Grève des examens : suivi de la mobilisation

jeudi 4 juillet 2019
par  Sud éducation Paris
popularité : 9%

Une nouvelle Assemblée Générale aura lieu lundi 8 juillet à 17h à la Bourse du travail (3 rue du Château d’eau 75010 Paris).

kit juridique AG IDF remise de copies, refus de se placer dans l’illégalité, nouveaux jurys, oraux

COMMUNIQUÉ

Au lieu de reporter les résultats du bac de 24h et d’ouvrir la porte aux négociations sur les réformes que nous rejetons, Blanquer a désorganisé le bac, rompu l’égalité entre les candidat.e.s et entaché la confiance que les élèves devraient avoir dans la probité de leurs résultats. Cette désorganisation dont les élèves et les parents ont fait l’expérience cette année deviendra la norme tous les ans si les réformes du bac et des lycées sont mises en œuvre.

L’équipe d’animation de l’AG éducation Île-de-France appelle tou.te.s les candidat.e.s à demander à voir collectivement l’ensemble de leurs copies auprès de leur centre d’examen demain 08/07 à 10h. Nous invitons les enseignant.e.s à accompagner les élèves dans cette démarche.

Nous invitons les parents à se rapprocher des fédérations de parents d’élèves pour contester ces irrégularités et s’assurer qu’aucun.e candidat.e n’a été lésé.e par ces procédures irrégulières.

MOTION POUR LES JURYS

"Nous , professeurs, membres du jury XXX , dénonçons et refusons une nouvelle fois les conditions dans lesquelles se tiennent les délibérations de la session 2019 du Baccalauréat. Nous dénonçons la rupture d’égalité introduite par la prise en compte du livret scolaire dans les résultats de l’examen et les notes fabriquées sur ordre.
En aucun cas, nous ne pourrions être tenus pour responsables de l’invalidation juridique des résultats des élèves du jury XXX. La responsabilité en incombe au Ministre et à lui seul qui a mis en place ce protocole de délibération au mépris du droit et de la souveraineté des jurys."



SUD éducation dénonce les propos indignes d’Emmanuel Macron et appelle les jurys à résister aux pratiques et aux pressions illégales.

Communiqué de SUD éducation
Lundi 8 juillet 2019

Communiqué de la fédération SUD éducation 8 juillet 2019

Les épreuves du second groupe du baccalauréat se tiennent aujourd’hui lundi 8 juillet et demain mardi 9 juillet dans des conditions déplorables.Retour ligne automatique
Des irrégularités massives ont été constatées par les personnels présents dans les jurys :

• des consignes données par le ministre lors d’une interview sur une chaîne de télévision ;Retour ligne automatique
• des notes falsifiées et inventées quand la copie du candidat ou de la candidate était retenue par un personnel gréviste ;Retour ligne automatique
• des chef-fe-s de centre qui s’ingèrent dans les délibérations des jurys et multiplient les pressions et tentatives d’intimidation.

SUD éducation rappelle que le Code de l’Éducation est clair : les jurys sont souverains (le ministre Blanquer a même osé le rappeler après avoir donné des consignes illégales), et n’ont pas à se plier aux consignes illégales et farfelues que tentent d’imposer les chef-fe-s de centre dans de nombreux centres d’examens.Retour ligne automatique
Toutes ces irrégularités engagent la responsabilité directe de l’administration et du ministre à l’égard des candidat-e-s au baccalauréat. Les recours sont amenés à se multiplier : cela relèvera de l’entière responsabilité du ministre et en aucun cas des personnels.

SUD éducation invite en conséquence les jurys :

• à refuser de se prononcer quand un-e candidate n’a pas toutes les notes correspondant aux épreuves passées par le ou la candidat-e.Retour ligne automatique
• à signaler par écrit sur procès verbal toute irrégularité constatée : pressions de chef-fe-s de centre, résultats truqués…Retour ligne automatique
• à adopter des motions dénonçant clairement les manœuvres politiciennes de l’administration.Retour ligne automatique
• à informer SUD éducation de toutes irrégularitésRetour ligne automatique
• à accompagner les candidat-e-s qui le souhaitent à consulter leurs copies Louise.

À l’heure où Emmanuel Macron a l’indignité d’assimiler les enseignant-e-s en grève pour défendre le service public d’éducation, à des preneur/euse-s d’otage, SUD éducation rappelle que la grève est un droit garanti pour les fonctionnaires par la Constitution. SUD dénonce l’instrumentalisation de la grève des examens par le ministre et le président qui utilisent des éléments de langage inappropriés et dangereux.

Cet épisode rend manifeste le caractère autoritaire et arbitraire des réformes du lycée, du baccalauréat et de la voie professionnelle vers toujours plus de tri social. Plus que jamais, SUD éducation dénonce ces réformes libérales et réactionnaires que le ministre et le président de la République tentent d’imposer par la force.


L’Assemblée Générale des correcteurs et correctrices a réunie hier, vendredi 5 juillet, 250 personnes. Il a été décidé de remettre les copies lundi 8 juillet au matin.

L’AG appelle à une organisation collective de la remise des copies. Les collègues d’un même jury ou centre d’examens sont invité-es à se fixer un rendez-vous et à s’organiser localement. Un point de ralliement dans un centre d’examens emblématique de cette session du Bac va être mis en place pour les collègues en grève pour une remise visible des copies. Un point presse y sera appelé.

