Assez de violences policières ! Stop à la répression du mouvement social ! Retrait du projet de loi travail !

dimanche 17 avril 2016
par  Sud éducation Paris
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Depuis le début du mouvement contre le projet de loi travail, à Paris, Lyon, Nantes, Toulouse, Marseille, Rennes, dans le 93 et le 92, les manifestations sont attaquées par les forces de l’ordre.

SUD Education Paris dénonce avec force ces violences policières.

Cet usage de la violence et de l’intimidation, les interpellations massives au nombre de plusieurs centaines, les coups et les condamnations témoignent de la volonté de ce gouvernement de faire taire la contestation sociale et d’imposer l’état d’urgence pour réprimer la résistance anticapitaliste.

Depuis le début du mouvement de lutte contre la loi travail, la police utilise massivement gaz lacrymogènes, grenades de désencerclement, coups de matraques, Flash-Ball. De nombreuses personnes ont été blessées par ces armes, dont certaines gravement (notamment au visage). Lors de plusieurs manifestations, des drones ont été aperçus dans le ciel tandis que des brigades de voltigeurs (deux policiers à moto, celui de derrière frappe avec sa matraque) sévissent à Paris, Nantes et Toulouse, rappelant les heures sombres de la République coloniale.

Les interventions policières dans les universités, devant les lycées, dans les manifestations ont le même objectif : empêcher la mobilisation de se développer, de réprimer et criminaliser pour faire taire le mouvement social.

Les manifestations donnent lieu systématiquement à la répression, notamment à Paris le 9 avril et le 14 avril avec des attaques de la police, à coup de gazeuses et de matraques. Le 14 avril, des centaines de lycéen-ne-s ont été pris-e-s dans une nasse durant deux heures après avoir été roué-e-s de coups et gazé-e-s.

La veille, une manifestation des étudiant-e-s en soutien aux cheminot-e-s de Saint-Lazare s’est terminée par l’interpellation violente d’un étudiant de Paris 8, placé ensuite en garde à vue pendant 48h.

Consigne a été donnée aux manifestant-e-s de refuser les comparutions immédiates qui se terminent le plus souvent par des peines plus lourdes. Beaucoup de procès se tiendront donc dans les semaines à venir. Comme celui de ce lycéen de Voltaire qui risque 10 ans de prison et que ses camarades et profs ont soutenu sans relâche (blocages, comité de soutien).

À ce jour, les informations recensées (encore incomplètes) font état d’une condamnation à un mois de prison ferme à Lyon, deux mois de prison ferme à Strasbourg, deux condamnations à six mois de prison avec sursis à Lyon, un à deux mois de prison avec sursis à Nantes et Grenoble, six mois de prison ferme sans mandat de dépôt à Nantes. À Paris, on dénombre aussi des condamnations : 8 mois de prison ferme sans mandat de dépôt, huit mois de prison ferme avec mandat de dépôt, deux condamnations à trois mois de prison avec sursis. Le 14 avril, une personne a été placée en détention provisoire jusqu’à la date de son procès ; un second prévenu, incarcéré à Fleury-Mérogis a été condamné à un an de prison dont 6 mois fermes et mise à l’épreuve.

Trois personnes sont donc pour l’instant sous les verrous !

Mais ces discours et les pratiques autoritaires et sécuritaires ne feront pas taire la résistance sociale. Ce mouvement fait preuve d’une grande inventivité et d’une forte capacité à se prendre en charge (équipes médicales militantes, Legal team comme aide juridique et collecte des informations sur la répression).

Sud-Éducation exige le retrait de la loi travail et plus encore.

Stop à la répression et à l’état d’urgence !
Arrêt des interpellations : nous avons le droit de manifester !
Libération des manifestant-e-s incarcéré-e-s !
Abandon des poursuites pour les inculpé-e-s !

Le guide « info juridique en manif et en action » est sur Paris Luttes Infos


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