INFOS SUD décembre 2012

« 4 pages » des syndicats SUD éducation d’Ile de France
mercredi 12 décembre 2012
par  sud75
popularité : 18%

Sommaire :

Page 1 : Étude sur la qualité de vie au travail, une supercherie !

Page 2 :
L’utilité du Cahier registre santé et sécurité au travail

Page 3 :
Dialogue social, dialogue fermé

Personnels absents non remplacés

Temps de travail

Page 4 :
Stop à la casse des personnels

Nous contacter / Nous rejoindre

INFO SUD N° de décembre 2012 à télécharger

________________

Étude sur la qualité de vie au travail,

une supercherie !

Si la Région se souciait des conditions de travail de ses personnels, ça se saurait !

Ce même employeur qui a augmenté le temps de travail des agents des lycées et qui développe des méthodes de management pour le moins stressantes déclare considérer les risques psychosociaux comme une « -préoccupation croissante dans les collectivités comme dans la société ».

Lors du CHS (Comité Hygiène et Sécurité) du 27 janvier dernier, il a été décidé de « lancer une étude sur la qualité de vie au travail et la prévention des risques psychosociaux » auprès des personnels du siège dont les conditions de travail se sont sérieusement dégradées ces dernières années.

Rien à attendre de cette démarche !

À SUD éducation, nous pensons que la parole des représentants syndicaux élus des personnels prime sur le filtrage intéressé du point de vue des salariés à des fins lucratives et de complaisance. La Région a attribué le marché au cabinet Technologia. Ce cabinet, bien qu’indépendant, est évidemment payé par la Région, ce qui, au vu de l’expérience précédente avec Ernst & Young sur le temps de travail des agents des lycées, ne laisse aucun doute quant aux conclusions de l’enquête.

Bien qu’agréé par le Ministère du Travail, ce cabinet n’en est pas moins un organisme privé dont la philosophie est bien éloignée de celle du service public. Aucune conclusion ne pointera du doigt les vraies raisons de la dégradation des conditions de travail des personnels de la collectivité. Nous refusons la supercherie du détournement de la parole des salariés par des experts au service de leur donneur d’ordre. C’est la raison pour laquelle SUD éducation refuse de participer au comité de pilotage.

Management stressant, poids des hiérarchies, manque de personnel, augmentation de la quantité de travail…poussent les personnels à bout au risque de détériorer leur santé et de les mettre en danger.

Personnels du siège et agents des lycées, ensemble pour l’amélioration des conditions de travail !

(page 1 / Infos Sud - décembre 2012)

________________

<< N° précédent

N° suivant >>
________________

NON À LA DÉCENTRALISATION/PRIVATISATION !

(Déclaration de SUD éducation au Comité Technique Paritaire de la région Ile de France du 10 décembre 2012.)

Force est de constater que les actes précédents de la décentralisation ont lourdement impacté la situation des personnels :
les agents des lycées ont perdu leur droit à mutation
ils ont aussi perdu trois semaines de congés annuels, et très récemment en IDF, les jours fériés décomptés comme jours de travail,
ils ont enfin vu disparaître définitivement la pause méridienne décomptée comme temps de travail.

Parallèlement, la décentralisation n’a fait que confirmer la politique enclenchée par l’État en matière de diminution des effectifs des agents des lycées. Le personnel manque quasiment dans tous les établissements et les arrêts de travail sont très peu remplacés.

Face à l’augmentation considérable des effectifs de la collectivité due à l’intégration des agents techniques des établissements, les services administratifs du siège se retrouvent aussi sous une pression constante du fait d’un manque de personnel évident.

Les personnels font l’expérience de la dégradation de leurs condition de travail au mépris de leur santé et des dangers que cela leur fait encourir.

Les disparités territoriales sont grandes, les écarts de financement vont de 1 à 10. Ainsi, le rapport de la concertation sur la« refondation de l’école » les explique par : « les différences de ressources, l’état du parc immobilier des établissements et l’évolution des effectifs des élèves en âge scolaire mais aussi par des différences nettes en termes de priorités politiques. »

Les collectivités territoriales ont une lourde responsabilité puisque d’après ce même rapport officiel elles « participent désormais à hauteur de 25 % environ à la dépense intérieure d’éducation contre 14 % en 1980 » et que tout cela se fait sans régulation nationale.

Multiplier les employeurs dans la fonction publique, diversifier les situations territoriales, participe d’une volonté de division des personnels, on reconnaît là une vieille pratique quotidiennement renouvelée par les employeurs.

Avec la décentralisation, c’est une pratique managériale qui est importée du privé au sein de la fonction publique et qui permet de comprendre que la privatisation des services avance à grands pas.

Acte III de la décentralisation  : un pas de plus vers la casse du service public.

C’est donc forte de ce mauvais bilan que cette politique de décentralisation est encore poussée en avant.

Avec l’acte III de la décentralisation, il s’agit de mettre les établissements d’enseignement plus finement au service du patronat national et local à travers la mainmise de la collectivité sur ces mêmes établissements, collectivité elle-même évidemment très liée au patronat du bassin d’emploi.

Le rapport de la concertation sur la « refondation de l’école » qui prône le transfert du service public d’orientation, l’élaboration d’une carte des formations professionnelles pilotée par la région et adaptée au mieux « aux enjeux du développement économique et de l’emploi considérés tant du point de vue national que régional » ne dit pas autre chose.

L’avenir des lycées professionnels comme celui des centres de formation en dépend donc directement, et par ricochet, celui aussi des personnels de ces établissements, qui selon leur branche, prioritaire ou non en termes d’emploi local, trouveront des postes ou se feront muter ou carrément remercier.

Le projet éducatif territorial, l’élargissement du contrat d’objectifs mis en place par le précédent gouvernement, « pour aller vers un contrat pluri-annuel d’objectifs et de moyens tripartite », signent l’éclatement du service public d’éducation en le régionalisant et en le soumettant quasi directement aux impératifs économiques locaux.

L’école passe ainsi sous la coupe du patronat du bassin d’emploi.

Ce n’est pas notre conception de l’école. Nous nous battons contre la mainmise patronale, pour une école qui ne soit pas confondue avec la préparation aux métiers et qui n’ait pas pour objectif de fournir une main d’œuvre formatée, simplement employable et jetable selon les aléas de la concurrence économique.

Nous nous battons donc syndicalement contre ces différents actes de décentralisation non par préférence pour un quelconque centralisme étatique, mais bien parce qu’ils constituent les différentes étapes de la privatisation des services.

Placer l’école sous l’influence quasi directe des intérêts conjoncturels du patronat et multiplier les marchés avec les entreprises privées pour se substituer aux service public défaillant sont les deux voies principales de privatisation des services et, en conséquence, de la casse du service public.

SUD éducation

________________

Contre la dégradation des conditions de travail et la mise en danger des personnels :

Rassemblement mercredi 19 décembre 2012, à 9h, à l’ouverture de la réunion du Conseil Régional. Place André Tardieu, 75007 PARIS (Métro Saint-François Xavier).


Annonces

Solidarité


PNG

PNG