Compte rendu du CTA du 22 juin 2021

mardi 22 juin 2021
par  Sud éducation Paris
popularité : 5%

Le comité technique académique (CTA) du 22 juin 2021 était consacré à la nouvelle carte des PIAL mais a été aussi l’occasion de pointer l’organisation catastrophique du bac 2021 et de revenir sur l’actualité du premier degré.

SUD éducation Paris a commencé par dénoncer ces dysfonctionnements ainsi que les manques criants liés à la formation continue des personnels, qui seront de nouveau évoqués lors d’un conseil académique de formation le mercredi 23 juin.

Déclaration de SUD éducation Paris au CTA du 22 juin 2021
Cliquer sur l’image pour lire la déclaration

(Dés)organisation du baccalauréat

La direction de l’académie a indiqué s’être impliquée fortement pour l’organisation des épreuves de français, de philosophie et du grand oral.
D’après le Rectorat, les épreuves écrites se sont bien déroulées et les sujets n’auraient pas suscité de critiques. Pour autant, la direction de l’académie reconnaît des problèmes liés à l’utilisation de Santorin pour la correction numérique.

Pour ce qui est épreuves orales, face aux difficultés que rencontrait le SIEC, le Rectorat reconnaît qu’il a dû gérer l’urgence. Un vivier de professeur·es réservistes a ainsi été constitué avec les chef·fes d’établissement et les IA-IPR. Ces professeur·es ont été convoqué·es selon les besoins, souvent au dernier moment, par l’intermédiaire du SIEC.

Le Rectorat annonce qu’un audit sera fait pour analyser tous les dysfonctionnements.

Vaccination

Le Rectorat a pris la décision de proposer une vaccination dite "prioritaire" à partir de la fin juin pour éviter que les personnels ne doivent se voir injecter une deuxième dose en plein milieu de l’été. On appréciera le sens du timing et les personnels n’auront heureusement pas attendu que l’Éducation nationale organise la vaccination...

Courrier du recteur sur la campagne de vaccination

Gestion des personnels du premier degré

La direction de l’académie défend une nouvelle fois son projet de fusion des postes de BD-école et de BD-circonscription. Nous continuons à opposer les mêmes arguments face à ce projet, voir notre article qui y est consacré.

À la rentrée, les remplaçant·es seront toutes et tous rattaché·es administrativement à une école et seront géré·es au quotidien par les secrétaires de circonscription.
Concrètement, les secrétaires feront remonter aux services du Rectorat les besoins en remplacement, qui auront la possibilité de missionner un·e remplaçant·e dans une autre circonscription.

Concernant les résultats du mouvement, la direction de l’académie annonce que le taux de satisfaction correspond à peu près à celui de l’année dernière.
Pour autant, le profilage des postes de direction risque de conduire à une désorganisation complète : que va-t-il se passer si un directeur ou une directrice en poste est finalement affecté·e sur une école avec un poste à profil ?
À partir de l’année prochaine, la direction annonce que le mouvement "classique" se déroulera en même temps que le mouvement sur postes à profil.

Gestion des personnels du second degré

Les travaux à Maria Deraismes pour permettre l’accueil des élèves et des personnels de Rabelais commencent ce jour.

AESH et PIAL

Le projet de carte des PIAL pour la rentrée 2021 a été présenté lors du CTA. Il prévoit :
- 64 PIAL écoles comprenant en moyenne 10 écoles ;
- 65 PIAL collèges et lycées, comprenant en moyenne 4 à 5 établissements.

Carte des PIAL rentrée 2021 - écoles
Carte des PIAL rentrée 2021 - collèges et lycées

Les PIAL 1er degré seront pilotés par les IEN de circonscription ; ceux du 2d degré par les chef·fes d’établissement, par roulement. Leur coordination sera confiée à des collègues AESH. SUD éducation Paris rappelle que cela ne peut être imposé et appelle les collègues à refuser d’exercer cette mission qui crée de fait une hiérarchie entre collègues.

SUD éducation Paris s’oppose à cette logique de mutualisation des moyens. Quoi qu’en dise l’académie, les PIAL c’est la dégradation des conditions de travail des personnels accompagnant-es et la dégradation des conditions d’accompagnement des élèves.

L’académie, qui se passe d’un quelconque bilan des PIAL du point de vue des plus de 3200 AESH, est restée sourde face à nos remarques et poursuivra la mise en œuvre de cette nouvelle organisation qui va dégrader les conditions de travail des AESH. Les avenants seront édités en septembre et parviendront sans doute aux AESH par courrier. Les avis d’affectation en PIAL seront quant à eux adressés aux AESH avant le début des vacances scolaires.

Aucun maximum d’élèves à accompagner ne sera fixé par l’académie et il n’y aura pas non plus de nombre maximum d’écoles ou d’établissements d’intervention car « cela ne correspond pas à l’esprit du PIAL ».

Concernant la formation, les échanges se poursuivront lors du conseil académique de formation mais il apparaît d’ores et déjà qu’aucune formation n’est fléchée "AESH".

Bilan du compte personnel de formation

Sur 77 dossiers déposés pendant la campagne 2020-2021 (28 pour le 1er degré, 44 pour le 2d degré et 5 AESH), 32 ont été acceptés (dont 5 après un recours gracieux).

Les refus concernent :
- les demandes de formations qui sont limitées au renforcement des compétences professionnelles (atelier d’écriture, langues), sans projet d’évolution professionnelle ;
- les dossiers incomplets, malgré des relances ;
- les formations au permis de conduire ;
- les dossiers qui manquent de clarté ;
- les demandes qui sont hors champ du CPF ;
- les projets incompatibles avec la position administrative de l’agent (en disponibilité par exemple).

Affectation des élèves en 6e

Des mesures ont été mises en place pour mettre de l’ordre dans les affectations en 6e : des vérifications d’adresses ont été faites, 4 classes ont été créées sous réserve des inscriptions et les directrices et directeurs d’écoles ont été sollicité·es pour signaler les départs dans le privé afin de libérer des places dans les collèges publics.

À l’heure actuelle, 14098 affectations ont été prononcées, dont 384 réaffectations administratives (affectations en dehors du collège de secteur), contre 686 en 2020.

Les réaffectations administratives concernent les collèges sous tension, dans lesquels le nombre d’élèves de CM2 excède largement le nombre de places en 6e. C’est le cas normalement au collège Villon, qui ne peut accueillir qu’environ 120 élèves de 6e alors que plus de 200 élèves y sont sectorisé·es. Pour le Rectorat de Paris, il s’agit d’un problème de sectorisation, qui est une prérogative de la collectivité territoriale et non de l’académie.
Le conseil d’école de l’école élémentaire Brancion, dont les élèves sont normalement sectorisé·es à Villon, s’est ému de cette situation chaotique qui conduit l’ensemble des élèves à être réaffecté·es ailleurs.

Motion du conseil d’école de l’école élémentaire Brancion

Annonces

Pratique