Enseignant-e-s, Animateur-trice-s, ASEM, ATE, Agent-e-s d’accueil et PVP en grève le 5 décembre ! ARE, ce n’est possible pour personne !

mardi 3 décembre 2013
par  Sud éducation Paris
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Depuis la mise en place de l’Aménagement des Rythmes Éducatifs (ARE) sur Paris, que ce soit pour les enseignants, les animateurs, les ASEM, les ATE, les agents d’accueil, les PVP un seul constat s’impose :
la dégradation des conditions de travail de toutes les catégories de personnels dans les écoles !

Personne n’est satisfait de ce qui, outre le gouffre financier que cela représente, entraîne une totale désorganisation du rythme des enfants (pseudo objectif de cette réforme !) ainsi que du fonctionnement des équipes dans les écoles, et met la pression sur tous-tes.

Pour tout le monde, la surcharge de travail est insupportable.
Heures supplémentaires non payées, salaires non versés, absences non remplacées, groupes d’enfants trop importants, enfants surmenés et désorientés, prise en charge insuffisante des enfants en situation de handicaps, manque de matériel, carence et inadaptation des locaux, multiplication des emplois précaires, renforcement de la pression hiérarchique,, privatisation de l’espace éducatif...

La mise en place de l’ARE augmente les divisions entre nous, animateurs , ASEM, PVP, enseignants, ATE, agents d’accueil, opposant tous les travailleurs de l’éducation.
Pour la majorité des personnels concernés, ces changements de tâches, de responsabilités et d’horaires, ajoutés à la multiplication des statuts, créent un climat de tension qui favorise les prises de pouvoir et opposent les personnels les uns aux autres.

L’argument de la « revalorisation » salariale et du passage à la catégorie B pour les animateurs n’est qu’un mensonge !
Ce ne seront pas des augmentations de salaire, mais uniquement des primes qui ne concerneront pas tout le monde, et différentes selon les statuts .
De plus, ces primes ne seront pas versées en cas d’arrêt maladie et ne compteront pas pour le calcul des retraites !
Finalement les seuls qui obtiennent une réelle augmentation salariale grâce au passage à la catégorie B, ce sont les REV, et c’est une manière de les acheter pour qu’ils deviennent des petits chefs au service de la mise en place de cette réforme.

Quant aux créations de postes, on attend de voir !

Pour ce qui est de l’animation et de la surveillance : pendant des années la Mairie de Paris a sciemment crée et accentué la précarisation du péri-scolaire en multipliant les vacations et en bloquant la titularisation des collègues … et aujourd’hui elle se targue de prévoir la titularisation de 300 animateurs pour plus de 600 écoles sur Paris ?
Actuellement, elle a surtout réembauché des dizaines de vacataires pour palier au manque chronique de recrutement … et déplacé d’autres dizaines de personnels, sans aucune logique compréhensible pour les professionnels du terrain, qui se sentent encore un peu plus n’être que des numéros … et pas forcément dans l’intérêt du service public !

La situation des collègues agent-e-s n’est pas meilleure : on promet d’en embaucher plus mais pour l’instant rien n’arrive, et même pire : on fait appel à des sociétés privées pour compléter les heures de ménage ! Le statut des ces nouveaux recrutement reste évidemment dans le flou. La ville ne promet pas de poste de titulaires pour ces personnels, elle va encore continuer à ne proposer que des postes précaires type vacataire, CUI, etc ...

C’est donc ensemble qu’il faut que nous revendiquions ENSEMBLE la suspension de l’ARE et l’abrogation du décret sur la réforme des rythmes scolaires sans que cela entraîne de recul pour les personnels de la Ville :
maintien des postes créés, titularisation de tous les personnels de la ville, satisfaction de l’ensemble des revendications en matière de recrutement, de statut et de déroulement de carrière, de salaires, de temps et de conditions de travail !


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