Appel intersyndical à signature pour la manifestation du 1er juillet

vendredi 23 juin 2006
par  Sud75web
popularité : 4%

Au moment où, après le Parlement, la loi Sarkozy a été adoptée au Sénat, il est urgent que les
organisations syndicales s’unissent et se mobilisent contre cette politique cynique d’immigration dite
« choisie ».

Cette réforme marque une régression sociale grave. Elle porte atteinte aux principes
fondamentaux du droit au travail ainsi qu’aux droits sociaux prévus par le préambule de la
Constitution de 1958.

La précarisation va être de règle pour l’octroi d’un titre de séjour lié à la vie privée et
familiale. L’article 3 prévoit que la carte de séjour temporaire est retirée si son titulaire ne remplit
plus l’une des conditions de sa délivrance. Cela place les travailleurs immigrés dans une situation
inacceptable de subordination avec son employeur. La rupture de contrat de travail entraînerait le
retrait de la carte de séjour.
Le lien ainsi créé entre la précarité du séjour et la précarité du travail, le développement de
contrats précaires et l’accès compromis au conseil prud’homal marquent les étapes de la régression
sociale.

Après le CNE, le CDD « seniors » et bien qu’ayant reculé sur le CPE avec la mobilisation de
la jeunesse, patronat et gouvernement poursuivent l’offensive de précarisation généralisée des
salarié-es de notre pays.
Les syndicats doivent rester vigilants contre tout ce qui contribue à diviser ou à mettre en
concurrence les salarié-es entre eux. Face à cette conception du « travailleur jetable », cette réforme
de l’immigration n’aura comme seul effet que de contraindre encore plus de travailleurs immigrés à
la clandestinité, faisant ainsi la part belle aux patrons sans scrupule qui ne s’embarrassent pas du
droit du travail.
En durcissant le droit au regroupement familial, la loi va rendre la vie intenable à des milliers
de familles. Certes, la circulaire du 31 octobre 2005 accordait un peu de répit aux jeunes scolarisés et
à leur famille jusqu’à la fin de l’année scolaire. Certes, les mobilisations ont obligé Sarkozy à reculer
et à envisager (le 13 juin) la régularisation de certaines familles comportant au moins un enfant
mineur scolarisé, moyennant certaines conditions. Reste que c’est en dernier ressort le Préfet qui
décide et que la circulaire est loin de régler tous les cas : les jeunes entrés en France après 13 ans, les
jeunes mineurs isolés qui sont expulsables dès leur majorité, les familles de jeunes enfants, les autres
sans-papiers... pour tous ceux-là, c’est l’expulsion programmée et la chasse à l’enfant ! Loi
scandaleuse, donc, inadmissible, révoltante.
Les syndicats appellent à la mobilisation de toutes et tous contre cette loi régressive. Ils
s’associent à l’appel du collectif Unie Contre l’Immigration Jetable (UCIJ, près de 700 associations)
et le Réseau Education Sans Frontière (RESF, personnels de l’éducation national, parent d’élèves,
étudiants, lycéens, collégiens...) pour la journée de manifestations le 1er juillet 2006 :
- Contre les expulsions
- Pour le retrait de la loi Sarkosy sur l’immigration.
La manif de Paris partira à 15h00 place de la Bastille
Syndicats signataires :

Solidaires
FSU
...


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