Assistant-e‑s d’éducation : SUD éducation appelle à la poursuite du mouvement du lundi 22 mars au vendredi 26 mars

mercredi 17 mars 2021
par  Sud éducation Paris
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Les rendez-vous en Île-de-France :
samedi 20 mars : rassemblement place de la République à 11h
mardi 23 mars : piquet de grève à 7h30 devant le lycée Rabelais de Paris (18e)
mercredi 24 mars : piquet de grève à 7h30 devant le lycée Paul Éluard de Saint Denis
Jeudi 25 mars : rassemblement à 14h place Jacques Bainville (métro Solférino) à proximité du ministère de l’éducation nationale
Vendredi 26 mars : assemblée générale à 14h au belvédère de Belleville

Pour se tenir informé-es :
- la page facebook du collectif vie scolaire en colère : https://www.facebook.com/viescolaireencolere/
- le compte twitter du collectif vie scolaire en colère : https://twitter.com/viescolairee

Le collectif Vie scolaire en colère, qui regroupe les assistant·es d’éducation d’Île-de-France, appelle à une nouvelle semaine de grève et de mobilisations dans les vies scolaires du lundi 22 au vendredi 26 mars.

Depuis l’automne un mouvement social se développe dans les vies scolaires. Le 1er décembre dernier, une première journée de grève a fortement impacté le fonctionnement des établissements scolaires. Un premier appel à une semaine de grève et de mobilisations a eu lieu en amont de la journée de grève intercatégorielle dans l’éducation du mardi 26 janvier dernier. Ces mobilisations mettent en lumière une évidence : « les bahuts ne fonctionnent pas sans nous ».

Assistant-e‑s d’éducation : SUD éducation appelle à la poursuite du mouvement du lundi 22 mars au vendredi 26 mars
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Pourtant, les conditions salariales et de travail sont désastreuses : rémunéré·es au SMIC, sans formation et bien souvent à temps partiel imposé, les AED sont remercié·es au bout de 6 années de CDD d’un an. Aucune perspective d’évolution de carrière ni reconnaissance n’est accordée à ces personnels essentiels à la vie des établissements. Cette précarité de l’emploi permet tous les excès de la part de la hiérarchie et des chef·fes d’établissements employeurs : non-renouvellement abusifs, périodes d’essais déguisées, chantage à l’emploi, traitement infantilisant...

La crise sanitaire a accentué la dégradation des conditions de travail des AED avec la multiplication des tâches induites par la mise en place des protocoles sanitaires et l’exposition particulière aux risques de contamination. Pas de limitation du brassage pour celles et ceux qui doivent gérer l’urgence et jongler avec le manque d’effectifs. Les AED sont ainsi sollicité·es pour remplacer les enseignant·es absent·es, voire prendre en charge les élèves suspecté·es d’avoir contracté la Covid en raison du manque d’infirmier·es dans les établissements.

SUD éducation Paris soutient l’auto-organisation des personnels et appelle les assistant·es d’éducation (AED, AP et APS) à se réunir, à se saisir de cet appel et à se mettre en grève aux dates décidées localement. Un préavis de grève spécifique aux AED a été déposé pour la période.

SUD éducation Paris appelle les autres personnels à soutenir les revendications et les mobilisations des assistant·es d’éducation par la mise en place de caisses de grève dans les établissements et toute autre action décidée localement (grève, motion de soutien, courriers au ministère…).

SUD éducation revendique pour les assistant-e-s d’éducation :
- la titularisation sans condition de tous les personnels assistant-e-s d’éducation qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur-trice scolaire ;
- l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;
- la suppression du forfait nuit en internat ;
- l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;
- le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef-fe-s d’établissement : pour un recrutement académique ;
- l’accès à une formation initiale et continue et l’augmentation du crédit d’heure pour formation ;
- du matériel de protection fourni par l’employeur et le versement de la prime Covid.


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