Le Journal n° 219 février 2009 : « TOUS DES ENFANTS DE SAINT-LÔ ! »

jeudi 12 février 2009

TOUS DES ENFANTS DE SAINT-LÔ !

Les déclarations pleines de compassion aux banquiers « victimes » de la crise s’enchainent et sont suivies d’effets. Le plan de relance est une bien mauvaise farce. Ceux qui sont à l’origine de cette crise vont pouvoir continuer à flamber tandis que des sans-abri crèvent dans le froid et que la précarité s’installe durablement.

Pourtant, l’année n’a jamais aussi bien commencé. Nos camarades cheminots de Saint-Lazare viennent de faire la démonstration avec SUD Rail qu’il est possible de gagner contre une direction opposée à toute négociation et de l’acculer à embaucher, au grand énervement des présidents de la SNCF et de la république.

Et que dire d’un président de la république qui se fait conspuer par la foule alors qu’il vient à St-Lô faire une opération de communication destinée à éteindre les incendies allumés par sa frénésie réformatrice ? Dans un exercice de style qu’il affectionne particulièrement le président de la république a été piqué au vif par cet accueil pour le moins glacial. Devant un aréopage béat d’admiration il a néanmoins montré que les agapes de fin d’année n’avaient pas calmé sa boulimie de réformes. L’essentiel est là ! Et de s’attaquer au droit de grève déjà malmené par le SMA à l’école et à la SNCF par la loi sur le service minimum qu’il entend durcir encore. Le gouvernement cherche à empêcher les grèves et à contourner les mouvements de protestation.

Face aux lycéens et aux enseignants du premier degré, le recul de Darcos sur la classe de seconde, les annonces sur les RASED ne sont que des manœuvres destinées à affaiblir les mobilisations de novembre et décembre. Les États généraux sur le lycée vont être soigneusement verrouillés. Au delà de la classe de seconde ce sont les lycées généraux et professionnels, dans leur intégralité, transformés au gré du ministère et des lobbys entrepreneuriaux (exemple : le bac pro en trois ans) qui prendront une part encore plus active dans le tri social généralisé depuis la maternelle jusqu’à l’université. L’illusion de la négociation entretenue par la satisfaction relative de certaines revendications (maîtres surnuméraires dans certaines écoles où les réseaux disparaîtront) ne doit pas enterrer un mouvement de contestation d’ampleur qui certes s’oppose aux restrictions budgétaires mais qui plus que tout entend mettre en échec la politique de démantèlement du service public d’éducation.

Enfin la nomination d’un haut-commissaire à la jeunesse (terminologie douteuse qui n’en finit pas d’évoquer une époque obscure) dénote une volonté d’encadrer tout débordement d’une jeunesse que les adultes ont la responsabilité d’accompagner y compris dans la grève.

Plus que jamais en 2009, résistons, désobéissons, sabotons, luttons... et nous gagnerons !



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