Nouvelle période, nouvelles incertitudes...

dimanche 28 février 2021
par  Sud éducation Paris
popularité : 2%

Confinement ? Non confinement ? Le week-end ? Toute la semaine ? Écoles ouvertes ? Fermées ? 1/2 groupes maintenus ? Jusqu’à quand ? Et le couvre-feu ? Jusqu’à quand ?

Parmi tous ces questionnements et les chauds et froids des annonces du petit père Castex, une seule certitude : pour que les établissements scolaires ne soient pas des lieux majeurs dans la dynamique de contamination nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.

Tract reprise période 4
Cliquez sur l’image pour télécharger le pdf

Un nième protocole à la mode Blanquer ne nous sera pas d’un grand secours. Le 12 février dernier, avec le changement non annoncé des règles de fermetures de classe en cas de nouveaux variants, nous avons eu une fois de plus la preuve des priorités du ministère de l’Éducation nationale :

- ne pas devoir annoncer des chiffres de fermetures de classes et d’écoles qui montreraient que les établissements scolaires sont aussi des lieux de contamination ;

- n’engager aucune dépense qui pourrait permettre de gérer le potentiel contaminant du nouveau virus (capteur de CO2, masques chirurgicaux ou ffp2 pour les personnels qui le souhaitent, masques de catégorie 1 pour les élèves, gel hydroalcoolique, systèmes d’aération corrects...).

Au-delà de ça, l’un des objectifs prioritaires du ministre et de sa clique, c’est de nous mettre encore davantage au pas. En effet, si nous acceptons de travailler en risquant notre santé sans aucune contrepartie d’aucune sorte, il y a fort à parier, et c’est l’un des paris du gouvernement, que nous pourrons ensuite tout accepter. Ceci d’autant plus dans un contexte où avec un couvre-feu, qui en plus d’être inutile pour contenir l’épidémie s’éternise, l’expression « métro, boulot, dodo » devient la phrase résumant notre mode de vie depuis un an.

La dernière humiliation en date c’est de demander aux personnels d’éducation de procéder aux tests de dépistage salivaire qui seront enfin proposés aux élèves. Bien sûr, il est précisé que ne seront de corvée de crachat que les personnels volontaires. Mais quand on sait ce que certain-es IEN et chef-fes d’établissement mettent derrière la notion de volontariat, il y a de quoi s’inquiéter.

Même si Macron se prend pour un épidémiologiste averti, nous ne nous improviserons pas personnels de santé.

Plus que jamais, il est nécessaire de faire remonter tous les abus, toutes les absurdités et mises en danger constatés dans les établissements scolaires. Signalement, RSST, droits d’alerte, témoignages publics, réunions avec les collègues, informations aux parents... Il est temps que nous réagissions.

SUD éducation Paris depuis le 1er confinement revendique des conditions de travail adaptées à la crise sanitaire afin de pouvoir garder les écoles ouvertes non pas à tout prix, comme le veut le gouvernement français mais avec un maximum de sécurité pour celles et ceux qui y passent leurs journées.

Ensemble luttons pour un plan d’urgence pour l’éducation :
- réduction des effectifs pour permettre le maintien de la distanciation physique, et la création de tous les postes nécessaires ;
- investissement dans les thermomètres pour contrôler la température de tous les personnels et des élèves ;
- installation de capteurs de CO2 dans tous les espaces clos (salles de classe, de pause, de réunion…) ;
- gratuité des masques pour tou-tes les élèves, des masques FFP2 pour les personnels qui en font la demande ;
- mise en place d’une politique de tests dans les établissements scolaires ;
- recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue) ;
- agrandissement des locaux avec des constructions d’extensions, de nouvelles écoles et de nouveaux établissements ;
- installation des points d’eau et du savon en quantité suffisante.



Annonces

Pratique