Equipe mobile de sécurité à Paris : quand Chatel flirte avec Hortefeux !

jeudi 22 octobre 2009
par  sud75
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Après l’académie de Créteil, c’est au tour de celle de Paris de mettre en place sa propre équipe mobile de sécurité (EMS). Cette équipe, composée de personnels de l’Education nationale (enseignants, un CPE, et un chef d’établissement) et, surtout, de deux fonctionnaires de police assistés d’agents de sécurité. Après les polémiques autour de la fouille des sacs, des portiques de sécurité, et autres moyens de surveillance et d’encadrement (notamment via la multiplication des caméras dans les établissements), le gouvernement poursuit dans la lignée du délire sécuritaire et transforme des personnels de l’éducation en supplétif des forces de l’ordre.

Classes laborieuses, classes dangereuses...

Pour SUD éducation Paris, cette conception purement policière et sécuritaire de l’éducation ne peut pas constituer une réponse acceptable à la situation difficile que connaissent certains établissements scolaires. Les politiques de régression sociale mises en place par le gouvernement, qui visent en premier lieu à réduire les coûts de l’éducation, sont largement responsables de ces difficultés. D’une manière générale, nous constatons des conditions de vie de plus en plus difficiles dans les quartiers populaires qui ne manquent pas de se répercuter dans les établissements scolaires ou à proximité. Il y a urgence sociale, mais la sanctuarisation des écoles ne peut pas être une solution, sauf à transformer ces dernières en camps retranchés.

Surveiller et punir ! Criminalisation des mouvements sociaux !

Nous pouvons d’ailleurs avoir les plus vives craintes sur l’utilisation éventuelle de ces brigades pour casser des mouvements politiques de blocages ou occupations d’établissements scolaires et d’écoles, dans un contexte répressif vis à vis des mouvements lycéens. Les affaires Tristan Sadeghi (menace de refus de réinscription) et Lou Jatteau (traîné devant les tribunaux par sa proviseur) sont là pour en témoigner.

Sud éducation Paris s’oppose à la présence de ces équipes mobiles de sécurité qui ressemblent fort à la mise en place de vigiles dans les établissements scolaires.
Nous appelons les collègues à s’opposer à la présence de ces équipes, par la grève si nécessaire. Les EMS risquent de créer la confusion entre les missions éducatives qui sont les nôtres et les interventions policières.

Ne laissons pas s’imposer des représentations sécuritaires et autoritaires de l’éducation dans lesquelles nous aurions tout à perdre, à commencer par la confiance que les élèves ont en nous. Plus que jamais réclamons une autre école pour une autre société… solidaire, égalitaire et démocratique.


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