Ouverture immédiate de lieux d’hébergement pour les centaines de personnes encore à la rue !

jeudi 8 février 2018
par  Sud éducation Paris
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Des centaines de personnes, pour nombre d’entre elles et eux exilé-e-s, vont passer la nuit dehors, dans les rues de Paris, à même le sol, sur quelques cartons ou dans une tente de fortune. Après des chutes de neige importantes et une température très basse atteignant -8°C pour la nuit de mercredi.

Les communiqués de la préfecture, les sorties médiatiques de certain-es député-es ou les parades d’élu-es de Paris rivalisent de cynisme à compter en dizaines les nombres de places d’hébergement pourvus.
Il y a, à Paris, ce soir encore, des centaines de personnes qui dormiront dehors dans des conditions mettant leur vie en danger.

À Jaurès, sur les quais du canal St-Martin, ce sont des centaines d’exilé-e-s qui dorment dehors, dans des tentes et souvent le ventre vide, sous la neige. Une aide ponctuelle des services sociaux, des associations et des personnes solidaires ne saurait être à la mesure de la situation.

Ailleurs, dans Paris, d’autres campements se forment : à la porte de la Chapelle, sur le canal St-Denis ou à la porte de la Villette.
Quelles sont les raisons de cette mise sous le tapis d’une situation qui éclate aux yeux de tous ? Car il s’agit de migrant-e-s et que la politique à leur égard s’appuie sur un double discours ?

Aujourd’hui, jeudi 8 février, en refusant de prendre les mesures nécessaires, les pouvoirs publics jouent leurs politiques migratoires et en matière de logement sur la vie des centaines de personnes.

Que répondre à nos élèves quand ils et elles nous interrogent le matin, après avoir croisé ces campements en venant à l’école, au collège, au lycée : « Non, non, tu as dû rêver, il n’y a que 50 sans-abris à Paris, et ils ont tous été hébergés ! » ?
Que dire à celles et ceux qui dans nos classes dorment dehors ou dans une voiture ? « Tu fais partie des quelques malchanceux-ses qui n’ont pas pu être hébergé-es cette nuit ! » ?
Que faire quand celles et ceux qui ,pour ne pas crever dans la rue, décident de s’installer dans des maisons vides se retrouvent criminalisé-es et emprisonné-es (voir ici) ?

Face à cette situation, l’ouverture immédiate des gymnases ou autres bâtiments adaptés tels par exemple l’Hôtel Dieu est une urgence vitale.
Au-delà de l’urgence immédiate, notre revendication doit être un logement décent et pérenne et un accès à l’éducation gratuite pour toutes et tous !

Solidarité avec les migrant-e-s et les personnes sans-abris !

Paris, jeudi 8 février 2018


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