Le communiqué suivant a été voté :

« Nous condamnons les irrégularités survenues le 4 juillet. Elles sont le reflet de la politique du gouvernement, qui cherche à pénaliser les élèves et à casser la grève légitime et légale de leurs professeurs.
Nous rappelons notre attachement à l’égalité face à l’École et au diplôme du Bac, détruite par les réformes de Blanquer et ses pratiques actuelles.
Nous exigeons qu’aucun candidat ne soit lésé, quel qu’il soit et quel que le centre du jury. C’est au ministre M. Blanquer de restaurer l’égalité de traitement entre tous les candidats. »

Une caisse de grève nationale est ouvert, elle est disponible ici : https://www.lepotcommun.fr/pot/tdnghgr1

Un travail de recensement des incidents et irrégularités lors des jurys de délibération est en cours. Plusieurs actions sont envisagées.

Une nouvelle Assemblée Générale aura lieu lundi 8 juillet à 17h à la Bourse du travail (3 rue du Château d’eau 75010 Paris).


L’AG de ce jeudi 4 juillet a réunie 620 personnes représentant 204 établissements !
La grève a été reconduite pour demain (443 pour dont 239 correcteurs et correctrices).

AGENDA

Vendredi 5 juillet :
Conférence de presse à 10h Bourse du travail 3 rue du Château d’eau 75010
Action place de la République à 13h
Assemblée générale à 14h Bourse du travail !annexe Varlin, 85 rue Charlot 75003 !


Le bac sauce Blanquer : SUD éducation dénonce le chaos ministériel
Communiqué de SUD éducation
vendredi 5 juillet 2019

Aujourd’hui, le ministère annonce que tous les résultats du bac ont été publiés. Pourtant, hier, de nombreux jurys n’ont pas pu délibérer en raison du mouvement de rétention de notes d’enseignant-e-s grévistes.

Contrairement aux déclarations de Blanquer ce ne sont pas les enseignant-e-s grévistes qui sont dans l’illégalité, mais bien l’administration.

En effet, de nombreuses et nombreux membres de jury ont refusé d’appliquer les consignes illégales du ministre : saisir les notes de contrôle continu en l’absence des notes d’examen, voire les inventer. Ce sont donc les chef-fe-s des centres d’examens qui ont abusivement saisi ces notes contre les décisions/avis des jurys.

Ce procédé inique rompt l’égalité entre les candidat-e-s et les place dans une situation intenable.

La fédération SUD éducation n’a eu de cesse de dénoncer les réformes du bac et du lycée qui créent des bacs locaux et inégalitaires.

Cet épisode illustre, s’il le fallait encore, le peu de considération que le ministre Blanquer accorde à un diplôme national et à l’anonymat des épreuves.

La fédération SUD éducation soutient les personnels engagés dans les actions de grève et de lutte décidées en Assemblée générale pour la défense du service public, gratuit, laïque et émancipateur.


SUD éducation rappelle avec force, au lendemain du vote du projet de loi Blanquer au Sénat, son opposition à ce projet ainsi qu’à toutes les réformes libérales et réactionnaires empilées par le ministre depuis deux ans.

https://www.sudeducation.org/Le-bac-sauce-Blanquer-SUD-education-denonce-le-chaos-ministeriel.html


Conférence de presse des enseignant-es grévistes
Fausse note au ministère, la com’ du ministre prend l’eau
10h à la Bourse du Travail de Paris (3, rue du château d’eau)

Conférence de presse des personnels grévistes 5 juillet 2019

Dans son attitude jusqu’au-boutiste le ministre s’est enfermé dans une stratégie de communication qui l’a amené à rompre le pacte de confiance qui lie l’éducation nationale à la population.

Les règles élémentaires de délibération des jurys du bac, régies par le code de l’éducation, ont été bafouées sur instruction du ministre. En effet, les conditions d’attribution du baccalauréat, lorsque les jurys ont pu se tenir, n’ont pas été équitables. Heureusement, dans de nombreux jurys, les enseignants, soucieux du service public, ont refusé d’appliquer des directives illégales uniquement destinées à permettre au ministre de sauver la face. Certains élèves seront avantagés, d’autres pénalisés. Des présidents de jury, des secrétariats d’examens, des chefs d’établissement, à la demande du ministre (une demande non signée et intitulée « protocole de publication des résultats ») ont fabriqué de toutes pièces de faux relevés de notes : des notes ont été ajoutées pour remplacer les notes manquantes, parfois par les seuls présidents de jury, soit sur la base du contrôle continu, soit sur la base des notes obtenues dans les autres disciplines de façon à publier coûte que coûte les résultats du bac le 5 juillet. Cette attitude irresponsable constitue un véritable putsch administratif.

Après un nouveau refus d’audience au ministère, les enseignants se sont réunis en Assemblée Générale à plus de 600 collègues (chiffre inégalé cette année). Ils ont voté la reconduction de la grève à 85 % pour vendredi 5 juillet, date véritable obsession du ministre. Ils ont également décidé majoritairement de ne pas rendre leurs copies ce jour-là. Dans ces conditions les résultats annoncés n’auront aucun sens et constitueront une mascarade sans précédent.


Compte rendu de l’AG éducation IDF du jeudi 4 juillet

- Nombre de collègues présents : 630 collègues au plus fort de l’AG (mardi 2 juillet : 420)

- Nombre d’établissements : 206 établissements dont 179 lycées et 27 collèges (mardi 2 juillet : 186)

- Nombre de correcteurs et correctrices : 474 correcteurs et correctrices (mardi 2 juillet : 350)

- Nombre de grévistes aujourd’hui : 349 grévistes, dont 293 en grève depuis mardi et qui n’ont donc toujours pas rendu leurs copies (mardi 2 juillet : 250), et 56 qui ont rejoint la grève aujourd’hui et ont rejoint les collègues en AG

- Les chiffres internes du ministère ont été rappelés : mardi 2 juillet à 15h, c’étaient 27 % des relevés de notes qui étaient incomplets au niveau national !

