Baisse des DHG : on se mobilise !

vendredi 29 janvier 2021
par  Sud éducation Paris
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156 suppressions de postes sont programmées dans le second degré pour la rentrée 2021, compensées à la marge par une augmentation des heures supplémentaires. Les UPE2A paient le prix fort mais, partout, les conditions d’apprentissage vont être dégradées par ces coupes budgétaires. Comment s’organise-t-on pour résister et riposter ?

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Le 2 février pour porter la parole des UPE2A

Toutes les UPE2A collège à Paris (hors celles qui accueillent des élèves non scolarisé·es antérieurement) perdent 4 heures et passent ainsi de 30 heures pour le dispositif à 26 heures hebdomadaires.

Beaucoup parmi les élèves scolarisé·es en UPE2A sont confronté·es à des conditions de vie de plus en plus indignes. D’autres souffrent de troubles liés à des parcours migratoires qui, en raison des politiques européennes, sont de plus en plus longs et dangereux ou au fait qu’ils/elles ont subi la guerre. L’UPE2A est pour ces élèves un espace commun qui permet d’apprendre et de comprendre le fonctionnement de l’école en France, mais aussi de se (re)construire avec des pair·es qui ont en partagé l’exil et le déracinement. C’est donc à des espaces permettant ce processus que le rectorat s’attaque...

Pour ne pas laisser faire, l’intersyndicale SUD éducation, SNES-FSU, SNFOLC et CGT Educ’action a demandé une audience au Directeur d’académie pour le mardi 2 février.

Nous communiquerons largement la réponse que nous fera l’académie lors de cette audience.

Le 3 février pour dénoncer la saignée des DHG

Le mercredi 3 février, l’intersyndicale SUD éducation, SNES-FSU, SNFOLC, CGT Educ’Action, SNEP-FSU, SNUEP-FSU et SNETAA-FO appellent à se rassembler devant le Rectorat de Paris à 14h pour porter leurs revendications.

Des collèges, lycées et cités scolaires ont commencé à rédiger des motions pour réagir face à ces baisses de DHG.

Motion DHG Cité scolaire Voltaire

Les organisations SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SUD éducation et CGT Educ’Action dénoncent les 156 suppressions de postes de la rentrée 2021. A Paris, à la rentrée prochaine, le second degré perdra 2070 heures de cours : une baisse sans précédent.

En collège, ce seront 468 heures supprimées soit 26 postes au moins à la rentrée prochaine, un total de 800 heures depuis septembre 2020 et 44 postes retirés : des dédoublements, des groupes de langues vivantes et de langues anciennes supprimés. Les UPE2A perdent des heures, alors que le ministre de l’Education nationale parle de l’inclusion comme d’un enjeu majeur.

Alors que les lycées généraux et technologiques perdront 758 heures soient 42 emplois, ce sont 303 élèves de plus à prévoir pour la rentrée 2021. Cela s’ajoute aux 750 heures perdues en 2020. En deux ans, plus de 1500 heures ont été supprimées soient 90 emplois dans les lycées parisiens ! L’objectif de la réforme du lycée est bien de faire en sorte d’adapter les moyens d’enseignement à un cadre budgétaire d’austérité appliqué à l’Education nationale.

Les LP et SEP perdent 738 heures tandis que les SEGPA et EREA perdent 108 heures soit un total de 846 heures, l’équivalent de 47 postes. Les CPGE sont également touchées par les baisses de DHG. A l’unanimité, nos organisations ont voté contre ces baisses inacceptables en Comité Technique Académique.

Des classes surchargées, des conditions d’apprentissage des élèves dégradées, une offre de formation diminuée, des personnels épuisés. Et tout cela dans un climat sanitaire anxiogène, alors que la scolarité des élèves est toujours marquée par la pandémie.

L’intersyndicale SNES, SNUEP, SNEP, SNFOLC, SNETAA-FO, SUD Education, CGT Educ’Action appelle les collègues à rejeter les DHG en CA, à lister les besoins, à se rassembler devant le rectorat mercredi 3 février à 14 heures pour être reçus en audience et exprimer leurs revendications.

Appel intersyndical DHG 3 février
Cliquer sur l’image pour lire l’appel

Le 4 février : en grève pour l’emploi et les services publics

Au-delà de notre secteur, c’est l’ensemble de la politique antisociale du gouvernement qu’il s’agit de combattre. Dès à présent, la date de grève interprofessionnelle du jeudi 4 février doit être un point d’appui majeur pour poursuivre la mobilisation du secteur de l’éducation. Faisons converger nos colères avec les autres secteurs professionnels attaqués par la politique de destruction des droits sociaux et des services publics menée par le gouvernement !

- Faisons converger nos colères – le 4 février, grèves et mobilisations

Tract 4 février
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