Soutien aux bas-salaires de Paris 8 : jeudi 12 mars à partir de 18h, Université de Saint-Denis, 2 rue de la liberté, à Saint Denis, Métro 13, station ST Denis université

jeudi 12 mars 2015
par  Sud éducation Paris
popularité : 8%

La grève se poursuit à Paris 8 depuis 8 semaines. La grève des bas salaires (des femmes pour la plupart !)

Un rendez-vous est prévu : jeudi 12 mars à partir de 18h. Les collègues organisent une soirée à la fac pour populariser leur lutte (2 rue de la liberté, à Saint Denis, Métro 13, station ST Denis université).

Extraits de Collectif "journal de lutte de Paris 8".

Pourquoi la grève ?

Face à une direction complice de l’austérité à l’université.
Face à une gestion opaque des finances de la fac.
Face au mépris et à l’autoritarisme de Danielle Tartakowsky.
Face aux salaires de misère après des années de bons et loyaux services.
La grève est un Droit, un Devoir, la grève est légitime !

Nous tous, en tant que membres de la communauté universitaire, avons le droit et le devoir de porter un coup d’arrêt à notre précarisation rampante. La légitimité pour s’interposer entre nos vies et ceux qui
décident de ruiner le personnel, les étudiant.e.s, et la recherche.

La grève est notre outil démocratique. Elle se vote, après débat, en assemblée générale, où tous ont le droit d’exprimer leurs opinions et leurs choix. La grève tranche par sa transparence et sa franchise avec les méthodes discrétionnaires de la direction de Paris 8.

La grève est notre arme à tous, pour faire entendre nos voix. Pour faire plier la politique de sabotage budgétaire de l’université, nuisible à tous. Arrêter l’activité de la fac par la grève, c’est rappeler à nos dirigeants que le cœur battant de la faculté, c’est son personnel, ses étudiant.e.s, ses professeurs !

Vive la grève !

De l’Université de Vincennes ouverte aux travailleurs et travailleuses... aux retenues sur salaire pour faits de grève

En ayant étudié pendant la période des contre- réformes et d’une politique de libéralisation de l’enseignement supérieur et la recherche, il est difficile d’imaginer une université ouverte à tous et toutes. Cependant, notre université a une longue histoire de lutte. L’université Paris 8,anciennement appelée Université de Vincennes, est issue du mouvement de grève le plus important de l’histoire de l’Europe occidentale. Fondée juste après l’explosion sociale que fut mai 68 et
conçue comme un « Centre universitaire expérimental », les valeurs qui l’ont bâtie étaient celles de l’ouverture, de la critique, de la démocratie avec la volonté d’un accès à l’enseignement supérieur pour les travailleurs et travailleuses. Les cours du soir, l’existence de crèches à l’intérieur de l’université, le libre accès aux cours pour les étranger-e-s et la remise en question des rapports traditionnels entre professeur-e-s et étudiant-e-s étaient sa marque de fabrique.

Depuis, cette fac a connu beaucoup de mouvements de grève et des mobilisations aussi bien de la part des étudiant-e-s que du personnel. Malgré de nombreux changements et l’imposition des réformes néo-libérales qui cherchent à le détruire, son héritage continue d’exister chez ceux et celles qui luttent aujourd’hui et qui revendiquent ces valeurs. Les manifestations massives et la grève contre la loi Devaquet en 1986 en sont la preuve, en passant par la lutte contre le CPE en 2006, jusqu’aux mouvements de grève contre la LRU et contre la réforme des retraites en 2010.

Du fait de cette tradition, il n’y a jamais eu dans cette université de retraits sur salaire pour des faits de grève. Paradoxalement, aujourd’hui, et sous une Présidence qui se dit de « gauche » et « spécialiste des mouvements sociaux », les retenues sur salaire deviennent une réalité...

Lorsque que Danielle Tartakowsky participait en 2009 à la « ronde des obstinés », lors du mouvement contre la réforme LRU, elle ne perdait pas un euro de salaire. Aujourd’hui elle attaque le droit de grève en mettant en place les retraits sur salaire pour l’ensemble des grévistes. Avec cette mesure, la présidente de l’université veut créer un précédent et envoyer un message clair à l’ensemble de la communauté universitaire : si vous luttez, vous serez puni-e-s ! Il s’agit donc d’une attaque contre nous tou-te-s :
Si nous la laissons passer, il sera beaucoup plus difficile de se mobiliser à l’avenir.

Contact - collectif.bas.salaires.p8@gmail.com


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