VOTES DE L’AG INTERDISCIPLINAIRE DES CORRECTEURS ET CORRECTRICES D’ÎLE-DE-FRANCE :

Comme aux précédentes AG interdisciplinaire des correcteurs et correctrices d’Île-de-France, nous avons voté d’abord sur le principe avec touTEs les présentEs, puis uniquement parmi les correcteurs et correctrices toujours en grève. Cela explique la formulation des votes (« l’AG Éducation IDF » d’abord, et « l’AG des correcteurs » ensuite).

- Vote 1 : « L’AG Éducation Île-de-France se prononce pour le principe de reconduction de la grève le vendredi 5 juillet, et se réunira en AG à 14h pour décider des suites. »

443 pour (85 %), 2 contre, 46 abstentions, 25 NPPV
(516 présentEs au moment du vote)

- Vote 2 : « L’AG interdisciplinaires des correcteurs et correctrices d’Île-de-France appelle à reconduire la grève le 5 juillet, et se réunira en AG à 14h pour décider des suites. »

239 correcteurs et correctrices toujours en grève pour la reconduction demain (85 %), 1 contre, 37 abstentions, 4 NPPV
(281 correcteurs et correctrices toujours en grève au moment du vote)

Vote en contradictoire :
- Retour des copies après le vendredi (et rediscussion en AG demain) : 157
- Retour des copies le vendredi (heure à déterminer dans un éventuel deuxième vote) : 108
- Abstentions : 18
- NPPV : 8

L’AG interdisciplinaire des correcteurs et correctrices d’Île-de-France appelle donc à ne pas rendre les copies demain, mais plus tard : la décision sera prise en AG demain.

PROGRAMME DU VENDREDI 5 JUILLET EN ÎLE-DE-FRANCE

À 10h dans les centres d’examen avec nos élèves :
Assister comme chaque année aux résultats de nos élèves, et les informer sur la situation, notamment en distribuant des tracts à l’entrée. (Des modèles de tracts circulent et circuleront sur les mailing-lists.)

À la même heure (10h) à la Bourse du Travail centrale de Paris :
Conférence de presse des grévistes
avec des lycéens (UNL...) et des parents d’élèves
(3 rue du Château d’Eau, Paris 10e, métro République)

« Ce matin, dans un nombre considérable de jurys, a eu lieu un véritable putsch administratif. » (Vote d’AG)

Les résultats du Bac que compte publier Blanquer ne prendraient pas en compte toutes les notes des élèves, tout simplement parce qu’il n’a pas toutes les copies et les notes. Une action visible et médiatique est donc prévue pour mettre en lumière cette mascarade.
Pour celles et ceux qui ne pourraient pas se rendre dans les établissements de leurs élèves, vous pouvez participer en apportant des paquets de copies - vraies ou factices, en ayant conscience des risques pour les vraies copies.

À 13h à la Place de la République :
Rassemblement / action avec nos « copies ».

À 14h en salle Hénaff à l’annexe de la Bourse du Travail de Paris
(changement d’adresse : 29 boulevard du Temple, toujours métro République)
Nouvelle AG interdisciplinaire des correcteurs et correctrices d’Île-de-France

Cette AG est ouverte à tous les collègues, qu’ils soient en grève depuis le 2 juillet, en grève de jury du Bac, en grève de correction du Brevet, examinateurs et correcteurs des Épreuves Anticipées de Français... Quelles que soient nos décisions, restons toutes et tous en AG demain pour décider collectivement des suites et de leurs modalités.

C’est ce caractère collectif de notre mouvement qui a fait notre force depuis le départ, et comme le rappellent l’ensemble des organisations syndicales, c’est ce qui nous protégera au mieux des menaces et des coups de pression du ministère.


SUD éducation apporte son soutien aux jurys solidaires des grévistes : le ministère incapable de publier les résultats du baccalauréat.
Communiqué de SUD éducation jeudi 4 juillet 2019

Tract de Sud education
Communiqué Fédération SUD éducation 4 juillet 2019

Hier soir à la télévision, le ministre Blanquer a adopté un ton martial pour menacer les personnels engagés dans la grève des corrections du brevet et les rétentions de notes du baccalauréat. Il tente par tous les moyens de minimiser l’impact de la grève, et se trouve confronté à son efficacité.

Fidèle à son habitude, le ministre continue de croire que des déclarations à la presse vaudraient une instruction officielle. C’est ainsi que les consignes qu’il donne ont été relayées parfois oralement par des chef-fe-s de centre, parfois sur des feuilles sans en-tête ni signature sans aucun caractère officiel.

Les personnels convoqués dans les jurys sont
– soit en grève ;
– soit siègent mais adoptent des motions indiquant qu’il leur est impossible de délibérer au vu des manques de notes pour les candidates et les candidats ;
– soit acceptent de délibérer uniquement pour les candidat-e-s qui auraient toutes leurs notes.

Les motions en ce sens adoptées par les jurys se multiplient.
Les personnels sont solidaires des grévistes qui retiennent les copies, et en tant que membres d’un jury souverain aux termes du code de l’éducation leur refus de se conformer au caprice d’un ministre est légitime et légal.

Les dysfonctionnements se multiplient : certains rectorats procèdent à une saisie de notes fantaisistes, les chef-fe-s de centre exercent des pressions inadmissibles sur les membres des jurys.
Il est d’ores et déjà certain que le ministère ne sera pas en mesure de publier ce soir les résultats comme escompté.

SUD éducation soutient pleinement les grévistes engagé-e-s dans les rétentions des notes, et les membres des jurys qui refusent de se livrer à la farce ministérielle.


L’Assemblée générale des correcteurs et correctrices du 2 juillet a rassemblé 381 personnes représentant 186 établissements des académies de Paris, Créteil et Versailles, dont 350 correcteurs et correctrices. La reconduction de la grève jusqu’au 4 juillet inclus a été votée.

