Manifestation du 7 Janvier « Vérité et Justice pour Sakine, Fidan et Leyla ! »

Kurdistan libre ! Soutien au Rojava ! Stop à la répression et aux assassinats politiques !
samedi 31 décembre 2016
par  Sud éducation Paris
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Le mercredi 9 janvier 201 3, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez étaient assassinées d’une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d’ Information du Kurdistan, situés au 1 47 rue La Fayette, à Paris.
Alors que depuis quatre ans la mobilisation ne faiblit pas pour demander Vérité et justice pour ces assassinats, les vrais responsables n’ont jamais été réellement
inquiétés.

Retour sur l’enquête.

Très rapidement après le 9 janvier, la plupart des journaux français titrent sur l’assassinat en avançant la thèse d’un règlement de compte interne au PKK, ce que contestent très rapidement les organisations kurdes. C’est peu de temps après que l’assassin, Ömer Güney, est arrêté, confondu par les caméras de vidéosurveillance et par des traces de poudre retrouvées sur son sac.
L’enquête menée par la police française révèle ainsi le parcours de cet homme, issu d’une famille nationaliste turque, ayant réussi à s’infiltrer dans le mouvement kurde,
d’où sa présence ce jour dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan. Un mail, parvenu à la préfecture de Police l’accuse alors d’avoir réalisé cet assassinat sur ordre des services de renseignement turcs, le MIT. Un an après l’assassinat, une
bande-son ainsi qu’un document interne au MIT sont révélés. Ces deux documents corroborent la thèse d’un assassinat comandité par le MIT. Le gouvernement d’Erdogan dément très rapidement toute implication. Il rejette la responsabilité sur les membres du MIT appartenant à la communauté Fethullah Gülen, cela dans un contexte pré-électoral où les relations entre les deux hommes sont devenues glaciales.
Malgré les demandes répétées du mouvement kurde et des organisations françaises en soutien, les documents des services français n’ont eux jamais été complètement
déclassifiés. Seuls quelques paragraphes dans des notes de plusieurs pages ont été rendus publics. Alors que le parquet de Paris renvoie Ömer Güney devant la Cour d’Assise de Paris, retenant le caractère "terroriste" de l’assassinat, et donc la présence de commanditaires en Turquie, l’Etat turc a toujours refusé de partager ses informations avec la justice française.
L’enquête a duré deux ans et demi, et le procès a été annoncé pour le 5 décembre 201 6, 1 8 mois plus tard. Il a été repoussé pour le 23 janvier, au prétexte de l’état de santé d’Ömer Güney. Ce procès était l’occasion de prouver enfin l’implication des services de renseignement turcs, même si ceux-ci n’étaient pas jugés en tant que tel. La mort du prévenu fait douter de la tenue d’un procès.

Un crime d’état en plein Paris

Sakine Cansiz :une figure historique du mouvement kurde et du féminisme Sakine Cansiz était l’une des figures majeures du mouvement kurde. Ayant participé à la fondation du PKK au côté de Abdullah Öcalan, elle a aussi énormément milité pour le mouvement des femmes. Emprisonnée onze ans dans la prison de Diyarbakir, elle a par la suite été à l’origine de la création de plusieurs organisations féminines
kurdes et a participé à la mise en place dans le mouvement d’ateliers de « jinéologie » consistant à jeter les bases d’une « Science des femmes » pluridisciplinaire qui
analyse de manière concrète le vécu des femmes victimes de violences machistes étant centrée sur leur propre expérience personnelle.
Réfugiée politique en France depuis 1 998, elle continuait à militer en France et en Allemagne pour faire connaître la situation des kurdes en Turquie.


Documents joints

Appel de Solidaires à la manif du 7 janvier (...)
Appel de Solidaires à la manif du 7 janvier (...)

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