Évacuation de Tolbiac ce matin à 5h00

vendredi 20 avril 2018
par  Sud éducation Paris
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Nouveau rassemblement à 18h devant Tolbiac (métro Olympiades)

Communiqué de Sud éducation Paris

Sud Éducation Paris dénonce l’évacuation de la fac de Tolbiac dans la nuit du 19 au 20 avril. La Commune libre de Tolbiac a été attaquée par les CRS dès 5h00 du matin. Une centaine d’occupant-es y dormaient et tentaient de se remettre des violences policières de la manif de la veille. Il y a eu une arrestation et deux blessées dont les camarades de Tolbiac s’occupent.

Mais elles-ils ne lâchent rien ! En ce moment une nasse est imminente : les occupant-e-s lancent un appel à convergence immédiate au métro Olympiades.

Une conférence de presse est prévue à 12h00 devant la fac.

Décidément, Macron et ses sbires veulent faire le grand ménage ! La ZAD samedi et dimanche dernier, les facs de Strasbourg, de Nanterre, Montpellier... ce ne sont que charges de CRS et gaz asphyxiants qui sont envoyés contre nos mobilisations ! Quant au Rail, à la poste, à l’APHP, le mépris affiché à l’égard de leur grève, montre encore le vrai visage, de ce gouvernement pour les salarié-e-s et les précaires, celui du capitalisme sauvage.

Convergeons vers Tolbiac ! Ne laissons pas une autre commune tomber !

20 avril 9h00

Communiqué de l’intersyndicale de l’Université Paris 1

L’intersyndicale de l’université de Paris 1, réunissant la majorité des syndicats étudiants, enseignants chercheurs et personnels, dénonce la décision de la présidence d’avoir fait intervenir police et CRS dans l’enceinte de Tolbiac et Saint-Charles pour évacuer les occupant.e.s. Des étudiant.e.s ont été hospitalisé.es, blessé.e.s, nassé.e.s et interpellé.e.s. Il est inadmissible d’avoir recours à la violence policière, d’autant plus dans une université, lieu d’émancipation intellectuelle et sociale, et en réponse à une expression démocratique. En effet, les occupations universitaires ont été décidées démocratiquement en assemblée générale par les membres de la communauté de Tolbiac. Cette occupation pacifique avait pour but de dénoncer la loi ORE, installant la sélection à l’entrée de l’université, et faisait de l’université un lieu libre et ouvert à tout.e.s. Désormais, l’université se retrouve vide d’étudiant.e.s et occupée par les CRS.

Face à ces actes actes autoritaristes menés de concert par la présidence d’université et le gouvernement, nous exigeons urgemment :
⁃ La libération immédiate des personnes interpellées
⁃ Ni sanction pénale et disciplinaire ni représailles d’aucune sorte pour l’ensemble des personnes mobilisé.e.s
⁃ L’arrêt immédiat de la menace d’intervention policière sur le site de Saint Charles
⁃ Que les étudiant.e.s récupèrent leurs effets personnels
⁃ La ré-ouverture du site de Tolbiac afin de pouvoir mener à bien les prochaines assemblées générales
⁃ Un rendez-vous entre l’intersyndicale, et une délégation d’étudiant.e.s et la présidence.

FERC SUP CGT, FSU (SNASUB SNESUP), SUD EDUCATION, UNEF, Solidaires étudiant.e.s

Communiqué de la Fédération SUD éducation

SUD éducation dénonce une nouvelle opération policière à Tolbiac

Cette opération policière a été précédée d’une campagne ahurissante de calomnie des personnels et des étudiant‑e-s qui occupaient le site, notamment à l’initiative du président de l’université Georges Haddad.

La préfecture de police, qui prétendait hier encore ne pas avoir “donné suite” à la demande d’intervention des CRS du président de l’université Georges Haddad, a pourtant fait évacuer Tolbiac.

La fédération SUD éducation apporte tout son soutien à ses camarades, aux collègues et étudiant‑e-s participant à l’occupation.

Elle dénonce avec force cette nouvelle mode gouvernementale qui consiste à violer les franchises universitaires et transformer les universités en autant de terrains de jeux pour la police.
Au lieu de se féliciter d’empêcher le débat démocratique d’avoir lieu sur les campus, le ministre de l’Intérieur serait sans doute plus avisé de se demander pourquoi les enquêtes relatives aux agressions perpétrées par des milices fascistes contre les étudiant-e-s mobilisé-e-s n’aboutissent pas.


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