Lycée Jean Lurçat : Position de Sud éducation Paris

mardi 24 novembre 2009
par  sud75
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L’attention des médias s’est portée ses derniers jours sur le lycée Jean Lurçat dans le 13ème arrondissement de Paris, où la direction de l’établissement, l’académie de Paris et quelques élèves semblent avoir momentanément perdu leurs repères relationnels. Il règne un climat délétère dans cet établissement parisien depuis des mois. La situation est insupportable et, ni le rectorat ni la région, cependant alertés par des délégations des personnels, ainsi que par SUD éducation, n’ont jugé bon de réagir.

La gestion de l’établissement est vivement critiquée par toutes les catégories de personnels. Les agents techniques se disent méprisés, humiliés par un autoritarisme harcelant, les agents administratifs subissent les humeurs d’une hiérarchie zélée, les enseignants sont entravés dans leurs projets pédagogiques par des mesquineries incessantes.

L’établissement qui a été en travaux pendant de longs mois compte aujourd’hui un réfectoire de plus mais aucun agent supplémentaire. La région Île-de-France n’a pas jugé utile de nommer plus de personnel. Et pourtant, les agents croulent sous les tâches qui se sont multipliées ces dernières années au fur et à mesure des suppressions de postes. Les absences pour maladies ne sont pas remplacées et les handicaps de santé ne sont pas pris en charge. La souffrance au travail est une réalité quotidienne dans cet établissement, comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres en Île-de-France. On y vient l’estomac serré, craignant d’avoir à affronter les pressions quotidiennes, les menaces et les rapports disciplinaires qui sont les seules réponses aux tentatives de résistances des personnels.

Ce n’est donc pas surprenant qu’une direction d’établissement et une gestion des personnels aussi catastrophique finissent par brouiller les repères relationnels entre des personnes qui travaillent sur un même lieu. Les rapports humains dégradés par une hiérarchie qui pressure les différents personnels plutôt que de prendre la responsabilité d’affronter la réalité en face et d’exiger du rectorat et de la région Île-de-France que les mesures indispensables à un travail serein soient prises, polluent l’atmosphère de l’établissement et déteignent sur tous.
Des adultes, qui plus est, officiellement responsables de l’établissement, qui manient quotidiennement le mépris, la vexation et l’humiliation, des administrations rectorales et régionales qui ne font aucun cas des demandes des personnels, sont le pire des exemples pour des élèves eux-mêmes quelques peu en difficulté. Ce qui se passe aujourd’hui n’a donc rien que de très prévisible.

La réponse sécuritaire du ministre ce jour, qui annonce l’envoi des Equipes Mobiles de Sécurité, que nous dénonçons, pour procéder à une enquête et « faire en sorte que les responsables de cette lettre injurieuse soient sanctionnés », n’est certainement pas la réponse appropriée. Nous attendons de l’état et de ses services académiques ainsi que la région Île-de-France qu’ils ne laissent pas pourrir des situations porteuses de conflits en sachant entendre les personnels à temps. Nous refusons la logique gouvernementale autoritariste, sécuritaire et répressive. Nous dénonçons la récupération politique malsaine tentée par Monsieur Chatel.

Sud Education Paris, le 24/11/2009


POSITION DE SUD EDUCATION PARIS SUR LES EQUIPES MOBILES DE SECURITE

DOLTO, LURÇAT, OUVRIERS, ADMINISTRATIFS ET ENSEIGNANTS S’OPPOSENT À L’AUTORITARISME

SOUFFRANCE AU TRAVAIL : DANS L’EDUCATION AUSSI !


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