaire académique

À l’ordre du jour du CDEN du 31 janvier figurait la préparation de la rentrée scolaire 2019 pour les collèges (étude de la dotation horaire globale). Sans surprise, cette dotation est en baisse (perte de 550 heures en collèges) et cela va traduire par des suppressions de postes dans de nombreux collèges (environ moins 110 ETP).

Comme annoncé lors du CTA du 15 janvier dernier, le rectorat a signalé qu’il avait conservé les marges académiques des collèges en CAPPE, REP et REP+.

Les représentant.e.s des conseillers au Conseil de Paris se sont abstenu.e.s, l’ensemble des représentant.e.s des personnels et ceux.celles des parents d’élèves ont voté contre ce projet.

Sectorisation des collègues

La DASCO a présenté son projet de modification de sectorisation pour les 6e, 10e, 12e et 20e arrondissements dont le but est que les écoles n’alimentent plus que 2 collèges maximum. Par ailleurs, M. Bloche, l’adjoint à la maire de Paris en charge des affaires scolaires, a annoncé qu’il n’y aurait pas de création de Secteur Multi-Collèges pour la rentrée 2019 et pour la rentrée 2020 pour cause d’élection municipale au printemps 2020.

Les représentant.e.s des conseillers au Conseil de Paris, l’UNSA, le SGEN et la moitié des élu.e.s FCPE ont voté pour ces modifications, SUD, la FSU, FO, l’autre moitié de la FCPE et la PEEP ont voté contre.

declaration liminaire CDEN 31012019

La rentrée 2019 dans les collèges : rien de nouveau, tout s’aggrave !

En cette année de suppression de postes, la DHG parisienne diminue encore, dans la droite ligne des années précédentes, conséquence directe de la réforme du collège imposée au mépris des personnels au printemps 2016 et encore aggravée à l’arrivée du ministre Blanquer, à travers l’arrêté du 16 juin 2017. 

La rentrée 2019 s’annonce catastrophique.

Entre 2007 et 2012, le schéma des suppressions de postes était bien rodé : on transformait des heures postes en heures supplémentaires, en poussant les collègues à les accepter. Puis on supprimait les heures supplémentaires par petit morceau pour réduire encore les budgets de l’éducation nationale, en supprimant tel projet, tel dédoublement, etc.

Le gouvernement actuel a repris totalement à son compte cette politique en allant encore plus loin : pour la rentrée 2019, 2085 postes sont transformés en HSA. Et pour les absorber, le gouvernement a recours à un expédient que même le gouvernement Sarkozy n’avait pas mis en place : l’obligation d’accepter une deuxième heure supplémentaire.

Le ministre Blanquer a annoncé aux organisations syndicales lors du comité technique ministériel qui s’est tenu hier qu’il soumettrait un projet de modification des statuts des personnels enseignants du second degré afin de pouvoir imposer cette deuxième heure supplémentaire aux enseignant-e-s et ce conte l’avis des organisations syndicales siégeant au CTMEN.

Sud éducation rappelle que même si les HSA sont désormais défiscalisées et désocialisées, ce n’est pas une augmentation du salaire, c’est la baisse des ressources pour notre assurance-santé et notre retraite.

Cela n’améliorera en rien les conditions d’apprentissage des élèves et dégradera durablement les conditions de travail de nos collègues.

Pour un collège égalitaire et émancipateur, SUD éducation revendique :

- Des effectifs réduits pour toutes et tous. Nous revendiquons une baisse des effectifs par classe pour atteindre 20 élèves maximum en collège ordinaire, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA, les élèves en intégration et inclusion devant être comptabilisé-e-s dans les effectifs des classes.

- Un collège réellement unique avec un enseignement polytechnique qui garantisse à tou-te-s les élèves l’exploration de tous les types de savoirs, qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques, reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.

- La réduction du temps de travail pour les enseignant-e-s par la déduction de 3 heures des obligations de services pour qu’elles soient consacrées à la concertation, dans le cadre d’une baisse du temps de travail à 14h de classe par semaine + 3h de concertation.

- L’autonomie des équipes et non des chef-fe-s d’établissement pour un collège autogéré.

- La nationalisation sans indemnisation des établissements privés.

Pour toutes ces raisons, Sud éducation appelle donc les collègues à être massivement en grève le 5 février prochain.


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