REFONDATION ET RYTHMES SCOLAIRES, 12 FÉVRIER GRÈVE NATIONALE

vendredi 1er février 2013
par  Sud éducation Paris
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L’interfédérale nationale appelle tous les personnels à la grève le 12 février pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération, pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école, pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.
A Paris, dans les écoles, depuis la grève historique du 22 janvier dernier, des parents, des enseignants et des personnels de la ville organisent des réunions dans les écoles pour expliquer les enjeux de la réforme des rythmes scolaires et ses conséquences pour les enfants et les personnels. Les oppositions soulevées par le mouvement poussent la mairie et le Rectorat à faire "preuve de pédagogie" pour faire accepter cette réforme. Ne soyons pas dupes ! Pour SUD éducation la réforme des rythmes scolaires s’inscrit dans un ensemble que nous dénonçons tout autant. Nous ne voulons pas d’une école du socle commun, d’une éducation paramétrée en compétences et pensée par les intérêts économiques et libéraux. C’est pourquoi nous nous opposons à la "refondation" de l’école portée par Peillon et le décret des rythmes scolaires que le ministre et la mairie essaient de faire passer en force. Restons mobilisés !

L’intersyndicale parisienne au complet dans le premier degré appelle, elle aussi, à poursuivre le mouvement et à être massivement en grève le 12 février.

SUD Éducation Paris appelle les personnels à :
- participer massivement avec les parents à la manifestation du 2 février "parents-personnels des écoles" (départ à 14h30 devant les bureaux du Rectorat de Paris à la Sorbonne - métro Cluny / La Sorbonne)

- se rassembler lors des réunions sur la réforme des rythmes scolaires (voir calendrier ci-dessous)

- être massivement en grève le 12 février à l’appel de l’intersyndicale nationale et parisienne. La majorité des syndicats appelle collectivement ou sur leur propre revendication à la grève dans l’éducation. Faisons de cette journée une mobilisation réussie !

3 rendez-vous pour la journée du 12 février :

  • 9h : Assemblée générale de grèvistes : à la bourse du travail (à confirmer)
  • 11h30 : Rassemblement devant l’hôtel de ville (à confirmer)
  • 14h30 Manifestation de Luxembourg au ministère (à confirmer)

Réunions publiques de la Mairie de Paris sur les rythmes scolaires

Mercredi 6 février à 18h45 (8e, 9e, 10e, 16e et 17e)
au gymnase Japy, 2 rue Japy, dans le 11e arrondissement (entre métro Charonne et Voltaire)

Lundi 18 février à 18h45 (1er, 2e, 3e, 4e, 11e, 12e et 20e)
lieu à définir

Lundi 25 février à 18h45 (5e, 6e, 7e, 13e, 14e et 15e)
lieu à définir

Loi et décret Peillon, Pour nous c’est toujours non !

Sud éducation refuse le projet de loi Peillon qui entérine la destruction du service public d’Éducation engagée depuis de nombreuses années par tous les gouvernements, de droite comme de gauche.

• Il ne correspond pas à notre vision d’une école émancipatrice et coopérative.
• Il renforce le pouvoir des collectivités territoriales et du patronat dans les écoles & établissements.
• Il augmente l’amplitude horaire et détériore les conditions de travail des personnels comme des élèves.
• Il consolide la conception libérale de l’école et de l’apprentissage en maintenant les réformes Darcos–Chatel.
• Il prépare l’acte III de la décentralisation avec le transfert aux régions des missions et des personnels d’orientation des élèves ainsi que de la carte de la formation professionnelle.

SUD Éducation PARIS refuse tout autant le projet de décret sur les rythmes scolaires.

Nous sommes tou-te-s concerné-e-s

Les animateurs : la réorganisation de la semaine va complètement bousculer leurs horaires et va alourdir
l’accueil des enfants sur le temps de la pause méridienne allongée.

