Grève de la Fonction publique le 26 janvier ! Pour nous dans l’éducation, c’est tout-e-s ensemble. Premier, second degré, sup... prenons la rue !

jeudi 21 janvier 2016
par  Sud éducation Paris
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1er degré : demain vendredi 22 janvier dans le premier degré, on n’oublie pas de déposer son intention de grève !


RDV à 13h au métro Port-Royal pour manifester joyeusement.
Départ de la manif fonction publique à 14h de Montparnasse, en direction des Invalides.


Le mardi 26 janvier sera une forte journée de mobilisation. Il nous reste une semaine pour mobiliser autour de nous.
L’appel à la grève concerne la Fonction Publique (voir l’appel de Solidaires en fichier joint).
Nous, personnels de l’Éducation nationale, avons des revendications spécifiques que nous voulons faire entendre !

Collèges, lycées généraux, technologiques et professionnels : Contre la « Réforme » du collège et ses inégalités, c’est maintenant ou jamais... !

Hiérarchies intermédiaires, explosion du temps de travail : dangers pour toutes et tous ! Réforme des lycées, faisons entendre notre « bilan ».
Créations de postes, effectifs en collèges et lycées, c’est maintenant qu’il faut agir !
Montrons au gouvernement notre refus intact de la réforme du collège et du statu quo dans les 3 Lycées.
- Exigeons des DHG qui permettent d’enseigner et de baisser enfin les effectifs !
- Construisons d’ici le 26 janvier une grève massive, dans l’unité, par les AG, les tournées d’établissements...
- Mettons en débat les suites à donner pour gagner et notamment la généralisation et la reconduction de la grève... (suite voir tract).

Pour le premier degré aussi, le 26 janvier doit marquer la reprise de la lutte !

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Des moyens en deçà des besoins

Pour la rentrée 2016, le MEN annonce triomphalement un effort sans précédent pour le 1er degré avec la création de 3835 postes sur les 6639 postes de la dotation globale alors que la démographie est en baisse de-513 élèves. Une baisse de 0,01 %, somme toute assez
relative rapportée aux 6788600 écoliers de l’ensemble du territoire. Et si on considère la très grande fiabilité des chiffres du ministère, il s’agit de stabilité plus que d’une baisse.
Cette dotation s’inscrit dans une situation déficitaire globale depuis plusieurs années. Elle sera très insuffisante pour améliorer les conditions d’apprentissages des élèves et les conditions de travail des enseignant-e-s : compenser les départs en retraite, ouvrir des classes et
en baisser les effectifs, créer des postes de remplaçant-e-s, prévenir et remédier aux difficultés scolaires et à l’échec scolaire avec des personnels formés et en nombre suffisant en restituant et créant des postes pour les RASED, réduire les inégalités territoriales, par ailleurs aggravées par la réforme des rythmes scolaires.

Rythmes scolaires et inégalités territoriales

Cette réforme est un échec et son bilan est catastrophique tant pour les enseignant-e-s que pour les élèves avec : des emplois du temps absurdes, une amplitude horaires augmentée, la confusion entre périscolaire et scolaire, des municipalités intrusives avec les PEDT,
une fatigue accrue pour les élèves et les personnels.

Cette réforme n’est que le cheval de Troie d’une territorialisation déjà bien avancée du premier degré, qui ne cesse de s’accentuer.

Territorialisation de l’école : autonomie et hiérarchie supplémentaire

Elle risque même de brutalement s’aggraver si le MEN suit les propositions faites dans un rapport de l’IGEN sur le « pilotage et fonctionnement de la circonscription du
premier degré », publié en novembre 2015. Ce rapport préconise la remise en cause des circonscriptions, la mise en concurrence des écoles et des personnels, ainsi que l’instauration
d’un nouvel échelon hiérarchique. Le statut de l’école publique en serait modifié, avec des
conséquences sur le statut des personnels : il pourrait soit prendre la forme d’un EPEP (établissement public du premier degré) où le directeur ou la directrice
deviendrait des chef-fe-s d’établissement d’un groupement d’écoles dont la gestion des moyens et des personnels serait autonome et mutualisée avec des
orientations pédagogiques uniformisées. # Dans ce cadre, les directions seraient associé-e-s à
l’évaluation des enseignant-e-s dans le cadre des inspections.
La seconde solution envisagée par ce rapport serait celle d’un EPSC (établissement public du socle commun) qui comprendrait un collège et les écoles élémentaires et maternelles de son secteur dont le modèle serait celui de l’organisation des REP +.

Casse des statuts et augmentation des obligations de service

Dans le même temps, le MEN s’attaque aux statuts des enseignant-es du 1er degré comme il l’a déjà fait pour ceux du second degré, en décidant d’augmenter purement et simplement dans un même temps contraint les obligations de service et les missions des enseignant-
e-s du 1er degré déjà pléthoriques, Un certain nombre de missions et d’obligations
statutaires des enseignant-es du 1er degré, comme les réunions de liaison entre l’école et le collège, s’inscrivent directement dans le cadre de la réforme du collège.
Cette attaque contre les statuts n’est qu’une illustration supplémentaire de la dérive anagériale du MEN et de sa volonté d’augmenter toujours plus les prérogatives de la hiérarchie.

Réussir la grève du 26 janvier, un enjeu pour toutes et tous !

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Montrons au gouvernement notre détermination et notre refus des contre réformes néfastes !
Nous exigeons des créations de postes à la hauteur des besoins avec :

  • Une réduction du nombre d’élèves par classe en école, collège et lycée
  • Plus d’enseignant-es que de classes, renforcement du travail en équipe, regard croisé sur les élèves et les pratiques...
  • La diminution du temps de travail hebdomadaire des enseignant-e-s : 18 h devant les élèves et 6 h de concertation.

Tract complet en pdf (voir tract).


Documents joints

Appel grève Solidaires
Revendications premier degré
Contre la réforme du collège

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