Non aux expulsions ! Non à la répression !

vendredi 13 avril 2018
par  Sud éducation Paris
popularité : 2%

L’État continue de jouer la carte de la répression en envoyant la police débloquer et expulser les universités mobilisées, seule réponse apportée depuis le début du mouvement que nous vivons actuellement contre la loi ORE instaurant la sélection à l’entrée à l’Université.

Après les interventions policières violentes et les arrestations à l’Université de Nanterre d’il y a quelques jours, la journée d’hier, jeudi 12 avril, a été une nouvelle fois marquée par la répression :

  • déblocage de l’Université Diderot Paris 7 par les CRS puis fermeture administrative du site,
  • expulsion de la Sorbonne occupée suite à l’AG interfacs Paris 1 Paris 4 puis fermeture administrative pendant 48h.

Dans le même temps, les CRS ont fait le siège du site PMF Tolbiac de l’Université Paris 1, occupée depuis le 26 mars et renommée Commune libre de Tolbiac, devenue un lieu d’organisation pour la lutte.
Grâce au millier de personnes venues en soutien, les CRS, même en nombre, n’ont pas pu expulser les occupants.
Néanmoins les menaces pèsent toujours notamment depuis la demande d’intervention de la préfecture faite par le président de l’Université Georges Haddad.
Nous condamnons les demandes d’expulsions par les présidents d’université.

Nous condamnons également les nombreuses attaques de la part de l’extrême droite contre les universités comme par exemple la tentative d’intimidation qui a eu lieu devant le site Clignancourt - Sorbonne Université, lui aussi bloqué et occupé depuis plusieurs semaines.
Ni les expulsions policières, ni les groupuscules fascistes ne nous feront plier !
Sud éducation Paris réaffirme son soutien inconditionnel aux collègues en lutte, aux grèves, aux occupations et aux blocages.
Notre mouvement est fort et ne fait que croître. Il s’inscrit dans une lutte plus globale avec les cheminot.es, les personnels de l’éducation nationale, des hôpitaux, de la poste, etc. qui se battent contre l’offensive libérale de Macron et du gouvernement, pour la défense du service public.

Non, la sélection ne passera pas !
Nous appelons les travailleurs.euses de l’éducation nationale et de l’ensemble des secteurs à se mettre massivement en grève lors des prochaines échéances (19 avril, 3, 22 mai), à descendre dans la rue, et à œuvrer à la construction d’un mouvement de grève générale reconductible à même de nous faire gagner.

Non aux expulsions ! Non à la répression !
Communiqué à télécharger ici

Annonces

Solidarité


PNG

PNG