- Jeudi 4 juillet : conférence de presse à 12h ; rassemblement à 13h métro Solférino ; Assemblée générale à 15h à la Bourse du travail 3 rue du château d’eau 75010

- Mercredi 3 juillet : conférence de presse à 10h à la Bourse du travail ; Rassemblement à 14h devant le rectorat de Créteil en soutien à nos deux camarades du collège République de Bobigny (3 rue Georges Enesco, métro Créteil l’Échat)


Intimidation, menaces : Blanquer démenti par son propre ministère
Communiqué de SUD éducation mercredi 3 juillet 2019

Le ministre de l’Éducation nationale impose par la force ses projets réactionnaires et libéraux. Les personnels mobilisés massivement qui luttent depuis plusieurs mois sont victimes de la répression qu’il met en œuvre.

Le ministre, par son obstination irresponsable, porte l’entière responsabilité de la grève des examens, en particulier du baccalauréat et du brevet.

Dernièrement, le ministre a multiplié les menaces de retraits de salaires contre les personnels. Les recteurs et rectrices lui emboîtent le pas dans une surenchère aussi fantaisiste que ridicule, en appelant à une invraisemblable intervention des “forces de l’ordre”. Les mails demandant de rendre les copies jeudi à 8h avant les jury n’ont aucune valeur juridique : il suffit d’être en grève.

Pourtant il est démenti par son propre service juridique, qui écrivait dans sa lettre d’information juridique n°129 en 2008 que les retraits de salaires ne peuvent s’opérer qu’à compter du moment où les notes ne sont pas saisies, et uniquement pour les jours de retards dans la saisie des notes et le rendu des copies.

Les mensonges du ministre traduisent sa fébrilité.

SUD éducation soutient toutes les modalités d’action décidées par les personnels en Assemblée générale. SUD éducation appelle à étendre collectivement le mouvement de grève des examens : rétentions de notes, grève des corrections sur site, solidarité avec les convoqué-e-s…

https://www.sudeducation.org/Intimidation-menaces-Blanquer-dementi-par-son-propre-ministere.html


Grève des examens – Menaces de sanctions, de retraits de salaires : le ministre a peur et il ment
Communiqué de SUD éducation -mardi 2 juillet 2019

Grèves des examens, menaces de sanction : le ministre a peur et il ment

Le mouvement de grève des examens, quelle que soit sa forme, prend une ampleur importante :
- grèves lors des surveillances,
- grève des corrections sur site,
- grève pour la saisie des notes et les rétentions de copies
- grève durant les délibérations de jury.
Face à un mouvement qui s’amplifie contre les réformes libérales et réactionnaires voulues par le ministre, Jean-Michel Blanquer agite dans la presse des menaces de sanctions contre les personnels mobilisés.

Ces menaces n’ont, une fois encore, aucune portée juridique. SUD éducation rappelle que les personnels grévistes exercent un droit garanti par la Constitution et la loi : toute sanction prise dans ce cadre serait illégale. En ce qui concerne les rétentions de copies, les textes réglementaires prévoient explicitement que les retraits de salaire ne peuvent intervenir qu’à compter du jour où l’administration est en position de constater un retard dans la saisie des notes ou du rendu des copies (circulaire du 4 juillet 1961), un retrait rétroactif remontant à la récupération des copies serait donc illégal.

La posture autoritariste du ministre montre bien inquiétude face à la détermination des personnels. Ces méthodes font écho à la répression et aux tentatives d’intimidation menées par le ministère contre les personnels mobilisés depuis le début de l’année scolaire.
SUD éducation soutient toutes les modalités d’action décidées par les personnels en Assemblée générale. SUD éducation appelle à étendre collectivement le mouvement de grève des examens : rétentions de notes, grève des corrections sur site, solidarité avec les convoqué-e-s…

https://www.sudeducation.org/Greve-des-examens-Menaces-de-sanctions-de-retraits-de-salaires-le-ministre-a.html


Cliquer sur l’image pour télécharger le pdf

- Du 2 au 4 juillet inclus Rétention des notes du BAC GT par la grève
Mardi 2 juillet : Rassemblement à 12h30 à l’angle des rues de Bellechasse et Las Cases, 75007 métro Solférino et Assemblée générale à 16h à la Bourse du travail 3 rue du Château d’eau 75010

- 1er et 2 juillet Grève de la surveillance du DNB
Lundi 1er juillet : Manifestation à 14h place de la Sorbonne puis Assemblée générale à 17h30 à la Bourse du travail 3 rue du Château d’eau 75010


Appel de l’AG interdisciplinaire des correcteurs et correctrices d’Île-de-France du 24 juin 2019

Appel de l’AG interdisciplinaire des correcteurs et correctrices d’Île-de-France du 24 juin 2019

« L’AG interdisciplinaire des correcteurs et correctrices d’Île-de-France appelle à la rétention des notes du Bac. »

« L’AG interdisciplinaire des correcteurs et correctrices d’Île-de-France appelle à la grève dès la fermeture du serveur de remise des notes le 2 juillet, jusqu’aux jurys de délibération le 4 juillet inclus. »

contact.examens.idf.2019@gmail.com


Appel intersyndical à la grève le 1er juillet 2019

Appel intersyndical à la grève le 1er juillet

Après la forte mobilisation du 17 juin, les assemblées générales ont décidé de la poursuite des actions sous diverses formes (reconduction de la grève des surveillances, rétentions des notes du baccalauréat, refus collectifs de la fonction de professeur principal pour l’année prochaine…). Les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole ainsi que les Stylos rouges, la Chaîne des Bahuts soutiennent ces mouvements.

