Reprise du 26 avril : métro-boulot-hosto ?

vendredi 23 avril 2021
par  Sud éducation Paris
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A quelques jours de la rentrée, nous voyons bien que rien ne va vraiment changer. Le 22 avril, le gouvernement a présenté son plan de réouverture des écoles et établissements alors même qu’il est obligé d’admettre que la situation sanitaire a peu évolué. On nous annonce un nouveau déploiement de tests salivaires et la mise en place d’auto-tests pour les personnels et les élèves. Encore des annonces... Seront-elles réellement suivies d’effets ? Dans quels délais ? Car cela fait bientôt un an qu’on nous répète qu’une campagne de dépistage massive est sur le point de débuter.

Voir aussi

- Comment exercer son droit d’alerte et son droit de retrait ?
- Préavis de grève et déclaration d’intention de grève

Communqiue reprise 26 avril
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Le service public d’éducation : le cadet de leurs soucis

La seule chose dont nous soyons sûr·es c’est que, sur place, dans les écoles et établissements parisiens, personnels et élèves devront à nouveau bricoler et se débrouiller pour survivre à la propagation du virus et de ses variants. Certain·es y laisseront leur santé, certain·es contamineront leurs proches. Toutes et tous n’attraperont pas le coronavirus, mais toutes et tous seront touché·es, pour certain·es de façon dramatique, physiquement ou moralement.

Nous pourrions revenir sur la mauvaise qualité des masques distribués aux personnels, sur les différents degrés d’ouverture des fenêtres, sur les angles morts du "protocole" (par exemple les cantines), sur les élèves cas contacts répartis dans d’autres classes, sur l’omerta de l’administration quant aux contaminations, sur les injonctions en off à venir travailler alors que l’on a des symptômes, sur la lenteur des contacts tracing, sur les millions de tests promis en février et jamais arrivés sur le terrain, ou alors bien au compte-goutte et trop tard... Nous pourrions aussi évoquer la campagne de vaccination des personnels d’éducation de plus de 55 ans présentée comme une mesure exceptionnelle alors que toutes les personnes de plus de 55 ans peuvent être vaccinées... Nous pourrions remplir des pages de leurs mensonges, chiffres et témoignages à l’appui.

Nous préférons le répéter : nous voulons travailler dans les conditions sanitaires optimales, et celles-ci ne nous semblent pas inaccessibles, mais elles nécessitent un minimum de moyens. De l’argent public a été massivement injecté dans certains secteurs économiques. C’est donc uniquement une question de choix.

Il faut être clair·es. La doxa française qui présente l’école comme un lieu protégé et les enfants comme de faibles contaminateur·trices permet depuis plus d’un an à Blanquer de proclamer la France comme championne de l’ouverture des écoles dans le monde, sans investissement public pour sécuriser leur fonctionnement. Cette 1re place à un championnat qui n’existe que dans la tête de notre ministre s’est faite sur notre dos. Sur le dos de celles et ceux qui souffrent d’un covid long depuis des mois, sur celles et ceux qui en meurent ou qui attendent une opération ou des soins sans cesse repoussés. De toute façon, qu’importe, car, comme l’a dit Macron dont la famille ne risque pas d’atterrir un jour aux urgences de l’hôpital Bichat ou d’Avicennes, la situation sanitaire ne déterminera pas l’ouverture ou non des écoles. Alors pourquoi les avoir fermées nationalement de façon anticipée le 6 avril ? Pourquoi le taux d’incidence baisse-t-il quand elles sont fermées ? Pourquoi certains pays les ont-ils fermées (et affichent aujourd’hui des taux de contamination nettement plus faibles) pendant que nous restions ouverts ? A quel point sommes nous pris·es pour des imbéciles quand l’apprenti épidémiologiste qui nous gouverne et ses affidé·es assènent que l’ouverture et la fermeture des écoles ne sont pas corrélées aux taux de contaminations.

Il faut, nous susurrent les mêmes qui suppriment des postes et ferment des classes, amoindrir la souffrance psychologique des enfants et des élèves victimes de la fracture sociale. Ne nous y trompons pas ! Sous couvert de protéger les élèves dit·es fragiles (c’est-à-dire globalement les mêmes qui subissent les politiques d’austérité et de stigmatisation des pauvres et des personnes racisé·es), la réouverture des écoles dans ces conditions s’inscrit dans une logique plus globale de mise au pas. Logique qui vise à détruire les acquis sociaux et parmi ceux-ci un droit central depuis le XIXe siècle pour les luttes sociales : la santé et de la sécurité au travail.