Les agents des écoles  : sans recrutement, l’occupation des salles le mercredi matin augmentera la charge de
travail sur une demi-journée le mercredi après-midi et posera des problèmes pour les congés, les RTT...

Les enseignants, les AVS et EVS : les rythmes scolaires augmenteront la charge de travail des enseignants et
des AVS, EVS.

les agents des collèges et des lycées : avec les contrats éducatifs locaux, les horaires d’ouverture des
établissements augmenteront au bon vouloir du département ou de la région, le temps de travail des agents de la
région s’alourdira et posera des problèmes pour les congés, les RTT...

les Professeur de la Ville de Paris (PVP) : malgré les promesses de la mairie de maintenir leur missions sur temps scolaire, l’avenir des P.V.P paraît compromis.

Nous revendiquons :
• l’abandon du projet de loi Peillon et du décret sur les rythmes scolaires,
• le retrait de toutes des mesures Darcos-Chatel,
• des embauches massives à tous les niveaux (classe, RASED, remplaçants) et la création d’un statut de
fonctionnaire titulaire pour les AVS, EVS et autres précaires de l’Éducation Nationale,
• une réduction du nombre d’élèves par classe,
• la titularisation sans conditions et une formation de qualité pour les animateurs des temps périscolaires et
• une école émancipatrice (sans socle commun ni programmes 2008).

24 janvier Gymnase Jean Jaurès : la mairie perd le rythme

La réunion publique de lancement de la concertation sur les rythmes scolaires de ce jeudi 24 janvier n’a pas du tout pris la tournure imaginée par la mairie venue donner une leçon de pédagogie aux parisiens « conservateurs », 800 personnes en colère (parents, enseignants, personnels municipaux) ont complètement déstabilisé les huiles municipales et rectorales venues vanter leur projet pour les écoles parisiennes. Anne Hidalgo, Bruno Julliard, Colombe Brossel pour la mairie ainsi que le recteur et le DASEN du premier degré ont commencé par présenter « un projet ambitieux qui nécessitera la bonne volonté de tous les acteurs ». En réponse à cette langue de bois, toutes les interventions de la salle ( exceptée celle de la présidente de la FCPE 75) expriment de façon virulente le rejet du projet de la mairie. Les arguments abondent. Manque de personnel et de formation pour l’encadrement, manque d’infrastructures culturelles et sportives dans de nombreux quartiers pour réaliser ce que propose la mairie. Il est d’autant plus difficile de croire à une réelle volonté et capacité municipales alors que cette équipe est au pouvoir depuis dix ans sans réduire le nombre de précaires dans l’animation et sans réelle volonté de formation pour ces métiers.
Le dispositif préconisé par la mairie participe lui aussi de la destruction de l’école publique dans la lignée de toutes les réformes déjà subies depuis toutes ces années. Et ne parlons pas de nos inoxydables chrono-biologistes dont les recommandations vont à l’encontre totale des mesures envisagées par la mairie. On peut tous sortir son expert de son chapeau !
La réponse de la mairie et du rectorat est toujours la même : allongement de la pause méridienne, pendant laquelle, « au pays de Candy », nos merveilleux enfants feront de la musique, de l’anglais, iront au musée, à la piscine...Et pour cela, toutes les bonnes volontés seront sollicitées : les animateurs « tous titulaires ! », les PVP (qui deviennent des « experts du temps courts ? », les employés municipaux des écoles et des infrastructures extérieures (musée, bibliothèque, centre sportif...), les associations et les enseignants (peut être dans les classes en élaborant des projets communs »en bonne entente »). Nous ne sommes pas dupes ! La salle en colère a couvert le discours de clôture de Colombe Brossel en scandant « retrait du projet ! » déstabilisant définitivement la tribune qui ne mesurait pas la détermination des parents, des enseignants et de tous les personnels. La lutte des classes n’est pas morte !!! Prochain rendez-vous avec la mairie : le 6 février au gymnase Japy dans le 11e arrondissement.


Documents joints

appel interfédéral national
Appel unitaire parisien

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