Elles continuent d’appeler les personnels à se réunir en assemblées générales pour décider collectivement des modalités d’action,pour :
• une revalorisation significative des rémunérations ;
• le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ;
• le retrait de la loi Blanquer et du projet de loi « Fonction publique » ;
• des créations et non des suppressions de postes (36 000 élèves en plus, 2650 postes en moins à la rentrée prochaine dans le Second degré).
Des préavis de grève sont déposés à cet effet sur toute la période des examens et concours. Une journée d’action interfédérale contre la loi Fonction publique et pour la revalorisation des salaires aura lieu le jeudi 27 juin

Elles appellent à faire du lundi 1er juillet un nouveau temps fort par la grève des surveillance du brevet des collèges et la participation aux rassemblements.

Paris, mardi 25 juin 2019

Communiqué FSU (SNES, SNEP, SNUEP, SNETAP), CGT (Educ’Action, agri, enseignement privé), Solidaires (SUD éducation, SUD rural-territoires, Sundep), SNALC, CNT, SYNEP-CFE-CGC, Snec-CFTC
avec le soutien des Stylos rouges, de la Chaîne des Bahuts et de l’APSES.


Cliquer sur l’image pour télécharger le pdf

Grève des corrections les 24, 25 et 26 juin 2019 au lycée Maria Deraismes
Communiqué de presse du 26 juin 2019

Communiqué de presse grève des corrections du bac pro 26 juin

Lors de ces trois jours, plus de 40 % des correcteurs et correctrices de lettres-histoire-géographie ont observé un mouvement de grève continu et d’une ampleur inédite.

L’objectif de cette mobilisation est de protester contre la réforme de la voie professionnelle menée de façon autoritaire, précipitée, et au mépris des valeurs républicaines, et ce malgré le rejet de cette réforme par le Conseil Supérieur de l’Éducation. 

Nous sommes mobilisé.e.s depuis septembre 2018 pour :
- le maintien des heures d’enseignement général en CAP et Bac pro dont la réduction est de 50 à 60 %. L’appauvrissement des programmes qui résulte de cette réduction massive ne permettra plus aux élèves du lycée professionnel d’avoir accès aux savoirs fondamentaux dont doivent bénéficier l’ensemble des lycéen.nes.
- empêcher la survalorisation du « tout apprentissage », purement utilitariste et technique
- un lycée professionnel qui continue à former des citoyen.ne.s et pas uniquement des travailleurs/euses

Suite au succès de notre mouvement, l’ensemble des enseignant.e.s ont été convoqué.e.s pour un troisième jour de correction. Malgré cela, 81 % des correcteurs et correctrices réuni.e.s en assemblée générale ont voté un troisième jour de grève.

Nous appelons les personnels des lycées professionnels à rejoindre le mouvement initié par les professeurs de lettres-histoire-géo jusqu’au retrait des réformes en cours

Les personnels correcteurs et correctrices de lettres-histoire-géographie soutenu.e.s par les personnels réunis en assemblée générale.


Grève des examens : le brevet est reporté, la mobilisation continue
Communiqué de la fédération SUD éducation

Communiqué de la Fédération SUD éducation appelant à la grève de la surveillance du DNB

La mobilisation contre les réformes Blanquer prend incontestablement de l’ampleur. La grève du 17 juin a été une réussite, avec des centres d’examens fortement perturbés, et des AG nombreuses ayant voté la reconduction. Depuis, les initiatives de mobilisation se sont multipliées, avec des piquets et rassemblements.

Ce lundi 24 juin, une grève était appelée sur les centres de correction du bac pro, qui a été très bien suivi par endroits. Peu à peu, la rétention de note s’impose comme une perspective très intéressante pour amplifier le rapport de force. SUD éducation soutient toutes les initiatives portées par les collègues.

Parmi les perspectives de mobilisation, une intersyndicale large a appelé les personnels à la grève le 27 juin, premier jour du diplôme national du brevet. Or, le ministre a décidé ce jour de reporter le diplôme national du brevet du fait de la canicule. Certes, les fortes chaleurs en cours sont une raison suffisante pour faire reporter le brevet. Mais il est raisonnable de penser que la mobilisation en cours a également compté dans l’arbitrage du ministère.

Quoiqu’il en soit, SUD éducation continue à appeler les personnels à la grève des examens pour amplifier le rapport de force contre le ministère et sa politique éducative.

C’est pourquoi, dès à présent :

- SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 1er juillet, premier jour du diplôme national du brevet ;
- SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à rejoindre et à étendre la mobilisation, en organisant des Assemblées générales et en votant la grève et sa reconduction ;
- SUD éducation appelle les personnels à poursuivre dans le cadre le plus collectif possible la grève des examens pour toutes les surveillances, les corrections sur site, les oraux et les convocations de jury ;
- SUD éducation soutient toutes les initiatives prises collectivement par les collègues, et notamment les rétentions de notes


Grève pendant les examens : quels sont nos droits ?

Télécharger le pdf

Communiqué des correctrices et correcteurs parisiens du Bac pro en grève le mardi 25 juin 2019

Communiqué des correctrices et correcteurs parisiens en grève le mardi 25 juin 2019

Pour la deuxième journée consécutive, et de façon inédite pour l’académie de Paris, 40 % des correcteurs et correctrices se sont mis de nouveau en grève en ce jour du mardi 25 juin 2019 afin de protester contre la réforme de la voie professionnelle menée de façon autoritaire, précipitée et au mépris des valeurs républicaines et ce, sans prendre en compte le rejet des textes par le Conseil Supérieur de l’Education.

Nous sommes mobilisé.e.s depuis septembre 2018 pour dénoncer :
- la réduction massive des heures d’enseignement général (de 50 à 60 % d’heures en moins en CAP et bac pro), partiellement remplacées par un « chef d’œuvre » déconnecté de la réalité de la plupart des filières professionnelles, ainsi que par des heures d’accompagnement sans contenu ni programme ;
- un appauvrissement des programmes et des savoirs compromettant de fait pour nos élèves la poursuite d’études supérieures (BTS, licence pro) ;
- le leurre de l’apprentissage au détriment de l’enseignement professionnel.

