Communiqué de presse du collectif de soutien aux victimes de la répression du mouvement 2005

dimanche 25 novembre 2007
par  Sud75
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Huit jeunes étaient convoqués jeudi 22 novembre 2007 au TGI de Paris, accusés de dégradation de biens publics et de violences en réunion.

Les faits remontent au 20 avril 2005, jour de l’occupation d’une annexe désaffectée du ministère de l’Éducation Nationale dans le cadre de la mobilisation lycéenne contre la loi Fillon entre janvier et avril 2005.

Lors de l’évacuation, 200 personnes ont été interpellées et conduites dans des commissariats parisiens. Les violences policières, systématiques contre les manifestants, ont été telles ce jour-là que même les rapports internes de la police en ont dénoncé les excès.

Pour dissuader encore plus la jeunesse de participer à des mouvements sociaux, la justice prend le relais des violences policières.

De fait treize personnes (huit mineurs au moment des faits convoqués ce jour et cinq majeurs, dont un professeur de Sud Éducation, convoqués le 10 décembre 2007) ont été poursuivies et doivent répondre de l’ensemble d’un mouvement deux ans et demi après les faits.

Nous dénonçons l’arbitraire de cette procédure et les violences subies par les manifestants.

Nous exigeons la relaxe pour tous les participants au mouvement lycéen dont la légitimité a été actée par le départ du ministre Fillon suite à ce mouvement.

Les avocats plaidant la nullité de la procédure, le procès est reporté au 26 juin 2008.

Les majeurs doivent toujours comparaître le 10 décembre 2007.

vendredi 23 novembre 2007


Le Collectif de soutien aux victimes de la répression du mouvement lycéen
AL, JC, PCF, LES VERTS, LO, LCR, JCR.
CGT Educ’Action, CNT Education, SUD Education, FSU, UNEF, UNL, FIDL, FSE.
FCPE IDF, AC !, DAL, Act Up Paris.


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