DOUCE FRANCE !

jeudi 20 septembre 2007
par  sud75
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C’est dans un Paris nettoyé de ses miséreux que s’effectue cette rentrée. Eté pourri, nettoyage de printemps : plus de tentes dans les rues, le long de la Seine ou des canaux, sous les arcades des métros aériens, plus de campements de Roms aux abords des stades ,coupe du monde de rugby oblige ! La misère n’est plus visible, donc il n’y a plus de misère...

Cette rentrée s’effectue aussi dans une France nettoyée de nombreux sans-papiers. Quelques révoltes solidaires de passagers ou des personnels d’Air France ont parfois rendu "visible" ces expulsions estivales, mais la majorité s’est faite dans l’ombre et le silence.

Expulsion pour les uns, enfermement pour les autres : des prisons supplémentaires pour pouvoir condamner plus, des centres pénitentiaires spéciaux pour les malades mentaux, des centres éducatifs fermés pour les jeunes. Le karcher gouvernemental va faire un beau petit pays bien propre pour que nous puissions travailler plus, plus longtemps et gagner moins !

Notre président se fend d’une belle lettre pour nous, les personnels de l’Education Nationale. Il va revaloriser notre fonction. Premier cadeau : la suppression de 11000 postes. Et ce cachotier ne dit pas tout : combien de milliers de personnels précaires, vacataires, contractuels, etc... ne verront pas leurs contrats renouvelés ?

Nous savons aussi que son gouvernement a ouvert de nombreux « chantiers » pour nous construire un avenir radieux : retraite, sécurité sociale, contrat de travail unique, droit de grève...

Dans les lettres de missions qu’il a écrites à ses ministres c’est un grand projet très cohérent de « modernisation » de la société française qui se dessine, le projet cher à ses amis du MEDEF.

Les "grands" syndicats de I’éducation nationale se sont réunis le 12 septembre pour annoncer... une "campagne d ’explication" aux personnels ! Quant aux syndicats interprofessionnels, ce qui semble les soucier pour le moment, c’est surtout de ne pas être reçus pour négocier : négocier l’allongement du temps de travail, la flexi-sécurité, le service minimum...

Certes, seuls nous ne pouvons pas grand chose. C’est tous ensemble que peut et doit se construire cette résistance.

SUD éducation se tient prêt à y prendre toute sa part, et à mettre tous ses moyens au service de ce combat. Au niveau interprofessionnel, comme dans le champ de l’éducation.

Nous gagnerons tous ensemble, ou nous pourrions bien tout perdre. La solidarité est notre arme principale.


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