76 jours de grève de la faim : le pouvoir turc les jette en prison !

jeudi 25 mai 2017
par  Sud éducation Paris
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Communiqué du Réseau syndical international de solidarité et de lutte

Etat de guerre contre la population kurde, attaques renouvelées contre la presse encore libre, emprisonnement de journalistes, libertés syndicales bafouées, arrestations de syndicalistes, violences policières contre celles et ceux qui ne se soumettent pas… le régime dictatorial d’Erdogan cumule les atteintes aux libertés et aux droits humains.

Au-delà de faibles remarques de forme exprimées par quelques uns, les gouvernements des autres pays s’en accommodent fort bien ; à commencer par ceux de l’Union européenne, qui persistent à légitimer ce régime, en échange de son lamentable rôle dans la répression envers les populations migrantes.

76 jours de grève de la faim ! C’est déjà un drame ! Mais comme toutes les résistances, celle de Semith et Nurize dérange les oppresseurs. La police les violemment arrêtés, et après un« procès » expéditif, ils sont maintenant emprisonnés, accusés « d’être membre d’organisation terroriste et armée » [DHKP-C]. Aucune preuve, si tant qu’appartenir à une organisation politique soit répréhensible, n’a été apporté, le dossier est vide… Mais la justice est aux ordres du pouvoir turc.

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes réaffirment leur solidarité avec les syndicalistes ede Turquie et plus largement avec toutes celles, tous ceux qui luttent contre la dictature d’Erdogan.

Nuriye et Semith ont pu transmettre un message avant leur incarcération

Nuriye : « Bonjour, nous attendons la décision. Ils n’ont rien trouvé comme question à poser. La seule chose sur laquelle ils nous ont questionnés, était nos publications sur les réseaux sociaux, qui seraient à caractère ‘criminel’. Il n’y a pas eu d’autre question. Mais nous pensons qu’ils choisiront de nous emprisonner. Parce que l’ordre doit venir du haut, c’est évident. Je vais répéter une chose que je dis souvent : même si vous entassez tout votre arsenal devant une personne qui refuse de se plier, cela ne suffira pas à la soumettre. Oui, ils peuvent nous mettre en prison aujourd’hui, même s’ils n’ont aucun motif pour cela, nous le savons. Mais nous continuerons à refuser de nous plier, aussi en prison. C’est pour cela qu’ils sont sans espoir. La résistance se poursuivra, pour nous, derrière les murs. J’invite encore une fois, celles ceux qui sont dehors, à résister. Nous allons bien, nous continuerons à être bien. Je vous salue toutes et tous et envoie mes amitiés ».

Semih : « Ces répressions, menaces d’arrestation, emprisonnements, prouvent leur désespoir. Ils ne peuvent pas nous enlever notre droit de demander notre travail. Quoi qu’il se passe, nous garderons espoir et nous continuerons toujours à lutter jusqu’à la victoire ».


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