Vote en CTP sur le règlement du temps de travail en Île-de-France : les revendications des agents foulées aux pieds

vendredi 29 juin 2012
par  sud75
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À la trappe la journée continue intégrant les 30 minutes de pause repas comprises dans le temps de travail. La pause méridienne n’est en effet toujours pas décomptée comme temps de travail, alors qu’elle l’était précédemment. De ce fait, les agents des lycées se voient contraints d’effectuer au minimum 90 heures de plus à l’année.
À la trappe la réglementation Éducation nationale sur les jours fériés, quand un agent travaille avant ou après un jour férié, celui était comptabilisé comme du service effectif. Ils ne sont toujours pas recomptabilisés comme du temps de travail ; ce qui constitue une atteinte supplémentaire aux acquis des agents.
À la trappe la suppression des impacts RTT en cas de maladie.
À ces mesures de régression sociale, le règlement en ajoute encore d’autres comme le travail le week-end dont les heures ne seront valorisées qu’à des taux ridiculement faibles.

Le nouveau règlement du temps de travail présenté au CTP du 27 juin, constitue toujours une régression sociale.

Sud Éducation s’est bien sûr opposé à l’application de ces mesures en votant contre le règlement sur le temps de travail, au contraire de l’UNSA, FO, CFDT, CGT qui, avec l’ensemble des organisations politiques, ont voté pour.

Tout comme l’audit de la Région sur le temps de travail commandé au cabinet Ernst & Young, l’annonce d’un alignement des horaires des agents des lycées sur celui des agents du siège n’est malheureusement qu’un leurre. Le prétexte invoqué pour faire passer ce règlement est que tout agent disposera désormais du même emploi du temps. Or, c’était déjà le cas avant !

Passer de 1578 heures à 1554 n’est en rien un gain de 24 heures sur l’année. C’est oublier que la pause méridienne n’est plus comptabilisée dans le temps de travail depuis septembre 2011. C’est en fait un allongement d’environ 70 heures sur l’année. Ceci ne représente en aucun cas une avancée sociale ! Quoi qu’en disent les syndicats signataires.

Ce règlement, même après sa refonte, constitue une régression pour tous les agents. Il renforce l’organisation pathogène du travail déjà constatée à la Région et les dérives que nous avons constatées à la Poste ou à France Télécom, avec tout ce que cela implique comme souffrance et comme dégradations des conditions de travail et de service rendu à la population.

4 journées de mobilisation, des grèves si bien suivies que la région refuse encore de communiquer les chiffres, des pétitions arrivant par centaines dans les bureaux de l’exécutif n’ont pas suffi à convaincre certains syndicats censés défendre les travailleurs mais qui les lâchent au moment crucial, de même que certaines organisations politiques prônant la justice sociale.

De l’UMP au Front de Gauche, en passant par le MODEM, les Verts et le Parti socialiste, de l’UNSA à la CGT, en passant par Force Ouvrière et la CFDT, tous ont choisi de voter POUR ce règlement temps de travail.

Seuls SUD Éducation et le SYNPER continuent de s’y opposer, rejoints par la FSU et la CFTC.

Sud Éducation se bat pour la réduction immédiate du temps de travail pour l’ensemble des catégories de personnels : 32h. hebdomadaires maximum, pour ceux qui en font plus !

Le 12 juillet 2012, les élus doivent ratifier ce règlement temps de travail.

Organisons-nous dès maintenant pour faire aboutir nos revendications de réduction du temps de travail pour toutes et tous et refuser toutes mesures d’allongement du temps de travail. Non à ce règlement de régression sociale !


Infos Sud - Juillet / Août 2012


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