2 avril : appel à la mobilisation pour l’école publique de la maternelle à l’université

Communiqué de Sud éducation Paris
mardi 31 mars 2009
par  Sud75
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Après le 29 janvier, la grève du 19 mars a rassemblé un nombre exceptionnel de manifestantEs dont beaucoup de salariéEs du privé directement confrontés aux licenciements massifs.

La hauteur de la mobilisation donnait à l’intersyndicale la responsabilité de proposer de nouvelles perspectives
interprofessionnelles nationales très rapidement. Les directions des confédérations ont choisi une nouvelle fois d’éviter l’affrontement avec le gouvernement. Elles n’envisagent aucune suite nationale aux mobilisations du 19 mars avant le 1er mai présenté comme un futur "évènement exceptionnel".

Sud éducation continue d’affirmer que l’enjeu des luttes menées dans ces mobilisations est la construction d’un rapport de force avec le patronat et l’État qui permette la satisfaction des revendications.

C’est par la grève générale interprofessionnelle que nous pourrons y arriver. Si elle ne se décrète pas, elle se construit à travers l’activité des collectifs locaux et des assemblées générales de manière interprofessionnelle et sur la question des services publics et de l’école. Elle se nourrit des actions de résistance autour de la
« désobéissance » (Aide individualisée, évaluations, Base Élèves ...).

En ce sens, la construction de la grève reconductible dans l’Education nationale, de la maternelle à l’université, à laquelle les organisations syndicales majoritaires de l’Education nationale se refusent à appeler est pour nous encore plus d’actualité.

Alors que se multiplent les mesures de carte scolaire du 1er et du 2nd degrés avec des milliers de suppressions
de postes, alors que les RASED sont en voie de disparition, que la suppression des BEP et la réforme du Bac Pro sont réaffirmées, que de nouveaux emplois précaires sont créés, que l’arbitraire hiérarchique casse le paritarisme, que l’autoritarisme et les sanctions financières s’abattent sur celles et ceux qui « désobéissent », que ce gouvernement manie les annonces trompeuses, c’est le moment d’amplifier la mobilisation pour faire échec à cette politique.

EtudiantEs et personnels en grève ont bien compris que l’université et la recherche sont victimes des mêmes
logiques à l’oeuvre dans le premier degré ou dans le secondaire et dans l’ensemble des services publics.

Les initiatives intercatégorielles et les grèves se multiplient dans les universités et les IUFM en lutte depuis février.

Dans ces mobilisations et ces grèves, Sud éducation a relayé et soutenu les appels de la Coordination Nationale des Universités et la mobilisation de toutes et tous contre la casse des services publiques.

Sud-éducation appelle à l’amplification de la lutte de la maternelle à l’université et la convergence. Il n’y a pour l’instant pas aucune avancée : il n’y a donc rien à négocier. Il nous faut imposer le retrait des projets Pécresse-Darcos.

Si nous soutenons les appels à la mobilisation prévus le 2 avril de la maternelle à l’université, nous affirmons encore une fois qu’une journée sans appel à la grève ne met pas en danger la stratégie d’étouffement de Sarkozy à l’encontre des salariéEs, des précaires et des chômeurs-ses.

Contre l’ensemble de la politique éducative, sociale et politique de ce gouvernement, Sud-éducation rappelle que seules l’auto-organisation des luttes et leur convergence permettra de s’opposer aux contre-réformes et de définir les conditions d’une transformation de l’école et de la société.

Sud-éducation dénonce aussi la criminalisation des luttes et des militantEs, notamment après les interpellations massives le 19 mars.


Documents joints

Com 2 avril 2009

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