DÉCLARATION LIMINAIRE DE SUD ÉDUCATION POUR LA FPMA* DU 15 FÉVRIER 2013 RELATIVE AUX CONGÉS DE FORMATION PROFESSIONNELLE.

vendredi 15 février 2013
par  sud75
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Cette FPMA s’ouvre dans un climat de fort mécontentement et un contexte de lutte contre les projets Peillon.

Nous ne pouvons commencer sans aborder ce qui s’est produit en fin de manifestation, mardi 12 février. Alors que 12 000 personnes, enseignants, personnels des écoles et parents, venaient de défiler contre le projet de loi d’orientation Peillon, la réforme des rythmes scolaires et pour l’amélioration des conditions de travail et de salaire de tous les personnels, les forces de l’ordre ont usé de gaz lacrymogène contre des manifestants pacifiques et accompagnés de nombreux jeunes enfants. Le matin même, lors d’une manifestation des travailleurs de Goodyear conte les licenciements, le gouvernement avait envoyé 600 CRS, qui là aussi ont utilisé les lacrymos.
Cela nous éclaire sur la conception du « dialogue social » de ce gouvernement, et on est en droit de poser la question : qui a donné l’ordre d’agir de manière si violente contre les manifestants ?

La lutte actuelle n’est pas seulement une histoire de mercredi matin... Sous prétexte de rythmes scolaires et de bien-être des enfants, le gouvernement cache mal sa volonté de faire travailler plus et dans de plus mauvaises conditions les personnels.

Avec la carte des formations attribuée aux régions et le système d’orientation décentralisé, c’est plus de pouvoir assuré aux potentats locaux élus et patronaux. C’est aussi moins de formation générale, plus de tri social et d’employabilité des jeunes à qui il faudra apprendre à se vendre pour être flexibles.

L’acte III de la décentralisation territorialise le service public d’éducation pour le casser, et l’orientation, l’enseignement professionnel, l’école en général, passent plus directement sous la coupe du patronat local.

Les agents techniques des établissements ont été décentralisés dès 2003, les COP le sont aujourd’hui, demain les PLP et ensuite suivront tous les autres : administratifs, certifiés, agrégés, ...?

Dans les lycées généraux et technologiques, la réforme sarkoziste, loin d’être abandonnée, continue à se mettre en place, que ce soient les conseils pédagogiques, véritables hiérarchies intermédiaires à la solde des chefs d’établissement, les nouvelles épreuves de langues vivantes au bac, la diminution du nombre de postes ou l’augmentation du nombre d’élèves par classe...

À tous les niveaux, c’est la poursuite de l’école du socle et du LPC !
Le projet Peillon n’améliore ni les conditions d’apprentissage des élèves, ni les conditions de travail des personnels. Il vise dans son ensemble, à faire entrer encore plus les collectivités territoriales et les entreprises dans l’école et tous les personnels des différents secteurs de l’éducation sont concernés.

En ce qui concerne le sujet d’aujourd’hui, nous constatons encore une fois qu’il faut 8 ans pour obtenir un congé formation dans l’académie de Paris. Les moyens sont donc toujours très insuffisants pour permettre aux personnels de bénéficier de leur droit au congé de formation professionnel.
De plus nous rappelons que nous sommes opposés à la « préférence académique », qui fait que les entrants dans l’académie voient leur « compteur » de demande remis à zéro.

Paris, le 15 février 2013

* Formation Paritaire Mixte Académique (CAPA CERTIFIÉS + CAPA AGRÉGÉS)


Documents joints

Déclaration liminaire à télécharger.

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