Nous voulons un lycée professionnel qui reste un lycée.
Un lycée qui continue à former des citoyen.ne.s et pas uniquement des travailleurs.

Par cette grève sans précédent, les enseignant.e.s souhaitent alerter sur la casse de l’enseignement professionnel qui se fait aux dépens de nos élèves les plus fragiles.
À la majorité, l’assemblée générale a voté la reconduite de la grève des corrections le mardi 25 juin.

Les personnels correcteurs et correctrices de lettres - histoire – géographie et les personnels réuni.e.s en assemblée générale ce jour ont voté à l’unanimité la reconduction du piquet de grève devant le lycée Maria Deraismes le mercredi 26 juin 2019 à 8h30. Une Assemblée Générale des correcteurs aura lieu à 8 h30 pour décider des suites de la mobilisation.


AG EXCEPTIONNELLE INTERDISCIPLINAIRE
DES CORRECTEUR.RICE.S DU BAC D’ÎLE DE FRANCE

Lundi 24 juin à partir de 18h
Bourse du travail de Paris (3, rue château d’eau, Paris 10e)

Pour maintenir le rapport de force et faire plier Blanquer, décidons ensemble, le plus collectivement possible et à l’image des AG des collègues de Philo et HG lors des réunions d’entente, des actions à mener pour les opérations du bac (notation, rétention, Jury, …).

à l’appel de l’AG inter-degrés Île de France du 18 juin

Appel de l’AG éduc IDF du mardi 18 juin 2019
À télécharger ici
Relevé de décisions de l’AG IDF du 20 juin
À télécharger ici

Communiqué des correcteurs et correctrices parisien.ne.s en grève le 24 juin 2019

45 % des correcteurs et correctrices de lettres – histoire géographie se sont mis en grève le lundi 24 juin 2019 pour protester contre la réforme du lycée professionnel.

En effet, Jean-Michel Blanquer nous impose, ainsi qu’à nos élèves (665 000 élèves), une réforme qui marque une rupture fondamentale d’un point de vue pédagogique, social, économique et idéologique.

Les personnels mobilisés dénoncent :
- la suppression de 60 % des heures de l’enseignement général en CAP, et de 50 % en bac pro ; cette suppression aboutit à 45 minutes par semaine en lettres, maths, sciences, histoire géographie, arts ;
- un appauvrissement considérable des enseignements et des programmes ;
- l’impossibilité pour les élèves de poursuivre en BTS ;
- la mise en place de dispositifs (exemple du « chef d’œuvre ») complètement déconnectés de la réalité du lycée professionnel ;
- le leurre de l’apprentissage au détriment de l’enseignement professionnel public ;
- la méthode Blanquer pour réformer : imposition autoritaire d’une réforme sans consultation, refus du débat malgré le rejet des textes par le Conseil Supérieur de l’Education, refus du débat avec les acteurs de la voie professionnelle sur la réforme ;
- l’accentuation des inégalités et des discriminations dans l’accès aux savoirs pour les élèves de lycée professionnel.

À l’unanimité, l’assemblée générale a voté la reconduite de la grève des corrections et la poursuite du piquet de grève devant le lycée Maria Deraismes, le mardi 25 juin à 8h30.

Les enseignant.e.s réuni.e.s en assemblée générale ce jour.
Paris, le 24 juin 2019.

Communiqué des PLP grévistes du 24 juin 2019

Appel à la grève de Sud éducation Paris : Grève des examens : poursuivre et amplifier la mobilisation

Affiche RDV du 24 au 28 juin
À télécharger en cliquant sur l’image

Appel intersyndical à la grève le 27 juin

"Elles appellent à faire du jeudi 27 juin un nouveau temps fort par la grève des surveillance du brevet des collèges et la participation aux rassemblements. Cette journée d’action s’inscrira en convergence de la journée interfédérale contre la loi Fonction publique et pour la revalorisation des salaires."

Appel de l’intersyndicale nationale

Communiqué de l’intersyndicale de la voie professionnelle 20 juin 2019

"L’intersyndicale de la voie professionnelle : CGT Éduc’action, CGT Agri, SNUEP FSU, Sud Éducation, SNALC, SIES, SNETAP FSU et SNCL FAEN appellent les personnels de la voie professionnelle à se remettre en grève et à ne pas participer aux corrections dans les centres d’examen à partir du 24 juin ainsi que lors de l’épreuve de contrôle début juillet."

Communiqué IS LP

4e jour de grève à la cité scolaire Paul Valéry (Paris 12e )

COMMUNIQUÉ du 20 juin 2019

Ce matin nous reconduisons la grève pendant les surveillances du Bac. Des mois de mobilisation contre la régression généralisée dans l’éducation nationale et le mépris du ministère ont conduit les personnels à un niveau de détermination inédit. La communication verrouillée du ministre n’y changera rien, nous nous inscrivons dans la durée et la lutte prendra toutes les formes, décidées par les assemblées générales, qui permettront de gagner.

Ainsi, nous appelons la profession à amplifier la mobilisation dès maintenant en s’engageant dans les actions suivantes :

- 24 et 25 juin : Participer aux piquets de grève devant les centres de correction du bac pro.
à à Paris, devant le Lycée Maria Deraismes (17e) dès 8h.

- Lundi 24 juin : AG des correcteurs du bac (interdisciplinaire) de l’Île de France, à partir de 18h à la bourse du travail de Paris (3 rue château d’eau).
Organisons collectivement les actions sur le bac (notation, rétention, Jury, ...) !

- 27 et 28 juin : Grève des surveillances pendant le Brevet des collèges.
Envisageons également des actions pendant la correction du DNB.

