Liquidation chez les AED : on se débarrasse d’abord des plus politisés.

mardi 9 juillet 2013
par  Sud éducation Paris
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Liquidation chez les AED : on se débarrasse d’abord des plus politisés.

En cette fin d’année, de nombreux contrats d’AED ne sont pas renouvelés.
Certains le savent déjà, d’autres non, puisque l’employeur (le chef d’établissement) n’a pas à justifier le non-renouvellement et doit simplement prévenir au moins un mois avant le terme du contrat. (Attention cette procédure se déroule parfois au mois de juillet, quand les établissements sont vides...)

Dans toutes les académies, les rectorats imposent des Emplois d’Avenir Professeur, des étudiants de licence qui doivent faire 12h « d’observation active » payés 400 euros (hors bourses éventuelles), dans les écoles et les établissements. Cela permet d’économiser les heures d’accompagnement éducatif et donc de supprimer en masse des postes d’AED.
De plus, le ministère distribue des contrats précaires à la pelle (CUI-CAE, c’est à dire des contrats d’insertion pour chômeurs en fin de droits), avec d’autant plus de « générosité » qu’ils sont financés par le ministère du travail, afin de dégonfler artificiellement les chiffres du chômage et de boucher les trous dans les établissements scolaires.

À Paris, les chefs d’établissement compressent le personnel : c’est l’heure des plans sociaux !

Certains en profitent pour se débarrasser des gêneurs : par exemple dans la cité scolaire Rodin, huit AED qui avaient participé à des actions et mouvements sociaux ne sont pas repris l’année prochaine.
Autre exemple encore plus criant de répression politique et syndicale, au lycée Martin Nadaud, la CPE et la direction écrivent noir sur blanc, que le critère de non-renouvellement de deux AED est leur « conscience politique » et leur trop grande proximité avec les personnels syndiqués de l’établissement. La publication de ces écrits par la CGT et la mobilisation des personnels de l’établissement ont heureusement permis le non-licenciement de ces deux AED.

C’est aussi la mobilisation au collège Guillaume Budé, en grève la semaine du brevet, qui a permis de récupérer un temps plein d’AED.

Sud Éducation Paris dénonce le recrutement massif d’emplois précaires, exige la titularisation immédiate et sans condition de tous, ainsi que la création de postes à la hauteur des besoins exprimés par les personnels.


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