Aujourd’hui la situation sanitaire globale ne s’est pas significativement améliorée : très haut plateau de circulation virale, apparition de nouveaux variants échappant à la couverture vaccinale, hospitalisations et services de réanimation débordés, particulièrement en Île-de-France, et manque de vaccins.

Peu importent la sueur et les larmes des premières lignes, peu importe les semaines à plus de 60 heures des soignant·es, leur désespoir face au tri des patient·es, les reprogrammations à la Saint-Glinglin d’opérations nécessaires, la disparition de leurs vies personnelles depuis plus d’un an.
Tandis que d’autres, mieux lotis, s’encanaillent dans des restaurants clandestins dont le menu s’élève à une ou deux semaines de salaire.
Voilà la substance du « quoi qu’il en coûte » : mettre au pas les personnels du service public, asseoir encore un peu plus cet ordre social profondément inégalitaire.

Le 26 avril pour les un·es, le 3 mai pour les autres

Les dates de réouverture décalées (26 avril pour le primaire et 3 mai pour le secondaire) vont permettre d’atomiser encore plus les personnels. Pendant que les un·es seront empêtré·es dans une continuité pédagogique à distance soumise aux aléas des serveurs de l’Éducation nationale, les autres se débattront dans leurs masques de seconde zone et leur obéissance à un protocole présenté à la dernière minute qui demandera au petit personnel que nous sommes de s’adapter à la va-vite. Aucun des besoins réels n’est de toute façon respecté, que ce soit en terme de préservation de la santé des personnels ou de santé publique tout court. Le 26 avril, jour de la rentrée scolaire en primaire, les entrées à l’hôpital risquent d’être à un très haut niveau dans certaines régions et plus particulièrement dans la nôtre.

Agir pour ne plus subir

Depuis plus d’un an, la plupart d’entre nous s’est résignée à subir sans comprendre les décisions gouvernementales et une partie de notre vie est désormais régie par la certitude que tout peut changer d’un moment à l’autre et que nous n’y pouvons rien. Et pourtant nous y pouvons toutes et tous quelque chose. Dans des établissements scolaires, des personnels ont réussi à imposer des conditions de travail déterminées par eux·elles-mêmes et à obtenir des aménagements matériels ou des moyens humains pour améliorer leur situation et minimiser les risques face à l’épidémie. Dans d’autres secteurs d’activité de 1re ligne (à la RATP par exemple) des avancées ont également pu être obtenues en ne lâchant rien sur le terrain. L’atomisation et la solitude dans lesquelles nous avons été placées ne sont pas immuables.

Plus que jamais, il est nécessaire de faire remonter toutes les absurdités et mises en danger constatées dans les établissements scolaires et d’imposer des conditions de travail qui ne soient pas contraires à la santé physique et mentale des personnels comme des élèves. Signalements RSST, droits d’alerte et de retrait, témoignages publics, réunions avec les collègues et les parents d’élèves, informations au public et aux médias, grèves, manifestations... Il appartient à chacun et chacune d’entre-nous, selon ses réalités, de sortir de l’apathie qui nous étouffe. Car, au milieu de toutes les incertitudes qui nous assaillent, nous pouvons au moins être sûr·es d’une chose : ce n’est pas le gouvernement qui améliorera nos conditions de travail et de vie. Pour cela nous ne pouvons compter que sur les rapports de force que nous instaurerons.

Nous revendiquons :

