Tous précaires, tous solidaires !

jeudi 29 mars 2007
par  sud75
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La police pourchasse les sans-papiers jusque devant les écoles, les arrête, les met en rétention et les expulse ; des enseignants et des parents qui s’interposent sont mis en garde à vue ; les hiérarchies prennent les pleins pouvoirs dans les entreprises, l’autoritarisme s’abat sur les salariés précaires...

Plus le chômage et la précarité s’étendent, plus le harcèlement professionnel et la souffrance au travail se développent. Des millions de salariés précaires sont contraints d’accepter des salaires de misère, des contrats précaires (intérim, CDD, temps partiels, CA, CAE, CNE...). Plus le code du travail est attaqué dans le privé, plus les statuts de la fonction publique sont remis en cause ou simplement contournés. Des centaines de milliers de travailleurs sans-papiers, précaires à l’extrême, condamnés au travail clandestin, sont réduits à l’état d’esclaves industriels.

De cette société-là, nous n’en voulons pas !

Les personnels de PSA mènent une lutte exemplaire pour des salaires décents ;
les personnels de la CAMIF refusent les suppressions de postes ;
les employés de l’ANPE sont en grève contre les textes sur la gestion (profilage, contrôle...) des salariés au chômage ;
les sans-papiers se battent pour leur régularisation...

Privé-public : l’attaque est globale ; la riposte doit être globale !

Dans l’éducation, l’embauche de travailleurs précaires bat tous les records. Les personnels ouvriers sont décentralisés et voient leur situation se dégrader jusqu’à la privatisation des services qui passent aux mains d’entreprises esclavagistes. Les écoles, les collèges et les lycées, les universités passent sous la coupe des collectivités territoriales et sont de plus en plus soumis aux choix économiques du patronat des bassins d’emploi, ce qui a pour conséquence : pas de formation générale polytechnique pour les jeunes mais seulement une formation professionnelle à des compétences pour satisfaire la volonté patronale de déqualifier et de flexibiliser.


SUD éducation Paris se bat pour :

• la régularisation de tous les sans-papiers,

• l’abrogation de la loi CESEDA,

• la fin des embauches précaires,

• la titularisation sans conditions de tous les précaires et non-titulaires,

• des salaires décents et des logements pour tous,

• l’abrogation des décrets de Robien d’alourdissement des tâches et d’allongement du temps de travail,

• le retrait du projet des EPEP dans les écoles,

• le retrait de toutes les mesures de renforcement de l’autoritarisme et de la hiérarchie.

• l’annulation de toutes les mesures de « profilage-contrôles-sanctions » des élèves et de leurs familles : abrogation de la loi sur la prévention de la délinquance.

• La réversibilité de la loi de décentralisation des T.O.S. et du dispositif évaluation-notation

SUD éducation appelle à la

MANIFESTATION TINTAMARRE Samedi 31 mars à 14h30 place de la République qui rejoindra ensuite les cortèges de la manifestation organisés par RESF au départ de Stalingrad à 16h


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