Marche des solidarités « Le racisme d’État tue » le 17 mars 2018

mercredi 7 mars 2018
par  Sud éducation Paris
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Toutes et tous dans la rue le 17 mars au côté des migrant-es, sans-papiers et victimes des violences policières

Manifestation samedi 17 mars à 14h au départ d’Opéra pour se rendez à la place Stalingrad

Appel de l’Union syndicale Solidaires :

L’Union syndicale Solidaires sera présente le 17 mars dans les nombreuses manifestations qui auront lieu en France à l’occasion des journées internationales contre les violences policières et contre le racisme.

Des familles de victimes, des collectifs de sans-papiers et de migrant-es, des collectifs de foyers ouvriers, l’assemblée des blessé-es sont, avec le soutien d’organisations anti-racistes, à l’initiative de cet appel.

Cette marche des solidarités du 17 mars est un appel au respect de la vie et de la dignité de toutes et tous, ce qui implique le respect des droits de chacun et chacun-e, notamment :
- Des droits des migrant-es à un accueil digne, ce qui implique l’arrêt du démantèlement des campements qui conduit à une véritable chasse policière de leurs occupant-es.
- Des droits de tous les enfants à la scolarisation et au respect de la présomption de minorité.
- Des droits égaux au travail, pour qu’aucun-e salarié-e ne soit victime de patrons qui profitent de situations d’illégalité ; le droit du travail doit pouvoir s’appliquer à tous les travailleurs et travailleuses, y compris aux sans-papiers. Avec, c’est la possibilité de s’organiser syndicalement et de lutter ensemble.
- Des droits des jeunes des quartiers populaires stigmatisé-es, agressé-es, blessés et tué-es par la police, dont toutes les études officielles montrent qu’ils et elles sont discriminé-es à l’embauche et dans l’emploi.

L’Etat doit cesser ses pratiques et politiques racistes :
- Cela implique qu’il se donne les moyens d’arrêter les contrôles au faciès, de lutter contre l’impunité des crimes policiers et qu’il adopte une véritable politique d’accueil. Il faut en finir avec les stigmatisations et les politiques institutionnelles contre les jeunes des quartiers, contre les Musulman-es ou supposé-es tel-les, contre les Rroms... Il faut enfin que l’Etat français assume son histoire et ses fondations coloniales et leurs conséquences toujours bien présentes dans notre société.
- Le gouvernement entend faire des travailleurs et travailleuses du social des auxiliaires de police, c’est pour notre syndicat inacceptable et nombreux-ses sont ceux et celles qui ont décidé de s’organiser pour le refuser.

Ainsi, comme les années précédentes, nous appelons les salarié-es à participer aux manifestations, à les préparer de façon unitaire avec les collectifs et les associations qui les soutiennent.

l’appel mis en page est disponible sur le site de Solidaires



Appel unitaire :

Face à la multiplication des violences policières, face à l’augmentation du nombre de morts ;

Face à la chasse, l’humiliation, le mépris dont sont victimes les noir.e.s, les arabes, les rrom, les migrant.e.s, les musulman.e.s, les jeunes et tou.te.s ceux et celles qui protestent et résistent ;

Nous, familles des victimes tuées, violées, mutilées, blessées ;

Nous, migrant.e.s chassé.e.s, torturé.e.s, traumatisé.e.s, harcelé.e.s ;

Nous, immigré.e.s humilié.e.s au quotidien par les forces de l’ordre et par les responsables de l’État ;

Nous appelons à la mobilisation générale contre l’impunité, pour la mémoire des défunts, contre toutes les discriminations, pour une société construite sur la justice, la vérité et la dignité de tou.t.e.s !

Pour que soit reconnue l’ampleur des discriminations exercées dans tous les domaines sur la base de l’origine et de la couleur : santé, emploi, logement, éducation…
Pour lutter contre le ciblage de la jeunesse et les quartiers populaires dans les médias et la discrimination au faciès par la police, la justice et le système carcéral.
Pour mettre fin à la politique d’un État colonial qui fait la guerre, qui refuse d’assumer son histoire et le droit des peuples à l’auto-détermination, qui gomme dans l’enseignement les résistances au colonialisme, les apports culturels et techniques des peuples non-européens et de leurs descendant.e.s, et qui soutient sans faille les dictatures et bourreaux du monde, pour peu qu’ils soient « de bons clients » des industries françaises !
Pour combattre le harcèlement raciste et la répression du pouvoir, l’acharnement politique visant à déshumaniser, écraser les migrant.e.s économiques et politiques qui arrivent dans notre pays.

Nous appelons à construire un front antiraciste, qui puisse, au-delà de cette manifestation, résister aux politiques sécuritaires et identitaires, et construire des réponses politiques et économiques.

Non a l’impunité de la police !!!

- enquêtes sur les crimes policiers par des instances civiles et indépendantes,
- de véritables sanctions contre les bourreaux en uniforme,
- fin de la complicité entre police et justice, fin de la fabrique du non-lieu,
- désarmement de la police et démilitarisation du maintien de l’ordre,
- interdiction des techniques policières d’immobilisation mortelle,
- abrogation de la loi de sécurité publique qui permet aux policiers d’utiliser leurs pistolets sans justifier leurs tirs,
- fin des contrôles au faciès, du harcèlement policier (amendes et PV abusifs),
- non à l’état d’urgence et aux lois d’exception.

Régularisation, bienvenue inconditionnelle aux migrant.es

- ouverture des frontières,
- liberté de circuler et de s’installer,
- arrêt des pratiques systématiques de harcèlement et d’humiliation (gazage, tentes lacérées, expulsions immédiates de tous lieux occupés par les sans-papiers),
- logement, formation, soins pour tous,
- fin des rafles et des éloignements forcés,
- non à l’application des accords de Dublin,
- abandon du projet de loi Collomb-Macron visant à éliminer toute possibilité d’existence pour un sans-papier en France.

Non a la discrimination raciale et culturelle

- égalité des droits dans l’accès au logement avec ou sans papier, l’emploi, la retraite, la formation et la santé,
- droit des immigré.e.s à un logement décent, qu’il soit individuel ou collectif,
- droit inconditionnel à l’hébergement stable avec ou sans papiers,
- droit entier à la vie privée, droit d’héberger, droit de pouvoir maintenir ses pratiques culturelles de solidarité et d’entraide dans les foyers et résidences,
- droit des immigré.e.s âgé.e.s de faire des allers-retours selon leur volonté au pays d’origine sans perdre leurs droits en France,
- abrogation de la loi du 15 mars 2004 et de toutes les mesures islamophobes.


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