- des vaccins pour tous les personnels qui le souhaitent sans condition d’âge et avec choix du vaccin
- des masques ffp2 pour les personnels qui le souhaitent, 2 masques chirurgicaux gratuits par jour pour les élèves et les personnels,
- du gel hydralcoolique gratuit,
- la livraison sur le lieu de travail du matériel de protection supplémentaire dont chaque personnel ne pouvant appliquer la distanciation doit pouvoir bénéficier à sa demande (visières, gants, surblouses, pour les personnels AESH notamment)
- la mise à disposition sans délai des 2 autotests hebdomadaires gratuits promis aux personnels
- la généralisation des tests itératifs ou la mise en place de tests selon le principe du "pooling" en primaire
- l’installation de capteurs de CO2 dans tous les espaces intérieurs,
- l’embauche de personnel pour former les élèves de lycées aux autotests
- la mise en place en primaire, en 6e et en 5e de 1/2 groupes au dessus d’un certain nombre d’élèves dans la classe
- l’aménagement des lieux et temps de restauration scolaire,
- des personnels supplémentaires : pour l’enseignement, pour l’aide aux élèves, pour l’entretien des locaux, pour assurer tous les remplacements nécessaires
- du temps de concertation banalisé pour établir les règles communes et s’adapter au protocole sur temps scolaire et hors temps scolaire,
- l’abrogation du jour de carence, notamment pour les congés maladie qui suivent la vaccination,
- une campagne d’information sur la diffusion du virus afin de faciliter la compréhension des contaminations et donc l’adhésion à certaines mesures sanitaires (aération et port du masque).


Foire aux questions

Dépistage et moyens de protection

Vais-je recevoir des autotests ?
D’après le Rectorat, tou-tes les personnels qui travaillent dans les écoles (enseignant-es, AESH, ATSEM) devraient recevoir à partir du lundi 26 avril une boîte de 5 autotests de marque Biosynex.
Le mode d’emploi se trouve ici
La question reste de savoir quand les boîtes d’autotests seront acheminées du Rectorat jusqu’aux écoles...

J’ai fait un autotest et le résultat est positif. Que dois-je faire ?
Je dois réaliser un test PCR pour confirmer le résultat. En attendant, je suis placé-e en isolement.

Je suis AESH, je souhaite recevoir du matériel de protection supplémentaire (visière, gant, surblouse), comment dois-je faire ?
Il faut adresser une demande écrite, par mail, à chargemission-ctash@ac-paris.fr avec en copie le/la pilote du PIAL et le syndicat SUD éducation Paris (contact@sudeducation75.org)

Quand les élèves vont-ils/elles être testé-es ?
Les dépistages réguliers se poursuivent pour une douzaine d’écoles "sentinelles". Pour les autres, les dépistages seront organisés en cas d’apparition de clusters.

Vais-je recevoir des masques FFP2 ?
Les personnels de la Mairie de Paris des écoles maternelles ont reçu des masques FFP2 mais les personnels de l’Éducation nationale attendent toujours...
Nous avons une nouvelle fois écrit au Rectorat pour demander la mise à disposition de masques réellement protecteurs :

Courrier demande matériel de protection
Cliquer sur l’image pour lire le courrier

Vaccination

Suite au vaccin j’ai été malade et absent-e. Aurai-je une journée de carence ?
Oui. Pour éviter cela, si on est malade, il faut se déclarer sur la plateforme Ameli santé comme symptomatique et aller se faire tester dans les 4 jours. Cela permet de ne pas avoir de retrait de salaire.

Quand serai-je vaccinné-e ?
On ne sait pas pour les moins de 55 ans sans comorbidités. Des annonces devraient être faites dans les prochaines semaines pour les 50-55 ans seulement si on en croit le gouvernement.

Avec quel vaccin serai-je vacciné-e ?
La volonté est clairement de vacciner les personnels d’éducation de plus de 55 ans qui utilisent le coupe-file avec Astra-Zeneca. Pour les autres personnels, on ne sait qu’une chose : ce ne sera pas avec Astra-Zeneca car il est réservé aux plus de 55 ans.

Cas contacts

Je suis cas contact avec une personne qui vit sous le même toit que moi, que dois-je faire ?
Réaliser un test antigénique le jour même de l’information de la positivité de la personne et faire un test PCR 7 jours après. Même si je suis négatif-ive à ce PCR, je dois encore rester isolé-e 7 jours après la fin des symptômes de la personne qui vit sous le même toit que moi. Pendant ce laps de temps, il faut rester à l’isolement et n’en sortir que si les résultats du test PCR sont négatifs. Pendant l’isolement, l’Éducation nationale voudrait me considérer comme étant en télétravail. Pourtant, le télétravail, dans la Fonction publique, ne peut être mis en place qu’à la demande de l’agent-e. Je peux donc demander à être placé-e en autorisation d’absence ou je peux demander un arrêt de travail via ce lien.

