AESH : face aux attaques, amplifions la mobilisation !

vendredi 8 février 2019
par  Sud éducation Paris
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Des dizaines de rassemblements ont eu lieu dans toute la France ce mercredi 6 février pour revendiquer un statut et de meilleures conditions de travail pour les accompagnant-es des élèves en situation de handicap et le ministère a reçu les organisations syndicales.

Le ministère n’a apporté aucune réponse lors de l’audience aux revendications exprimées par les organisations syndicales.

Communiqué SUD éducation suite au 6 février

Alors que le gouvernement martèle que la scolarisation des élèves en situation de handicap est une priorité, SUD éducation s’étonne du peu de moyens qui sont mis en œuvre. C’est avec inquiétude que nous attendons les annonces du gouvernement prévues le 11 février suite à la concertation qu’il a lancée. Si une maigre avancée est à prévoir avec l’annonce de l’instauration de contrats de trois ans pour remplacer les contrats à l’année des personnels AESH, le gouvernement souhaite imposer le multi-employeur aux AESH, ce qui constituerait une dégradation des conditions de travail et une méconnaissance de leurs compétences.

En effet, les AESH subissent des bas-salaires aggravés par des temps incomplets imposés. Aujourd’hui un-e AESH qui travaille pendant 20h par semaine avec des élèves en situation de handicap gagne à peine 600 euros et les temps d’autoformation et de coordination avec les autres membres de l’équipe éducative ne sont pas rémunérés. Ces moments doivent être compris dans le temps de travail des AESH qui doivent voir leur salaire augmenter. Au contraire, en imposant aux AESH d’être employé-e-s à la fois par l’Éducation nationale pour le temps scolaire et par les Collectivités Territoriales pour le temps périscolaire, l’État refuse de reconnaître les missions pédagogiques et le travail fourni par les AESH.

SUD éducation revendique la titularisation de tou-te-s les AESH : l’accompagnement des élèves en situation de handicap constitue un métier qui doit être encadré par un statut de titulaire impliquant une véritable formation, des droits quant aux affectations, des recrutements à temps complet, l’accès aux mêmes primes et indemnités que les autres personnels comme la prime acquise au titre de l’éducation prioritaire à laquelle n’ont aujourd’hui pas droit les AESH.

SUD éducation appelle tou-te-s les AESH et plus largement tou-te-s les personnels de l’éducation nationale à se mobiliser pour refuser la précarité croissante dans l’Éducation nationale qui compte à présent 25 % de personnels contractuels ! Gagnons la titularisation de tou-te-s les AESH !


COMPTE-RENDU DE L’AUDIENCE DU 6 FÉVRIER 2019 au ministère de l’Éducation Nationale

Six syndicats ont participé à l’audience : Sud Éducation, CGT, FO, UNSA, SNUipp-FSU, CFDT.
Il y avait un-e représentant-e par syndicat.

Nous avons été reçu-es par deux membres de la DGESCO (Direction Générale de l’Enseignement Scolaire).

L’ensemble des revendications de l’intersyndicale ont été abordés. Le but : sortir de la précarité. Pour cela, nous avons demandé :

⮊ Avant tout : un véritable statut pour le métier d’AESH, par la création d’un nouveau corps de fonctionnaires dans la fonction publique
⮊ Une augmentation du salaire du AESH
⮊ La fin des temps incomplets imposés : reconnaître enfin les heures de travail invisibles effectuées par les AESH en-dehors des cours (échanges avec les professeurs, photocopies, auto-formation...)
⮊ Une véritable formation, initiale et continue
⮊ L’attribution de la prime REP et REP+ au AED et AESH travaillant en zone d’éducation prioritaire
⮊ Une meilleure gestion des arrêts maladie : il a été évoqué le cas des ces AESH à qui le rectorat ou le Trésor Public demande de rembourser des trop-perçus, dont ils ne sont aucunement responsables, parfois sur des mois et même après qu’ils aient quitté leur travail
⮊ Une véritable politique de dé-précarisation du métier qui permettrait de combler les besoins d’accompagnement des élèves en situation de handicap : dénonciation du principe de mutualisation qui consiste à attribuer le maximum d’élèves par AESH au détriment de l’accompagnement individuel

L’ensemble de ce que nous avons dis va être transmis au directeur de cabinet de la DGESCO, qui va ensuite transmettre au ministre de l’Éducation nationale.
Les deux membres de la DGESCO qui nous ont reçus ne se sont pas positionnés par rapport à ce que nous dénonçons. Ils se sont contentés de prendre des notes.

Nous avons demandé à avoir une réponse de la part du ministre. Nous avons aussi demandé à être présents pour les annonces du 11 février.


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