UBU RECTEUR !

NON A L’ACTION ILLEGALE DU RECTORAT DE PARIS CONTRE LA « NUIT DES ECOLES »
jeudi 12 juin 2008
par  Sud75
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Le rectorat de Paris a diffusé hier un communiqué annonçant sa décision de fermer, samedi matin 14 juin, les écoles maternelles et élémentaires qui auraient participé à la mobilisation de la « nuit des écoles » (occupation des locaux par les parents, enseignants et élus le 13 au soir). La mairie de Paris a aussitôt répliqué par un communiqué qui s’oppose à cette décision illégale du rectorat.

En effet, le recteur Quenet et/ou l’inspecteur d’académie Rosselet semblent gagnés par le syndrome de la toute-puissance : ils ont oublié que, depuis plus d’un siècle, l’école primaire est communale et qu’à Paris comme partout ses locaux appartiennent à la Ville qui, seule, a le
droit d’apprécier les conditions de sécurité pour les élèves et les personnels.

Au delà d’un possible côté pathologique chez certains membres de la hiérarchie, ce qui est gravement inquiétant c’est leur propension à s’attribuer les pleins pouvoirs au mépris de la loi (cf. ente autres leurs atteintes répétées au droit -constitutionnel - de grève).

Il n’est pas question de cèder à de tels abus de pouvoir :

- car le statut général des fonctionnaires stipule que ceux-ci ne doivent pas obéir à des ordres illégaux

- car le prétexte invoqué pour prétendre interdire l’accès des élèves et des enseignants aux écoles samedi est ridicule, méprisant, scandaleux : de tout temps, des adultes plus ou moins extérieurs pénétrent dans les
écoles entre 16 h 30 et 8h 30 (pour des cours d’adultes, des conseils d’école, des réunions diverses, des fêtes d’école, des réunions électorales ou d’information organisée par des élus, etc.) sans qu’il soit jamais suspectés de faire courir des « risques sanitaires » aux
élèves ; comment prétendre qu’ils seraient contaminés par leurs parents ou leurs enseignants ?

- car le but du rectorat est uniquement de faire pression pour que la mobilisation soit plus faible que prévue

- car l’application des consignes rectorales (fermeture d’école ou renvoi des élèves ou interdiction aux enseignants d’être présents dans l’école) serait, elle, génératrice, de dangers pour les élèves : responsabilité en cas d’accident d’un enfant qui se présenterait à la
porte d’une école fermée ou sans enseignant ?

SUD Education s’indigne d’un tel manque de sérieux des responsables académiques et de leur attitude inadmissible au regard du respect des lois comme des libertés publiques.

SUD Education appelle les enseignants à poursuivre et développer la mobilisation avec les parents d’élèves (première et meilleure réponse au rectorat : le plus possible d’écoles occupées le 13 juin au soir) et à ne pas tenir compte des menaces ou ordres illégaux du rectorat.

Paris, le 12 juin 2008

SUD Education Paris


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