Je suis cas contact officiel (réception message audio ou SMS de la CPAM) avec une personne vivant en dehors de mon foyer que dois-je faire ?
Réaliser un test antigénique le jour même ou le lendemain de la réception du message. Refaire un tests PCR 7 jours après le dernier contact (et pas après la réception du SMS de la CPAM). Pendant ce laps de temps rester à l’isolement et n’en sortir que si les résultats du test PCR sont négatifs. Pendant l’isolement, l’Éducation nationale voudrait me considérer comme étant en télétravail. Pourtant, le télétravail, dans la Fonction publique, ne peut être mis en place qu’à la demande de l’agent-e. Je peux donc demander à être placé-e en autorisation d’absence ou je peux demander un arrêt de travail via ce lien.

Je sais que je suis cas contact mais je n’ai rien reçu d’officiel (appel ou SMS de la CPAM), que dois-je faire ?
Faire un test antigénique sans attendre la réception officielle du message de la CPAM. Demander à la personne qui est positive et avec qui j’ai été en contact si elle m’a bien signalé-e à l’ARS ou à la CPAM (il y a parfois des oublis). Sinon, lui demander de le faire. Si oui attendre leur appel ou SMS (cela peut prendre 24 h). Signaler à votre entourage (et donc aussi sur votre lieu de travail) que vous êtes cas contact afin que les personnes disposent des informations nécessaires pour déclencher ou pas des mesures d’autoprotection.
CONSEIL : prendre contact avec votre médecin pour expliquer situation et bénéficier d’un arrêt préventif ou bien, si vous ressentez des symptômes, suivre la procédure expliquée sur ce lien.

J’ai mangé avec un-e collègue positif-ive, que dois-je faire ?
Faire un test antigénique sans attendre la réception officielle du message de la CPAM. Demander à la personne qui est positive et avec qui j’ai mangé de me signaler à l’ARS ou à la CPAM (il y a parfois des oublis). Signaler à votre entourage (et donc aussi sur votre lieu de travail) que vous êtes cas contact afin que les personnes disposent des informations nécessaires pour déclencher ou pas des mesures d’autoprotection.
CONSEIL : prendre contact avec votre médecin pour expliquer situation et bénéficier d’un arrêt préventif ou bien, si vous ressentez des symptômes, suivre la procédure expliquée sur ce lien.

Pourquoi ne suis-je pas déclaré-e officiellement cas contact à risque alors que j’ai été au contact d’une personne positive ?
- soit la Dases ou l’ARS considère que vous n’entrez pas dans le cadre permettant de vous déclarer cas contact parce que le contact n’est pas considéré comme rapproché ou n’a pas duré assez longtemps ou parce que vous et la personne positive portiez votre masque. Voir sur ce lien qui est considéré-e contact à risque et qui ne l’est pas ;
- soit vous avez été oublié-e (oubli de déclaration par la personne positive ou oubli par la Dases, l’ARS ou la CPAM qui sont débordées).
CONSEIL : FAIRE UN TEST ET voir la question "Je sais que je suis cas contact mais je n’ai rien reçu d’officiel"

J’ai des symptômes mais je n’arrive pas à avoir RDV avec mon médecin pour m’arrêter.
Il faut se déclarer sur le site ameli santé pour bénéficier d’un arrêt de travail généré automatiquement le temps de se faire tester et d’avoir les résultats (4 jours maximum). La procédure est expliquée sur ce lien.

Je suis positif-ive, mes élèves sont-ils/elles cas contacts ?
Selon la nouvelle foire aux questions ministérielle, l’apparition d’un cas confirmé parmi les personnels n’implique pas automatiquement la fermeture de la classe.

Un-e élève est positif-ive dans ma classe, que se passe-t-il ?
La classe est alors fermée pour une durée de 7 jours mais les personnels de la classe ne sont pas automatiquement considéré-es comme cas contacts à risque. À l’issue de la période de fermeture, les responsables légaux des élèves de plus de 6 ans devront attester sur l’honneur de la réalisation d’un test par l’élève et du résultat négatif de celui-ci.
L’élève qui avait été testé-e positif-ve est isolé-e 10 jours pleins à partir de la date de début des symptômes (cas symptomatiques) ou à partir du test positif (cas asymptomatiques).

