Non à la répression ! Non à l’état d’urgence !

mardi 1er décembre 2015
par  Sud éducation Paris
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Motion d’actualité votée au Congrès de Sud Education Paris le 30 novembre 2015

Le 27 novembre , le gouvernement a annoncé au Conseil de l’Europe qu’en vertu de l’article 15 il dérogerait à la Convention européenne des Droits de l’Homme, dans le cadre de l’état d’urgence.

L’état d’urgence est prolongé et, tandis que les matchs de foot et les marchés de Noël sont autorisés, l’interdiction des manifestations et la restriction des droits syndicaux sont maintenues.

A plusieurs reprises, des centaines de personnes et des dizaines d’organisations n’ont pas cédé à l’interdiction en reprenant la rue le 22 et le 29 novembre. Suite à la manifestation du 22 novembre, des personnes ont été convoquées au commissariat – 58 au total selon la préfecture. Des perquisitions ont été menées dans toute la France et des assignations à résidence ont été ordonnées pour de nombreux militant-e-s de tous horizons. Nous exigeons la levée de l’assignation à résidence pour tou-te-s les militant-e-s !

Le dimanche 29 novembre, à la fin de la chaîne humaine visant à dénoncer l’hypocrisie de la Cop 21 et à affirmer leur volonté de pouvoir le dire dans la rue, plusieurs milliers de personnes ont manifesté autour de la place de la République. Rapidement, la police a encerclé la place, des provocations et violences policières s’en sont suivies : pluie de gaz lacrymogènes, Flash-Balls, grenades assourdissantes, grenades à fragmentation et au final des blessé-e-s et 317 gardé-e-s à vue, dont des militant-e-s syndicaux, politiques et alternatifs, au nombre desquel-les des militants de Sud PTT, SUD Rail, SUD Education et Solidaires étudiant-e-s. Nous exigeons l’absence de poursuites pour tout-e-s les interpellé-e-s et l’arrêt des perquisitions et interpellations.

En solidarité avec un de leurs collègues qui a été placé en garde vue dimanche soir, le personnel du collège Henri Barbusse à Saint-Denis s’est mis en grève ce lundi.

Plus largement, depuis quinze jours, ce sont des milliers de personnes, qui ont toutes en commun de vivre dans des quartiers populaires et/ou de ne pas avoir la « bonne » couleur de peau ou le « bon » nom de famille, qui subissent une pression policière sans précédent.

L’état d’urgence n’est qu’une manière d’embrigader la société et d’étouffer toute contestation.

L’état d’urgence ne nous bâillonnera pas !


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Solidarité

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