Communiqué des assistant.e.s d’éducation du lycée Suzanne Valadon :

mardi 3 juillet 2018
par  Sud éducation Paris
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Cette fin d’année au Lycée Professionnel Suzanne Valadon (18e) se passe sous tension (comme dans beaucoup d’autres établissements on s’en doute).

Communiqué des AED de Suzanne Valadon

Nous avons appris vers mi-juin que la totalité de l’équipe d’AED ne serait pas renouvelée, nous aurions « pris de mauvaises habitudes », ce qui en réalité peut se traduire par : on a fait grève à plusieurs reprises, on est resté.e.s solidaires et soudé.e.s entre nous et on a fait appel au syndicat. On dirait bien que dans l’Éducation Nationale on préfère que les AED gardent leur langue dans leur bouche puisqu’il semblerait que des situations similaires soient arrivées dans d’autres bahuts comme au collège Marx Dormoy (18e) ou au lycée Bergson (19e) où à eu lieu une grève dont nous sommes solidaires.

L’année dans son ensemble a été éprouvante pour les AED du Lycée Suzanne Valadon : suite au départ d’une collègue en octobre son poste a été supprimé, on n’a jamais été formé.e.s à l’emploi alors que pour la majorité le métier d’AED était nouveau pour nous, on n’a pas fait une seule réunion de service alors que l’organisation en général dans le lycée a toujours été chaotique, certain.e.s parmi nous n’ont jamais eu de bilan d’étape (prévus suite à notre grève et annulés sans raison à plusieurs reprises). On a dû supporter les tentatives d’intimidations et des mauvais traitements proches du harcèlement tout au long de l’année (menaces verbales de non-renouvellement, retrait des chaises de notre bureau après l’avoir méticuleusement fouillé, manque de respect, mépris constant, attribution des tâches qui ne correspondent pas à notre fiche de poste, etc). Cette attitude inquisitrice contribue à la pesanteur de l’environnement de travail. Les situations de ce genre se sont multipliées : quand par exemple, une élève agresse deux AED mais n’est pas sortie de classe pour remédier immédiatement à la situation. Cela montre à quel point notre travail n’a aucune valeur aux yeux de certain.e.s.

Nous dénonçons le non-renouvellement de la totalité de l’équipe qui a été décidé par la direction avant même de savoir si parmi nous certain.e.s souhaitaient ou non rester l’année prochaine dans l’établissement. Il s’agit ici clairement d’une mesure de répression suite à nos contestations.

Malheureusement, et comme d’habitude, ceux et celles à qui ce non-renouvellement de l’ensemble de l’équipe porte aussi préjudice ce sont les élèves. En effet, contrairement aux idées reçues, les AED ne s’occupent pas seulement de tâches ingrates. On n’est pas que des pions, on connaît les élèves et leurs problématiques, ce qui nous permet de faire un réel suivi et d’être un support pour ces dernier.e.s.
Nous espérons que ce texte puisse servir aux prochains et prochaines AED du Lycée Suzanne Valadon et nous nous joignons à l’appel au rassemblement de l’Assemblée des Précaires de l’éducation devant le rectorat de Paris aux côtés des AED en lutte contre les non-renouvellements des contrats ce mercredi 4 juillet à 14h.

Les AED de Suzanne Valadon soutenu.e.s par Sud éducation Paris
Le 03 juillet 2018


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