Un-e élève a des symptômes dans ma classe que se passe-t-il ?
L’élève doit être isolé-e. Ses responsables légaux sont averti-es et doivent venir le/la chercher. L’enseignant-e chargé-e de direction d’école ou le/la chef-fe d’établissement explique à la famille la procédure à suivre à savoir :
- éviter les contacts et consulter un médecin ou la plateforme Covid-19
- consultation d’un médecin conditionnant le retour dans l’établissement scolaire.

Combien de temps après des symptômes évocateurs est-ce qu’un-e élève peut revenir à l’école ?
L’élève ne doit pas revenir avant d’avoir consulté un médecin. Le retour peut s’effectuer si le test réalisé s’avère négatif ou si les responsables légaux attestent par écrit avoir consulté un médecin et qu’un test n’a pas été prescrit. À défaut d’attestation ou de test, le retour se fera après 10 jours si absence de fièvre.

Un-e adulte est positif-ive à la covid dans mon école. Qui peut être désigné-e cas contact ?
Sont considérées comme "cas contacts à risque" par la Dases ou l’ARS les personnes qui se trouvaient dans le même lieu que la personne positive sans port de masque croisé, donc en général pour les repas, les goûters, des soins...

Quand un-e élève est possiblement cas contact qui doit être informé-e ?
Le directeur ou la directrice de l’école dans le premier degré et le ou la chef-fe d’établissement dans le second degré prévient les responsables légaux de l’élève possiblement cas contact et lui demander, par mesure de précaution, de ne pas venir à l’école ou dans l’établissement jusqu’à la validation par la Dases ou l’ARS.

Je suis AESH, l’enseignant-e de la classe où j’accompagne un-e élève est positif-ive, suis-je considéré-e cas contact ?
Non, sauf si nous avons eu un contact prolongé (au-delà d’un quart d’heure) sans masque.

Si j’ai un arrêt de travail pour suspicion de covid-19 ou covid-19 aurais-je des jours de carence ?
Non, les décrets en vigueur ont suspendu le jour de carence jusqu’au 31 mars 2021 et le ministère de la Transformation de la Fonction publique a annoncé que cette disposition serait prolongée jusqu’au 1er juin 2021.

Brassage et nettoyage des classes

Les brassages sont-ils autorisés ?
Le non brassage entre élèves de classes différentes doit être respecté.

Doit-on accueillir les élèves des enseignant-es absent-es ?
Lorsqu’un-e enseignant-e absent-e n’est pas remplacé-e, les élèves ne peuvent en aucun cas être réparti-es dans les autres classes. L’accueil des élèves est alors suspendu dans l’attente de l’arrivée du remplaçant ou de la remplaçante.

Le nettoyage de ma classe doit il être effectué chaque jour ?
Oui, un nettoyage des sols et des grandes surfaces (tables, bureaux) doit être réalisé au minimum une fois par jour. Un nettoyage désinfectant des surfaces les plus fréquemment touchées par les élèves et personnels dans les salles, ateliers et autres espaces communs (comme les poignées de portes) doit également être réalisé plusieurs fois par jour.

Ma classe est fermée

Un-e élève de ma classe est positif-ive, combien de temps ma classe va t-elle fermer ?
La classe fermera 7 jours.

En cas de fermeture de ma classe à quoi suis-je tenu-e en terme de continuité pédagogique ?
L’Éducation nationale voudrait me considérer comme étant en télétravail. Pourtant, le télétravail, dans la Fonction publique, ne peut être mis en place qu’à la demande de l’agent-e. Je peux donc demander à être placé-e en autorisation d’absence. Vous n’êtes donc tenu-e à rien et on ne peut vous imposer de travailler à distance même si cela n’interdit bien sûr pas de communiquer avec vos élèves.

Je suis AESH, la classe où est l’élève que j’accompagne est fermée car il y a eu un cas positif, que se passe-t-il pour moi ?
Je dois tout d’abord m’assurer que j’ai bien été pris-e en compte lors de l’identification des cas contacts. Si je ne suis pas cas contact à risque, je peux me rapprocher du pilote du PIAL et attendre ses consignes. Il ne peut pas m’être demandé de faire acte de présence dans l’établissement scolaire ou de m’occuper d’un autre élève.

Ma classe est fermée, peut-on exiger de moi que je me rende chaque jour sur mon lieu de travail ?
Si ma classe est fermée, je peux faire valoir le fait que j’assure l’enseignement à distance et, dans ce cas, je n’ai pas à me rendre sur mon lieu de travail. Sinon, je peux me rendre sur mon lieu de travail pour aider mais, dans tous les cas, je n’ai pas à faire une double journée de travail, sur place et à distance.

