Ça bouge à l’ESPÉ de Paris !

mardi 2 mai 2017
par  Sud éducation Paris
popularité : 48%

Tout comme à Grenoble, les professeur-e-s stagiaires se réunissaient pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils/elles suivent leur formation. Au delà du cadre difficile imposé aux nouveaux-elles entrant-e-s dans le métier d’enseignant-e par la création des ESPÉ et, plus globalement, par la masteurisation, les participant-e-s de l’AG ont insisté sur quatre points :

  • Ils/elles dénoncent une surcharge de travail  : les cours de l’ESPÉ, l’emploi du temps et le mémoire de fin d’année sont chronophages et représentent des charges de travail qui rendent compliqué le travail des professeur-e-s stagiaires dans leurs établissements et écoles. Ils/elles revendiquent un temps libéré dans la semaine pour pouvoir préparer leurs cours et pour travailler concrètement sur le terrain.
  • - point lié au précédent, les professeur-e-s stagiaires demandent une formation plus adaptée à leurs besoins, moins théorique et plus proche des réalités professionnelles. Les formations inter-degrés ou interdisciplinaires présentent un intérêt limité ou se révèlent inutiles dans l’application de pratiques pédagogiques quotidiennes.
  • L’attitude générale vis à vis des stagiaires est pesante et se manifeste par une infantilisation récurrente, une malveillance de la part de formateur-trice-s, des pressions permanentes et du sexisme. L’ESPÉ mène la vie dure à nos collègues et insiste sur la priorité pour les stagiaires de suivre les formations plutôt que de participer à la vie de leur lieu de travail (conseils de classe ou d’école) ; à ce titre, certain-e-s stagiaires se sont vus menacé-e-s de retraits de salaire pour des absences non-demandées, d’autres subissent la menace de la non-titularisation..
  • L’organisation géographique de l’ESPÉ avec ses deux sites , Molitor et Batignolles, oblige les stagiaires à des déplacements entre les matins et les après-midi , avec pour conséquence un alourdissement de leurs journées. C’est sans compter les heures que certain-e-s suivent à l’université.

D’autres points sont apparus : les manques de représentation (les stagiaires du second degré n’ont pas de délégué-e-s), de transparence (les notes ne sont pas communiquées), de communication (d’un formateur à un autre, les stagiaires reçoivent des informations contradictoires), de suivi (notamment pour la rédaction du mémoire). Les participant-e-s de l’AG ont décidé de rédiger une motion, qui sera présentée à la direction de l’ESPÉ, et faire circuler une pétition.

Sud éducation Paris soutient les revendications de l’AG. Il faut une formation plus appropriée, plus adaptée à l’entrée dans le métier d’enseignant-e. Nous dénonçons la caporalisation, l’infantilisation et les pressions que subissent nos collègues à l’ESPÉ. Ils/elles ne doivent pas subir l’échec de la réforme de la formation des futur-e-s enseignant-e-s et les dysfonctionnements de l’ESPÉ de Paris. Pour cette raison, la lutte qu’ont initiée nos collègues doit prendre de l’ampleur.

Contact mail des professeur-e-s stagiaires de Paris 2017 : desesperance.paris chez gmail.com


Annonces

Solidarité