Blanquer est sourd ? Crions plus fort !


83% des professeur.e.s du lycée Gaston Bachelard engagé.e.s dans la grève des surveillances du Bac lundi 17 et mardi 18 juin 2019

83% des enseignant.e.s du lycée Gaston Bachelard (Paris 13e) se sont mis en grève ce lundi 17 juin 2019 pour protester contre la réforme de la voie professionnelle et la casse de l’éducation nationale. Un rassemblement a été organisé au lycée auquel se sont joint.e.s des enseignant.e.s d’autres établissements parisiens : lycée Maria Deraismes, lycée Rodin, école primaire Alésia. Les enseignant.e.s se sont réuni.e.s en AG. La grève a été reconduite pour la journée du mardi 18.

Par la réforme de la voie professionnelle, Jean-Michel Blanquer nous impose, ainsi qu’à nos élèves (665 000 élèves), une réforme qui marque une rupture fondamentale d’un point de vue pédagogique, social, économique et idéologique.

Les personnels mobilisés dénoncent :
Une division par deux des heures de l’enseignement général (mathématiques, sciences, français, arts appliqués, histoire-géographie, langues)
Un appauvrissement considérable des enseignements et des programmes
La mise en place de dispositifs (chef d’œuvre) complètement déconnectés de la réalité du lycée pro
La méthode Blanquer pour réformer : refus du débat avec les acteurs de la voie professionnelle sur la réforme ; aucune prise en compte de la concertation organisée après la rédaction des programmes ; maintien de la réforme, même après le rejet des textes par le Conseil supérieur de l’enseignement ; mépris général des élèves et des enseignants
L’accentuation des inégalités et des discriminations dans l’accès aux savoirs et le risque de cloisonnement supplémentaire du lycée professionnel

De façon plus générale, les enseignant.e.s présent.e.s et mobilisé.e.s ce jour dénoncent le saccage des services publics (Education Nationale, Hôpitaux, Poste, services de transports…) et s’inscrivent dans le cadre des luttes menées par l’ensemble des salarié.e.s.

Mardi, nous allons populariser notre mouvement vers d’autres établissements à proximité.

Après discussion, nous envisagerons lors de la prochaine AG de décider de continuer à nous mobiliser à la pré-rentrée.

Paris le 18 juin 2019


Voltaire reconduit la grève

Communiqué du mardi 18 juin 2019

Quoi qu’en dise la campagne de communication de Blanquer, la grève du 17 juin a été importante : 1 enseignant de lycée sur 6 en grève au niveau national, 30% de grévistes à Paris.

Elle montre un rejet profond des réformes Blanquer. Une grève le premier jour du baccalauréat est une décision difficile et inédite. Elle prouve notre attachement au baccalauréat national et au service public d’éducation.

Le 17 juin à Voltaire nous avons reconduit la grève : des journées d’action ponctuelles ne sont pas suffisantes pour mettre un coup d’arrêt aux contre-réformes d’un ministre qui refuse d’entendre la colère des personnels.

Aujourd’hui 18 juin nous reconduisons à nouveau la grève car ce n’est pas fini. La rentrée s’annonce catastrophique et explosive : à Voltaire par exemple nous ne connaissons pas le nombre de groupes de spécialité, nous ne savons pas combien d’élèves d’autres établissements vont être affectés au lycée, quels seront les services ni même si certains collègues feront la totalité de leurs heures prévues au lycée...

Nous nous réunirons demain en AG pour décider des suites.

Nous faisons connaître cet appel aux organisations syndicales et autres établissements.

L’AG des personnels du lycée Voltaire, avec le soutien des sections syndicales SNES, FO et SUD éducation.


Cliquer sur l’image pour télécharger

Suites au 17 juin - communiqué de l’intersyndicale

Communiqué FSU (SNES, SNEP, SNUEP, SNETAP), CGT (Educ’Action, agri, enseignement privé), Solidaires (SUD éducation, SUD rural-territoires, Sundep), SNALC, CNT, SYNEP-CFE-CGC, Snec-CFTC avec le soutien des Stylos rouges, de la chaîne des bahuts et de l’APSES

L’appel intersyndical à la grève de la surveillance des épreuves ce lundi 17 juin a été bien suivi. En dépit de la communication lénifiante du ministre de l’Education nationale, les centres d’examens ont été obligés de faire des sur-convocations, des pressions, des appels à d’autres personnels. Les épreuves se sont déroulées, parfois au prix de conditions inacceptables.

Une fois de plus, le gouvernement a campé sur ses positions méprisantes et autoritaires. Il a refusé le dialogue social et toute réponse au préavis de grève, mais s’est vu obligé de défendre ses réformes, et de renoncer à certaines mesures de la loi Blanquer.

La grève de la surveillance des épreuves a été majoritaire dans bon nombre d’établissements.

Elle a aussi mobilisé en collège.

Les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole ainsi que les Stylos rouges et la chaîne des bahuts, appellent les personnels à continuer à se réunir en assemblées générales, et à poursuivre la grève là où elle a été ou sera décidée collectivement, pour :
→ une revalorisation significative des rémunérations ;
→ le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ;
→ le retrait de la loi Blanquer et du projet de loi « Fonction publique ».

Des préavis de grève sont déposés à cet effet sur toute la période des examens et concours. Les organisations dénoncent toutes les formes de pressions et de répressions touchant les élèves et les personnels. Elles soutiendront toutes celles et ceux qui en sont victimes.

Déterminées à poursuivre l’action, les organisations appellent à mettre en débat la grève le jeudi 27 juin, premier jour de la surveillance du brevet des collèges et journée d’action interfédérale contre la loi Fonction publique et pour la revalorisation des salaires.