Ma classe est fermée peut on exiger que je remplace un-e collègue absent-e non remplacé-e ?
Si vous assurez une continuité pédagogique pour vos élèves vous ne pouvez vous mettre dans une situation de double travail. Par ailleurs, toute demande de changement de mission (et effectuer un remplacement en est un) doit venir de l’IEN ou du chef d’établissement et être formulée par écrit. Si un tel ordre venait, contacter immédiatement le syndicat.

La classe de mon enfant est fermée

Mon enfant est au collège, puis-je le garder la semaine du 26 avril ?
Le dispositif d’accueil dans les collèges pour les enfants des professionnels indispensables accueillera en priorité les enfants des personnels du premier degré durant tout le temps scolaire pendant la semaine du 26 avril. Aucune autorisation n’est pour l’instant prévue mais les syndicats sont en train d’agir pour que les personnels d’éducation bénéficient de ce droit comme tous les personnels de la Fonction publique.
SUD éducation Paris a adressé un courrier dans ce sens au Directeur d’académie et au DASEN :

2021-04-26 Courrier Directeur Académie et DASEN au sujet des ASA garde d’enfant

Dans leur réponse, le Directeur d’académie et le DASEN affirme qu’il n y aura pas de systématisation des refus d’autorisation d’absence mais que les situations conduisant à donner des ASA au motif d’absence de solution de garde devraient être très exceptionnelles. Nous conseillons donc à tous les personnels qui se trouveraient dans une situation difficile à solliciter une autorisation d’absence, en mettant en copie SUD éducation Paris.

L’école ou la classe de mon enfant est fermée, dans quelle situation administrative suis je pour le/la garder ?
Si vous devez garder votre enfant, cela peut vous placer dans l’impossibilité d’assurer un quelconque travail à distance. Vous êtes alors placé-e en autorisation spéciale d’absence (ASA). Vous devez fournir :
• un justificatif de l’établissement attestant que l’enfant ne peut être accueilli-e ou d’un document de l’Assurance maladie attestant que votre enfant est considéré-e comme « cas contact » ;
• une attestation sur l’honneur vous êtes le seul ou la seule des deux parents demandant à bénéficier d’un arrêt de travail pour les jours concernés.
Lorsque vous gardez votre enfant, vous n’êtes tenu-e à rien et on ne peut vous imposer de travailler à distance même si cela n’interdit bien sûr pas de communiquer avec vos élèves.

Sorties et réunions

Les réunions (conseils d’école, conseils des maîtres-ses) sont elles maintenues ?
les réunions regroupant plus de 6 personnes dans une même pièce doivent se tenir à distance. Seuls les conseils de discipline peuvent continuer à être organisés en présentiel en regroupant plus de 6 personnes.

Les classes de découverte sont-elles maintenues ?
Pour l’instant, les voyages scolaires avec nuitée sont reportés.

Les sorties régulières telles que le gymnase ou la piscine sont-elles maintenues ?
La pratique du sport à l’intérieur n’est pas autorisée, y compris les activités de « basse intensité » et les activités aquatiques dans les piscines. Les gymnases ne peuvent plus être utilisés.

Pressions hiérarchiques

Mon/ma chef-fe d’établissement veut m’imposer une réunion en présentiel.
Les réunions en présentiel regroupant plus de 6 personnes doivent se tenir à distance. Celles regroupant moins de 6 personnes peuvent se faire en présence mais dans le respect des gestes barrières, de la distanciation, du port du masque...

Suis-je tenu-e d’assurer un enseignement à distance aux élèves isolé-es car cas contact ?
Le télétravail, dans la Fonction publique, ne peut être mis en place qu’à la demande de l’agent-e. Vous n’êtes donc tenu-e à rien et on ne peut vous imposer de travailler à distance même si cela n’interdit bien sûr pas de communiquer avec vos élèves.

Je suis AED, on me demande d’assurer la classe alors que l’enseignant·e est en éviction ?
Non, faire classe ne fait pas partie des missions des assistant·es d’éducation. Je peux cependant être amené·e à surveiller les élèves en classe lors d’un cour à distance donné par l’enseignant·e. En cas de doute, contactez SUD éducation Paris (contact@sudeducation75.org)


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