Racisme, fascisme : il est temps de reprendre la rue

manif le 22 mars
mercredi 19 mars 2014
par  Sud éducation Paris
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Racisme, fascisme : il est temps de reprendre la rue

(Itinéraire en attente de confirmation par la Préfecture de Police de Paris)

A l’initiative de l’Union Nationale des Sans Papiers - UNSP

Six mois après l’assassinat de Clément Méric, l’extrême-droite la plus violente a encore frappé des soutiens de sans-papiers.

Le vendredi 18 janvier, une voiture s’arrête devant un concert de soutien aux sans-papiers organisé par RUSF à Clermont-Ferrand. Un skinhead fasciste en sort armé et tire sur les personnes rassemblées blessant deux personnes. Il a été condamné à deux ans de prison ferme en comparution immédiate. Le procès a été expédié, la police n’a pas recherché la voiture, pourtant identifiée par des témoins, dans laquelle le tireur est venu et reparti. L’aspect prémédité et politique de l’affaire a été ainsi évacué.

Comme lors du meurtre de Clément ou des agressions homophobes, racistes islamophobes et sexistes de ces derniers mois, nous disons que cet acte n’est pas un accident mais le résultat d’un climat favorable aux idées réactionnaires.

Malgré la gravité de l’acte, la presse nationale n’en a pas parlé. Manuel Valls qui se déplace au moindre incident pour justifier sa politique sécuritaire n’a pas même réagi, confirmant, si besoin était, que sa campagne contre Dieudonné, en plus d’être contre-productive, n’a rien à voir avec la lutte contre le racisme ; au contraire le duo Soral/Dieudonné faux antisioniste mais vrai antisémite mérite une véritable riposte populaire.

Semaine après semaine, en multiples avatars de la Manif pour Tous, des dizaines de milliers de manifestantEs ont continué à parader dans nos rues y déversant leur haine de l’autre. Des sondages placent le FN en première position pour les élections européennes. Et pendant ce temps le parti socialiste au pouvoir continue d’expulser les sans-papiers et de chasser les Roms.

Mais ce qui nous préoccupe peut-être encore plus c’est le silence et l’absence de riposte d’ampleur de notre camp.

Ce vide favorise le sentiment d’impuissance de tous ceux et toutes celles qui ne veulent pas se résigner. Il favorise aussi la confiance et l’arrogance des racistes et des fascistes. Et enfin il laisse le gouvernement mener une politique qui transforme les immigrés en boucs émissaires.

Nous disons que cette situation a déjà trop duré.Une semaine après Clermont Ferrand, des militants d’extrème droite ont attaqué avec matraques et gazeuses les clients d’un bar à Tours, laissant leurs victimes en sang A un certain point le silence devient complice. Il faut que la confiance change de camp et pour cela la riposte est nécessaire. Il faut la construire.

Le 22 mars prochain aura lieu une journée internationale contre le racisme et le fascisme. Cet appel venant de Grèce, pays où les migrants subissent de graves agressions racistes, est suivi par de nombreuses villes européennes Nos organisations combattent et condamnent les politiques européennes dont le seul but est de détourner la rage des peuples contre leurs gouvernements qui cèdent , sur tout, à la finance , et permettent les agissements au grand jour des mouvement fascistes et racistes qui se développent en Europe.

Le 22 mars sera la veille du premier tour des élections municipales que le Front National compte utiliser pour s’implanter localement et se donner une stature de parti de pouvoir.
Nous avons quelques semaines devant nous.

Nous appelons donc à une mobilisation nationale contre le racisme et le fascisme et souhaitons que toutes les forces se conjuguent pour en faire une démonstration de force dans la rue aux côtés des sans-papiers, des Roms, des associations de quartiers, des collectifs antifascistes, anti sexiste, anti homophobe et des toutes les personnes excluent de la société à cause du racisme et du fascisme

Nous exigeons :

la fin des politiques racistes de l’Europe forteresse et de son agence Frontex qui entraînent la mort de milliers de réfugiés de Lampedusa à la Mer Egée
l’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention
l’arrêt des contrôles au faciès et de la chasse au roms
la régularisation de tous les sans papiers
l’égalité effective des droits quelque soit le genre, la nationalité, l’origine, pour une véritable reconnaissance de la citoyenneté
la mise en place de politiques qui permettent aux femmes de disposer librement de leur corps

La confiance doit aujourd’hui changer de camp,
tou-te-s dans la rue le 22 mars rdv 14 h république


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