On ira jusqu’au retrait

samedi 28 décembre 2019
par  Sud éducation Paris
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Tract On ira jusqu’au retrait
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Le 5 décembre, un mouvement d’une ampleur rarement égalée ces 20 dernières années a commencé en France pour répondre à une énième réforme du système des retraites. Dans de nombreux de secteurs la grève a été très fortement suivie et reconduite les jours suivants : les transports, l’éducation, la culture, l’énergie, le ramassage des déchets… À la RATP, à la SNCF, dans les raffineries, à l’Opéra de Paris, à la BNF et ailleurs elle a passé Noël et la détermination des grévistes reste énorme, faisant fi des pathétiques demandes de trêves de la part de Macron et de quelques ministres parti.e.s se dorer la pilule au soleil. « On ira jusqu’au retrait » est devenu le slogan emblématique de cette mobilisation. Il faut dire que les attaques subies sont d’une ampleur sans commune mesure : avec une baisse drastique du niveau des pensions, il s’agit d’inciter le plus grand nombre d’entre nous à travailler plus longtemps et à placer de l’argent dans des sociétés de fonds de pension. Sous le nom trompeur d’universel ce système de retraite est en effet révélateur d’un projet politique où l’individualisme et le chacun pour soi règnent.

Si la contestation se cristallise autour de cette réforme des retraites, la question qui se pose de plus en plus clairement et qui reprend celle du mouvement des gilets jaunes, c’est « comment faire battre en retraite ce gouvernement ? ». En effet, infliger une défaite au gouvernement sur les retraites créerait un nouveau rapport de force pour combattre les régressions en cours et à venir et peut-être pour conquérir des droits nouveaux.

Travailler plus longtemps parce que que nous vivrions plus longtemps ?

Ce prétexte ne pourra peut-être bientôt plus être utilisé puisque depuis 2 ans la courbe de l’espérance de vie en France est en train de redescendre. Il est à mettre en perspective avec un autre indicateur : l’espérance de vie en bonne santé ou sans incapacité. En France, elle est de 64,1 ans chez les femmes et 62,7 chez les hommes, à savoir en-dessous de la moyenne en Europe (64,2 et 63,5 ans). Il est de plus à relativiser en fonction de la classe sociale, un.e ouvrier.ère vivant en moyenne 6 ans de moins qu’un.e cadre.

Un universel plein d’exceptions

Pour éteindre le feu de la contestation sociale, le gouvernement fait de plus en plus de concessions à des catégories socioprofessionnelles, pour le moment en tout cas...
- les policiers, gendarmes et militaires car c’est grâce à eux et à leurs armes que le gouvernement se maintient au pouvoir et que ses amis les grands patrons sont protégés ;
- les routiers et personnels de l’aviation car le gouvernement a peur qu’ils/elles entrent en grève. Les routiers ont en effet une capacité de blocage très importante. Quant aux pilotes, hôtesses et stewards, si leurs syndicats viennent d’être assurés oralement d’un maintien de leur régime spécial c’est pour qu’ils annulent le préavis de grève du 3 janvier.

Amplifions la mobilisation dès maintenant ! On va gagner !

Partout où nous sommes, nous pouvons contribuer à diffuser et faire grossir la contestation contre la réforme des retraites et contre un ordre social pensé pour maintenir et accroître les privilèges de quelques un.e.s sur le dos de la majorité d’entre nous.

Il n’y a pas de petites actions :

⮊ faire une réunion avec ses voisin.e.s, ses collègues, ses ami.e.s pour échanger sur la situation ;
⮊ se mettre en grève sur son lieu de travail avec ses collègues ;
⮊ mettre une banderole contre la réforme ou en soutien à la grève à sa fenêtre ;
⮊ afficher un tract ou un texte dans la rue ou dans son hall d’immeuble ;
⮊ aller sur les piquets de grèves de la RATP, dans les ag de cheminots et cheminotes ou d’autres personnels en grève (bibliothèques, mairie de Paris, éducation...) ;
⮊ participer à un rassemblement, à une réunion de quartier ;
⮊ donner à une caisse de grève ou faire sa propre collecte pour verser l’argent à une caisse ;
⮊ organiser une soirée festive avec un groupe de grévistes d’un secteur en lutte ;
⮊ distribuer des tracts aux portes de Paris, aux carrefours, aux arrêts de tramway…

Quelques dépôts RATP où il y a des piquets de grève

Dépôt d’Aubervilliers 26 Rue de la Haie Coq à Aubervilliers
Dépôt Belliard 29-31 Rue Belliard à Paris 18e
Dépôt Pleyel 219 bd Anatole France à Saint Denis
Dépôt Flandres 168 avenue Jean Jaurès à Pantin
Dépôt Lagny 67 rue de Lagny à Paris 20e
Dépôt Ivry 36 Rue Pierre Curie à Ivry-Sur-Seine.
Dépôt Lilas 25 Rue Floréal aux Lilas

Ensemble, dans la lutte et dans la grève, nous avons trouvé fraternité et solidarité. Nous ne voulons pas trimer et galérer jusqu’à la mort. Nous voulons un autre futur, bien meilleur, pour toutes et tous.
Et le 9 janvier, nouvelle journée de grève interprofessionnelle à l’appel de l’intersyndicale (CGT, Solidaires, FSU et FO), faisons exploser la contestation sociale : toutes et tous en grève et dans la rue !
toutes et tous en grève et dans la rue !


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