Communiqué de Sud Éducation Paris sur les arrestations suite à la manifestation Fonction Publique du 22 mai

jeudi 24 mai 2018
par  Sud éducation Paris
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Libération immédiate et sans poursuite des interpellé⋅e⋅s du 22 mai ! Stop aux exactions de la part des forces de l’ordre ! Stop à la politique systématique d’intimidation de la contestation sociale !

Une nouvelle fois, une manifestation contre la politique de casse sociale de ce gouvernement, qui s’inscrivait dans un calendrier chargé de mobilisation du rail et des facs, a donné lieu à des violences policières et à une répression forte de la part de l’État.

Des dizaines d’interpellations pendant la manifestation très rapidement chargée avec tonfas et lacrymos. Parmi les interpellé-es, un camarade de Sud Éducation 93 pour port de lunettes de plongée ; sa garde à vue a été reconduite hier et comme beaucoup d’autres ; il est en ce moment présenté au juge.

En fin de manifestation, le lycée Arago, à Nation a été brièvement occupé par une centaine de personnes dont de nombreux-ses lycéens et lycéennes mineur-es. A la demande de la proviseure, les occupant-tes, ont été interpellé-es et embarqué-es par les CRS, parqué-es dans les cars sans eau ni toilettes, avant d’être placé-es en garde à vue (cette notification a été faite plus de 5 heures après leur arrestation au lieu des 4 heures règlementaires) dans plusieurs commissariats de Paris et banlieue. Les parents des mineur·e·s n’ont pas été prévenus alors que c’est obligatoire et n’avaient pas de nouvelles de leurs enfants 24 heures après les arrestations.

Depuis ce matin, comme lors du 1er mai, le TGI de Paris délivre un message qui marque la dérive autoritaire de ce gouvernement confronté à une conflictualité massive (Parcoursup, rail, hôpital, enseignement, Pole emploi…) : se taire et se soumettre ou courir le risque de passer 48h en garde à vue, d’être humilié-e, obligé-e de donner ses empreintes, tabassé-e ou mutilé-e (comme sur la ZAD un jeune manifestant a eu la main amputée.), condamné-e...

Nous dénonçons ce recours aux intimidations notamment à l’égard des jeunes et dénonçons la répression à l’encontre du mouvement social. A Sud Éducation, nous serons aussi particulièrement vigilants sur la menace de conseils de discipline à l’encontre des élèves en lutte, double-peine déjà évoquée par certains chefs d’établissement. Nous demandons aux enseignant-es, aux familles et aux élèves de nous informer si de telles situations se produisaient.


L’unanimité des élu-e-s votant-e-s (SUD Éducation Paris, la FSU et FO, l’UNSA n’ayant pas pris part au vote) a adpoté en CTA le vœu suivant :
Le CTA de Paris du 29 mai 2018 demande qu’aucune sanction administrative ne soit prise à l’encontre des lycéens arrêtés à l’issue de la manifestation du 22 mai.

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