/ !\ CHANGEMENT DE LIEU POUR LA MANIFESTATION : la préfecture n’ayant pas autorisé le parcours déposé, on rejoint le cortège des personnels d’orientation : 14h départ devant le Sénat, rue de Tournon puis rue de Tournon, rue Saint Sulpice, rue du Vieux Colombier, rue de Grenelle


L’AG qui s’est réunie ce soir à la Bourse du travail a voté la reconduction de la grève pour demain mardi 18 juin. Les rendez-vous :

Piquets de grève à 7h15 : lycée Henri 4 (5e) et Jacques Decour (9e) / 8h30 lycée professionnel Bachelard (13e)
À partir de 12h tournées d’établissements et de services d’urgence
Manif départ Sénat, rue de Tournon, 14h
AG à la bourse du travail à 17h30 (3 rue du château d’eau 75010)


Grève des examens : SUD éducation appelle à la reconduction

Communiqué de la fédération SUD éducation
lundi 17 juin 2019

La grève appelée ce lundi 17 juin par une intersyndicale large à laquelle participait SUD éducation, ainsi que par des collectifs de personnels mobilisés (stylos rouges et la chaîne des bahuts), a été une réussite importante. D’une part parce que dans de nombreux centres d’examens, la grève a été bien suivie. D’autre part parce que les personnels se sont réunis en Assemblée générale d’établissement, de ville ou départementales, et ont très souvent voté la grève pour le lendemain.

La communication du ministre, alternant entre minimisation de l’impact qu’aurait la grève et culpabilisation des grévistes, a été rendue caduque par un mouvement fort. L’institution a bel et bien été mise en difficulté, la passation de l’épreuve se faisant souvent dans des conditions très compliquées. Les droits des personnels, en particulier des précaires, ont bien souvent été bafoués par des convocations abusives.

Cette mobilisation le premier jour du baccalauréat, par sa nature exceptionnelle, montre une volonté d’en découdre de la part des personnels qui est à la hauteur des attaques subies par le service public d’éducation. La capacité d’organisation des personnels mobilisés (piquets de grève, rassemblements, distribution de tracts, AG) est le signe d’une dynamique de fond. Dans la suite des mobilisations contre les réformes des lycées cet hiver, de la mobilisation contre la loi Blanquer au printemps, c’est un nouveau signal très fort de la volonté des personnels de l’éducation de construire et de gagner le rapport de force contre l’ensemble de la politique éducative de Blanquer.

C’est pourquoi, dès à présent :
-  SUD éducation appelle les personnels à reconduire la grève dès demain
-  SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à rejoindre et à étendre la mobilisation, en organisant des Assemblées générales et en votant la grève et sa reconduction
- SUD éducation appelle les personnels à poursuivre dans le cadre le plus collectif possible la grève des examens pour toutes les surveillances, des baccalauréats et du DNB, des corrections sur site, des oraux et des convocations de jury

Le communiqué intersyndical de ce jour, que SUD éducation a signé, doit être à ce titre un point d’appui pour la reconduction et l’extension de la grève.


75% des professeur.e.s du lycée Gaston Bachelard engagé.e.s dans la grève des surveillances du Bac

75% des enseignant.e.s du lycée Gaston Bachelard (Paris 13e) se sont mis en grève ce lundi 17 juin 2019 pour protester contre la réforme de la voie professionnelle et la casse de l’éducation nationale. Un rassemblement a été organisé au lycée auquel se sont joint.e.s des enseignant.e.s d’autres établissements parisiens : lycée Maria Deraismes, lycée Rodin, école primaire Alésia. Les enseignant.e.s se sont réuni.e.s en AG.

Par la réforme de la voie professionnelle, Jean-Michel Blanquer nous impose, ainsi qu’à nos élèves (665 000 élèves), une réforme qui marque une rupture fondamentale d’un point de vue pédagogique, social, économique et idéologique.

Les personnels mobilisés dénoncent :

Une division par deux des heures de l’enseignement général (mathématiques, sciences, français, arts appliqués, histoire-géographie, langues)

Un appauvrissement considérable des enseignements et des programmes

La mise en place de dispositifs (chef d Suvre) complètement déconnectés de la réalité du lycée pro

La méthode Blanquer pour réformer : refus du débat avec les acteurs de la voie professionnelle sur la réforme ; aucune prise en compte de la concertation organisée après la rédaction des programmes ; maintien de la réforme, même après le rejet des textes par le Conseil supérieur de l’enseignement ; mépris général des élèves et des enseignants

L’accentuation des inégalités et des discriminations dans l’accès aux savoirs et le risque de cloisonnement supplémentaire du lycée professionnel

De façon plus générale, les enseignant.e.s présent.e.s et mobilisé.e.s ce jour dénoncent le saccage des services publics (Education Nationale, Hôpitaux, Poste, services de transports &) et s’inscrivent dans le cadre des luttes menées par l’ensemble des salarié.e.s.

Les suites données à notre mouvement sont en discussion.


Appel de l’AG des personnels de la cité scolaire Voltaire

Plus d’un tiers des personnels de la cité scolaire Voltaire sont en grève ce lundi 17 janvier, premier jour de la surveillance du bac pour obtenir le retrait des réformes Blanquer.
Réunis à 27 en Assemblée generale, 22 collègues ont voté la reconduction de la grève pour le mardi 18 juin et se réuniront en AG pour décider de la suite du mouvement.
Ils appellent les organisations syndicales à reconduire nationalement la grève.

AG des personnels de Voltaire, avec le soutien des sections Snes-FSU, SN-FO-LC et SUD-Education


La grève est suivie contrairement à ce qu’annonce le ministère. À Paris, plusieurs piquets de grève se sont tenus devant les lycées Ravel, Paul Valéry, Lemonnier et Bachelard.

Lycée Paul Valéry :

Lycée Bachelard :

Lycée Balzac :


Annonces

Solidarité


PNG

PNG